Dé­cep­tion (bis)

Le Franco - - REVUE DE LA SAISON DES OILERS - Pa­trick Hen­ri*

Cette sai­son de­vait être la sai­son des Oi­lers. Un re­frain en­ten­du à la fin du lo­ckout l’an pas­sé et lors de la sai­son pré­cé­dente. En­core une fois, au terme de la sai­son 2013-2014, force est d’ad­mettre que les Oi­lers n’ont pas ré­pon­du aux at­tentes et doivent se conten­ter du 28e rang au clas­se­ment.

Les gar­diens de but

Les gar­diens sont en grande par­tie res­pon­sables de la dé­con­fi­ture des Oi­lers. Au­cune autre équipe n’a ac­cor­dé plus de buts qu’Ed­mon­ton cette sai­son. De­van Dub­nyk n’a rem­por­té que 4 de ses 15 pre­miers dé­parts (fiche de 4-10-1). La sai­son der­nière, son pour­cen­tage d’ef­fi­ca­ci­té était de .920 (il ar­rê­tait 920 lan­cers sur 1000). Cette sai­son, en 32 parties avant d’être échan­gé, il a main­te­nu un pour­cen­tage de .896. Ja­son Labarbera ac­quis au cours de la sai­son morte de­vait ba­tailler avec Dub­nyk pour lui ra­vir son titre de gar­dien nu­mé­ro un, il n’a rem­por­té qu’un match avant d’être en­voyé à Chi­ca­go. Ilya Bryz­ga­lov, si­gné comme agent libre du­rant la sai­son, a ac­com­pli du bon travail, mais c’est avec l’ar­ri­vée de Ben Scri­vens, ob­te­nu des Kings, et de Vic­tor Fasth, an­cien­ne­ment des Ducks, que les choses son sont re­pla­cés. Pour la pre­mière fois de la sai­son, des gar­diens des Oi­lers ont « vo­lé » des matchs.

Dé­fense

Plu­sieurs sont d’avis que la dé­fense est le plus gros dé­fi des Oi­lers. C’est vrai, il manque un dé­fen­seur nu­mé­ro un. La der­nière fois que les Oi­lers ont par­ti­ci­pé aux sé­ries, ils pou­vaient comp­ter sur Ch­ris Pron­ger. Je crois ce­pen­dant que la dé­fense des Oi­lers est meilleure que ce que la ma­jo­ri­té des ama­teurs croient. Jus­tin Schultz et Jeff Pe­try sont les deux meilleurs de la for­ma­tion. Ils ont tous deux ter­mi­né avec un dif­fé­ren­tiel de -22. Ça semble ter­rible, mais après le 20e match de la sai­son, Pe­try était dé­jà -13 et Schultz à -10. Ce qui si­gni­fie que pour le reste de la sai­son, Pe­try a cu­mu­lé un dif­fé­ren­tiel de -9 et Schultz de -12. Les deux joueurs com­mentent beau­coup de re­vi­re­ments, ce qui est com­mun avec les dé­fen­seurs of­fen­sifs et ils de­vront amé­lio­rer cet as­pect de leur jeu. Mar­tin Ma­rin­cin a dis­pu­té 44 ren­contres avec les Oi­lers et il a par­ti­ci­pé aux Jeux olym­piques. Il n’a que 22 ans, mais il pour-

At­taque

rait jouer un rôle im­por­tant dès l’an pro­chain. C’est un dé­fen­seur dé­fen­sif qui doit jouer de fa­çon plus conser­va­trice. En seule­ment 17 parties, Os­car Klef­bom a pu prou-prou­ver qu’il avait ait sa place dans ns la LNH. Cer­tains soirs, c’était lui le meilleur dé­fen­seur de l’équipe. . Le vé­té­ran An­drew Ference rence joue un rôle de lea­deur. Pour leur part, les Be­lov, Gre­be­sh­kov et Lar­sen ne de­vraient pas être de re­tour et les Oi­lers de­vront ac­qué­rir deux dé­fen­seurs au cours de l’été, en at­ten­dant l’éclo­sion de Dar­nell Nurse. On dit des Oi­lers qu’ils sont une équipe of­fen­sive, mais pour­tant, on les re­trouve au 26e rang pour le nombre de buts mar­qués avec 203. De ce nombre, quatre joueurs : Eberle, Hall, Per­ron et Nu­gentHop­kins en ont 102. La sai­son pas­sé, Sam Ga­gner avait connu un match de 4 buts (8 points) face aux Black­hawks, cette sai­son, il n’a tou­ché la cible que 10 fois. Si les Oi­lers veulent se dé­par­tir de ses ser­vices, ils doivent le faire avant le 1er juillet, car après cette date, son contrat se­ra ac­com­pa­gné d’une clause de non échange. Nail Ya­ku­pov a connu une sai­son très dif­fi­cile avec 11 buts seule­ment, mais je ne suis pas prêt à lui lan­cer la pierre. Jo­na­than Hu­ber­deau des Pan­thers et Co­ry Co­na­cher des Sabres ont aus­si connu une excellente sai­son recrue l’an pas­sé et ont eu une an­née dif­fi­cile. Le « top 4 » fait du bon travail, mais les Oi­lers ont be­soin de joueurs plus gros pour créer de l’es­pace sur la pa­ti­noire, c’est pour­quoi Ga­gner pour­rait être sa­cri­fié. Ya­ku­pov n’a pas une grande va­leur pré­sen­te­ment sur le mar­ché des tran­sac­tions et il ne faut pas oublier qu’il n’est âgé que de 20 ans. Boyd Gor­don et Matt Hen­dricks ont fait de l’ex­cellent travail au sein du 3e trio. Gor­don a ter­mi­né la sai­son au 8e rang pour le meilleur pour­cen­tage de mises en jeu rem­por­tées et les deux joueurs dont de l’ex­cellent travail en désa­van­tage nu­mé­rique. De plus, Hen­dricks est un lea­deur qui parle beau­coup et qui montre l’exemple aux plus jeunes sur la pa­ti­noire. Son ac­qui­si­tion a été un mo­ment im­por­tant de la sai­son de l’équipe.

Les en­trai­neurs

Dal­las Ea­kinsE ne se­ra pas congé­dié.congéd Les Oi­lers ont chchan­gé d’en­trai­neur trop souvent au cours des der­nières sai­sons, ils ont be­soin de

sta­bi­li­té. Il a su ga­gner le res­pect

des joueurs. Il ad­met lui-même

avoir com­mis quel­ques­quel er­reurs, sur­tout en dé­but de sai­son, mais il

s’est re­pris par la suite. Il a ten­té d’im­po­ser un sys­tème de jeu dé­fen­sif, ce qui ne col­lait aux jeunes joueurs de l’or­ga­ni­sa­tion. Ea­kins semble en­core éprou­ver un peu de dif­fi­cul­té à bien faire pas­ser son mes­sage, mais au dé­but de la pro­chaine sai­son, les joueurs sau­ront à quoi s’at­tendre. Si le re­tour de Ea­kins est vir­tuel­le­ment as­su­ré, c’est dif­fé­rent pour ses ad­joints.

La di­rec­tion

Craig Mac­Ta­vish a fait de l’ex­cellent travail de­puis qu’il a été nom­mé di­rec­teur gé­né­ral de l’équipe. Les Oi­lers ont été l’équipe la plus ac­tive sur le mar­ché des tran­sac­tions. Les ac­qui­si­tions de Da­vid Per­ron, Matt Hen­dricks et Ben Scri­vens sont sans doute ses meilleurs coups. Il a aus­si mis la main sur Laurent Bros­soit, qui pour­rait re­pré­sen­ter le fu­tur de l’équipe de­vant le fi­let. Par­mi ses autres bons coups, on peut men­tion­ner la si­gna­ture de Boyd Gor­don, Luke Gaz­dic ré­cla­mé au bal­lo­tage et l’en­voi de Li­nus Omark ain­si que de Ja­son Labarbera qui ont bais­sé le nombre de contrats de l’équipe. La sai­son a été mar­quée par une vague de mé­con­ten­te­ment en­vers le pré­sident des opé­ra­tions ho­ckey, Ke­vin Lowe. Des slo­gans tels que « Lowe must go » et « As Lowe as we can go » ont for­cé l’ex-dé­fen­seur à se te­nir loin des pro­jec­teurs. S’il est très ap­pré­cié des di­ri­geants de Ho­ckey Canada et des autres équipes de la LNH, il semble que Lowe n’ait pas une bonne ré­pu­ta­tion au­près des joueurs de la ligue. Cer­tains an­ciens joueurs des Oi­lers ont cri­ti­qué la fa­çon dont l’or­ga­ni­sa­tion les a trai­tés du­rant leurs an­nées à Ed­mon­ton et Lowe est le nom qui semble re­ve­nir le plus souvent dans les cri­tiques. Il se­rait peut-être temps pour lui d’en­vi­sa­ger une car­rière au sein d’une autre des en­tre­prises du pro­prié­taire de l’équipe Da­ryl Katz ou au sein d’une autre or­ga­ni­sa­tion.

* Pa­trick Hen­ri est chro­ni­queur spor­tif pour ICI Ra­dio-Canada en Al­ber­ta

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