La 14e Chi­cane al­ber­taine et le 25e Fes­ti­val théâtre jeu­nesse de l’Al­ber­ta se sont dé­rou­lés, du 25 au 27 avril der­nier, à Nor­degg. Sur la pho­to, on re­con­nait le groupe Trielle de l’école du Som­met (Saint-Paul), for­mé d’Élise La­mou­reux, de Da­ni­ca Ch­rap­ko e

Les 25, 26 et 27 avril der­niers, le Fes­ti­val théâtre jeu­nesse de l’Al­ber­ta (FTJA) était de re­tour pour sa 25e édi­tion. Ain­si, des élèves de la 7e à la 12e de par­tout en pro­vince se sont réunis au Centre Gol­deye de Nor­degg.

Le Franco - - LA UNE - Amy Vachon-Chabot

C’est dans un en­vi­ron­ne­ment en­chan­teur que les amou­reux de l’art dra­ma­tique ont été ac­cueillis par les or­ga­ni­sa­teurs de L’UniT­héâtre qui s’étaient cos­tu­més pour l’évè­ne­ment. En fait, ils dé­si­raient créer une am­biance fes­tive dès le dé­but afin de sou­li­gner les 25 ans du FTJA. D’ailleurs, la co­or­don­na­trice de l’évè­ne­ment, Diane Aubin La­brie, ex­plique l’im­por­tance d’une telle réus­site pour L’UniT­héâtre, « Le fes­ti­val c’est la réus­site de L’UniT­héâtre. En fait, de nom­breux ar­tistes fran­co-al­ber­tains sont pas­sés par notre fes­ti­val pour confir­mer leur pas­sion ar­tis­tique, no­tam­ment Mi­reille Mo­quin, Ro­ger Dal­laire, Pa­trick Dunn et plu­sieurs autres. » Le juge Da­niel Cour­noyer, an­cien di­rec­teur gé­né­ral de L’UniT­héâtre, est du même avis. « Un évè­ne­ment qui est tou­jours aus­si vi­brant après 25 ans confirme que tous les ef­forts du pas­sé en ont va­lu la peine et que le fes­ti­val a sans doute sa rai­son d’être. » « C’est des évè­ne­ments comme ceux-ci qui servent de trem­plin pour nos jeunes fran­co-al­ber­tains et qui est l’étin­celle qui per­met de confir­mer leur flamme in­té­rieure », ajoute-t-il.

Pro­gram­ma­tion

Une pa­no­plie d’ac­ti­vi­tés était au ren­dez-vous pour di­ver­tir et ins­truire les jeunes co­mé­diens en herbe. Nous pou­vions, entre autres, y re­trou­ver trois ate­liers de for­ma­tion avec des pro­fes­sion­nels. Steve Jo­doin, di­plô­mé en co­mé­die mu­si­cale de l’Uni­ver­si­té Grant MacE­wan, a don­né des conseils sur la pré­sence sur scène; Caroline Krei­ner, di­plô­mée en arts dra­ma­tiques de l’Uni­ver­si­té de Le­th­bridge, a dis­cu­té de tech­niques de mise en scène; et Jo­sée Thi­beault, co­mé­dienne à la mai­trise en lit­té­ra­ture et ré­so­nances mé- dia­tiques de l’Uni­ver­si­té de Concordia, a pré­sen­té l’art du Slam. De plus, les par­ti­ci­pants ont pré­sen­té sept pièces ori­gi­nales de­vant les juges Da­niel Cour­noyer, Ge­ne­viève Pel­le­tier et Yves Sau­vé, qui ont eu la chance de consta­ter le travail achar­né des par­ti­ci­pants. « Je trouve que c’est tou­jours fas­ci­nant de voir le travail des jeunes et de l’ap­pré­cier à sa juste va­leur », ex­plique M. Cour­noyer. Il ajoute que par­fois les textes peuvent être trompeurs. « En tant que juge, nous avons l’op­por­tu­ni­té de lire tous les textes avant le fes­ti­val et par­fois tu dé­ve­loppes des pré­ju­gés. Tu te de­mandes bien comment ils vont réus­sir à en faire la mise en scène puisque ce n’est pas quelque chose que nous au­rions choi­si. Fi­na­le­ment, lors­qu’ils pré­sentent le pro­duit fi­nal, tu es épa­té par leur créa­ti­vi­té. » Clau­dia Ba­bin, élève en 12e an­née à l’école Mau­rice-La­val­lée, en était à sa pre­mière par­ti­ci­pa­tion. « J’adore le FTJA! Les ate­liers étaient plai­sants et très ins­truc­tifs. En plus d’être dans un en­vi­ron­ne­ment ins­pi­rant, tout le monde était su­per gen­til. » De son cô­té, la pro­fes­seure Caroline Bassot en était à sa troi­sième par­ti­ci­pa­tion au fes­ti­val, mais son école, La Source de Cal­ga­ry, en était à sa pre­mière. « Lorsque j’ai par­lé à mes jeunes du FTJA en dé­but d’an­née, ils ne sa­vaient pas trop c’était quoi. Alors, j’ai dé­ci­dé d’em­bar­quer dans cette grande aven­ture à nou­veau pour don­ner une su­per belle ex­pé­rience aux jeunes ain­si qu’une plus grande ou­ver­ture sur la com­mu­nau­té fran­co­phone. »

Dif­fi­cul­tés

Cette an­née, le fes­ti­val a per­çu une lé­gère baisse dans la par­ti­ci­pa­tion. Sur les 12 places dis­po­nibles, seule­ment sept pièces ont été pré­sen­tées. D’ailleurs, seule­ment une école du Con­seil sco­laire Fran­coSud et une école du Con­seil sco­laire Centre-Est étaient pré­sentes. En ef­fet, les autres groupes pro­ve­naient tous du Con­seil sco­laire Centre-Nord. « De nom­breuses écoles ont eu des dif­fi­cul­tés avec leurs groupes, évoque Diane Aubin La­brie. C’est mal­heur pour eux, mais nous de­vons faire face à ces réa­li­tés. Nous de­vons alors mo­bi­li­ser les jeunes des écoles d’im­mer­sion pour com­bler le manque créé lorsque cer­taines écoles fran­co­phones dé­cident de ne pas par­ti­ci­per. » « De ce fait, L’UniT­héâtre doit al­ler vi­si­ter ces écoles qui ont des pro­grammes de théâtre en fran­çais afin de les in­ci­ter à par­ti­ci­per au FTJA. Pour le fu­tur du théâtre, c’est im­por­tant de créer un plus grand ré­seau d’ar­tistes fran­co­philes, » en­chaine-t-elle. M. Cour­noyer est éga­le­ment d’avis qu’un travail de­vra être ef­fec­tué afin de créer une meilleure prise de conscience vis-àvis de toute l’éner­gie créa­tive fran­co­phone qui se re­trouve en Al­ber­ta. « Quelque part, je trouve que nous te­nons ces évè­ne­ments pour ac­quis et que l’on ne com­prend pas sa juste va­leur. Il ne faut ja­mais re­mettre l’ex­pé­rience du FTJA en doutes puisque comme ap­pren­tis­sage, entre autres lit­té­raire, créa­tif et re­la­tion­nel, tu ne peux pas de­man­der mieux. » Émanuelle Dub­bel­dam, qui en était à 6e et der­nière par­ti­ci­pa­tion, ter­mine avec un ap­pel à tous : « J’en­cou­ra­ge­rais tous les jeunes pas­sion­nés à s’im­pli­quer. Même si ce n’est qu’une fois par an­née, à chaque fois, c’est une ex­pé­rience in­ou­bliable. On tisse des liens en plus d’ap­prendre de nom­breuses choses sur soi-même que nous n’au­rions pas ap­prises au­tre­ment. »

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Prix du Ju­ry 10-12 : Pré­pare « to » d’ail – École Alexandre-Ta­ché, Saint-Al­bert

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Prix du Pu­blic : Pré­pare « to » d’ail – École Alexandre-Ta­ché, Saint-Al­bert

Pré­pare « to » d’ail de l’école Alexandre-Ta­ché de Saint- Al­bert. L’EXA­MEN fi­NAL des écoles Mau­rice- La­val­lée et Ga­brielle- Roy.

Ca­prices et Ma­lices de l’école Jo­seph- Mo­reau d’Ed­mon­ton

Les Mi­ré­fables de l’école La Source de Cal­ga­ry.

Pho­to : Amy Vachon-Chabot

Le cahier ma­gique de l’école Voya­geur de Cold Lake.

À qui le tour? de l’école Alexandre-Ta­ché.

J’ai une ba­nane dans l’oreille de l’école Des­ro­chers

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