In­ves­tir dans le théâtre fran­co­phone à Ed­mon­ton

C’est de­vant une ving­taine de per­sonnes que L’UniT­héâtre et La Fon­da­tion fran­co-al­ber­taine ont te­nu, le di­manche 4 mai der­nier, un évè­ne­ment ayant une double vi­sée.

Le Franco - - ÉDITORIAL -

L’UniT­héâtre vou­lait tout d’abord re­mer­cier les do­na­teurs de sa cam­pagne de col­lecte de fonds de cette an­née, à la­quelle plus de 45 per­sonnes ont contri­bué, et qui a per­mis d’amas­ser plus de 16 000 $ en vue de la pro­gram­ma­tion 20132014. La Fon­da­tion et l’UniT­héâtre te­naient éga­le­ment à sou­li­gner la créa­tion du Fonds Yo­lan­deP­roulx pour L’UniT­héâtre. Ce nou­veau fonds de do­ta­tion per­met­tra d’ap­puyer le dé­ve­lop­pe­ment du théâtre fran­co­phone à Ed­mon­ton en le pro­pul­sant de­puis trois axes prin­ci­paux : le dé­ve­lop­pe­ment du théâtre pro­fes­sion­nel, le dé­ve­lop­pe­ment des ar­tistes, et le théâtre com­mu­nau­taire. Comme tous les fonds de do­ta­tions hé­ber­gés chez la Fon­da­tion fran­co-al­ber­taine, dès que ce­lui-ci at­teint 10 000 $, le mon­tant est in­ves­ti et les re­ve­nus ain­si gé­né­rés se­ront di­ri­gés vers l’at­teinte des ob­jec­tifs qui lui ont été don­nés, dans ce cas dans un sou­tien di­rect à L’UniT­héâtre. Par sa na­ture, le fonds de do­ta­tion re­pré­sente donc une source de fi­nan­ce­ment à long terme, in­dé­pen­dante des bailleurs de fonds de l’or­ga­ni­sa­tion. Grâce à un gé­né­reux don de Mme Proulx, au pro­gramme d’ap­pa­rie­ment de Gaé­tan Ga­gnon de la Fon­da­tion et à des dons re­çus lors de la soirée du 4 mai, le nou­veau Fonds dis­pose dé­jà de plus de 15 000 $ : il est donc ac­tif dès main­te­nant. Mme Proulx a ex­pli­qué la créa­tion de son fonds par l’im­por­tance, pour elle, d’as­su­rer du théâtre et des ex­pé­riences fran­co­phones de qua­li­té en de­hors de l’école pour la construc­tion iden­ti­taire des en­fants de la fran­co­pho­nie en mi­lieu mi­no­ri­taire. Pour ho­no­rer et re­mer­cier la créa­trice du Fonds, L’UniT­héâtre a dé­ci­dé de re­nom­mer la salle de ré­pé­ti­tion : ce qui était ja­dis ap­pe­lé La boite noire est dé­sor­mais le Studio Yo­lande-Proulx. La pré­si­dente de L’UniT­héâtre, Su­zanne Mo­quin-Va­ni, ex­plique que sa pe­tite com­pa­gnie es­père que le studio Yo­lande- Proulx ser­vi­ra de plus en plus à des troupes pour des ré­pé­ti­tions ou des re­pré­sen­ta­tions plus in­times. Toutes les per­sonnes sou­hai­tant sou­te­nir le théâtre fran­co­phone d’Ed­mon­ton peuvent faire un don à la Fon­da­tion en pré­ci­sant que c’est pour le Fonds Yo­lande-Proulx. Il est aus­si pos­sible, rap­pe­lons-le, de di­ri­ger des dons ré­cur­rents faits au­près de Centraide au sein d’une com­pa­gnie vers un des fonds de do­ta­tion de la Fon­da­tion fran­co-al­ber­taine.

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