Les gé­né­ra­tions : res­sem­blances et dif­fé­rences

Le Franco - - NEWS - Car­mel Klas­sen

J’ob­serve cette jeu­nesse qui gran­dit au­tour de nous, ces dix pe­tit­sen­fants que nos quatre fils et leurs épouses nous ont don­nés. Je pense à tous ces étu­diants que j’ai connus en en­sei­gnant de la 5e à la 12e an­née, du­rant 32 an­nées à Saint-Paul et à Cal­ga­ry. Je re­vois leurs es­poirs, leurs joies, leurs peines et leurs dé­cep­tions et je me dis que j’avais une jeu­nesse beau­coup moins com­pli­quée. Je vois des jeunes rem­plis d’es­pé­rance avec des rêves, des jeunes qui ont des pro­jets et qui s’or­ga­nisent pour réa­li­ser ces pro­jets, qui tra­vaillent sé­rieu­se­ment à réa­li­ser leur ave­nir avec l’aide de leurs pa­rents conscien­cieux et de pro­fes­seurs dé­voués. Je re­marque dans Le Fran­co tous ces ac­com­plis­se­ments dans nos écoles fran­co­phones où les jeunes montrent une belle ca­pa­ci­té pour leurs suc­cès et leurs en­tre­prises, une joie de par­ti­ci­pa­tion ac­tive et un dé­voue­ment per­son­nel. Je suis fière de ces écoles et de leurs pro­fes­seurs et d’ob­ser­ver leurs suc­cès. Je sais qu’il y a beau­coup d’obs­tacles de­vant les jeunes d’au­jourd’hui. Il y a beau­coup de dis­trac­tions qui les dé­tournent d’un bel ave­nir. Je pense à la vio­lence dans la so­cié­té, dans la pro­gram­ma­tion de la té­lé­vi­sion, dans les films d’au­jourd’hui, dans les jeux élec­tro­niques, dans la mu­sique que cer­tains jeunes choi­sissent, mais aus­si aux abus contre les jeunes qui se dis­tinguent de la mode gé­né­rale, dé­trui­sant leurs rêves, soit par l’In­ter­net mal sui­vi, soit par la drogue qui dé­truit leurs am­bi­tions, leur san­té, leur vie… Je me rends compte que j’ai vé­cu une jeu­nesse pro­té­gée par des pa­rents sé­rieux et non in­dul­gents, par des pro­fes­seurs qui nous ins­trui­saient avec ami­tié et res­pect, qui vou­laient que nous vi­vions un ave­nir de joyeux suc­cès. Je re­mer­cie ces bons pro­fes­seurs si dé­voués, entre autres, les re­li­gieuses de l’Aca­dé­mie As­somp­tion d’Ed­mon­ton. De tels pro­fes­seurs sont peut-être rares au­jourd’hui. Je re­marque que nos pe­tits-en­fants, âgés de trois ans à vingt ans, sont éle­vés de fa­çon très dif­fé­rente et les ré­sul­tats de leur édu­ca­tion sont va­riés, par­fois heu­reux, par­fois moins réus­sis. Alors, je re­mer­cie en­core mes pa­rents et mes pro­fes­seurs de m’avoir gui­dée vers un bon che­min qui m’a pro­cu­ré beau­coup de suc­cès et de joies pro­fondes dans ma vie d’adulte. J’ai beau­coup d’es­poir pour mes dix pe­tits-en­fants, dé­jà bi­lingues, et cer­tains tri­lingues. Je prie pour que le Seigneur les pro­tège de tout mal, pour qu’ils aiment par­ler notre douce langue, pour qu’ils dé­ve­loppent une bonne spi­ri­tua­li­té qui élè­ve­ra leur qua­li­té de vie vers une joie pro­fonde.

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