Mise à jour à la SGNO

Le 10 mai der­nier, le con­seil d’ad­mi­nis­tra­tion de la So­cié­té gé­néa­lo­gique du Nord-Ouest a convo­qué une réu­nion spé­ciale ayant pour but de dis­cu­ter de l’ave­nir de la so­cié­té au sein de la com­mu­nau­té fran­co-al­ber­taine.

Le Franco - - NEWS - Amy Vachon-Chabot

C’est sous une pers­pec­tive de via­bi­li­té que le con­seil d’ad­mi­nis­tra­tion de la So­cié­té gé­néa­lo­gique (SGNO) a choi­si d’abor­der la réu­nion. On constate qu’à l’ère de la tech­no­lo­gie, les gens qui choi­sissent d’adhé­rer à la so­cié­té sont beau­coup plus âgés. Ro­nald St-Jean, pré­sident du con­seil d’ad­mi­nis­tra­tion, sou­lève les défis aux­quels la so­cié­té doit faire face. « Nous sommes une bi­blio­thèque de re­cherche et beau­coup de cher­cheurs do­cu­men­taires, de nos jours, font leurs études par l’en­tre­mise de l’In­ter­net. Même si nous of­frons les mêmes ser­vices que plu­sieurs des sites gé­néa­lo­giques, et ce à un prix mo­dique, les gens pré­fèrent ne pas se dé­pla­cer et payer des cen­taines de dol­lars pour avoir ac­cès à de tels mo­teurs de re­cherche. » D’ailleurs, cer­tains croient que pour as­su­rer la via­bi­li­té de la so­cié­té, cette der­nière de­vrait en­vi­sa­ger un par­te­na­riat avec d’autres or­ga­ni­sa­tions fran­co­phones qui par­tagent en quelque sorte le même man­dat. « Même si nous sommes une so­cié­té gé­néa­lo­gique et non his­to­rique, fait re­mar­quer M. St-Jean, plu­sieurs croient que ces deux en­ti­tés sont in­ti­me­ment liées. » « Ain­si, peut-être que nous de­vrions agran­dir notre man­dat, et ce, en éta­blis­sant un par­te­na­riat avec une autre or­ga­ni­sa­tion qui pos­sède une vi­sion pa­ral­lèle à la nôtre. De cette ma­nière, nous pour­rions nous en­trai­der et c’est une ini­tia­tive que le con­seil d’ad­mi­nis­tra­tion est en train d’ex­plo­rer, » ra­joute-t-il.

L’em­bauche d’une di­rec­tion gé­né­rale?

Les membres du con­seil d’ad­mi­nis­tra­tion ain­si que tous les bé­né­voles de la so­cié­té ont consta­té que l’em­bauche d’une di­rec­tion gé­né­rale se­rait peut-être une so­lu­tion à en­vi­sa­ger. M. St-Jean ex­plique alors la né­ces­si­té d’ob­te­nir une éven­tuelle aide pro­fes­sion­nelle, « étant don­né l’âge avan­cé de plu­sieurs de nos membres, cer­tains de nos dos­siers com­portent cer­taines dif­fi­cul­tés qui dé­passent leurs ca­pa­ci­tés. Ces gens ne sont que des bé­né­voles et ils font dé­jà énor­mé­ment de bou­lot, alors nous au­rions gran­de­ment be­soin de quel­qu’un qui pour­rait prendre en charge nos dos­siers les plus com­plexes. » Puisque la grande ma­jo­ri­té des membres croyait qu’il s’agis­sait d’une so­lu­tion bé­né­fique à la via­bi­li­té de l’or­ga­ni­sa­tion, le con­seil d’ad­mi­nis­tra­tion ob­ser­ve­ra de plus près les pos­si­bi­li­tés de créer un tel poste. « Nous al­lons exa­mi­ner ce dos­sier de plus près afin d’en­ta­mer des dé­marches at­ten­tives, » sup­porte M. St-jean.

Re­joindre de plus jeunes gé­né­ra­tions

M. St-Jean et le con­seil d’ad­mi­nis­tra­tion croient for­mel­le­ment que les plus jeunes gé­né­ra­tions sont très im­por­tantes afin de ga­ran­tir l’ave­nir de cette or­ga­ni­sa­tion. « L’im­pli­ca­tion des plus jeunes gé­né­ra­tions est cer­tai­ne­ment un as­pect que nous vou­lons ci­bler. La re­cherche gé­néa­lo­gique est quelque chose de très édu­ca­tif et ins­pi­rant puisque ce­ci nous per­met de lais­ser al­ler notre ima­gi­na­tion et alors conce­voir l’his­toire de nos an­cêtres. » D’ailleurs, il y a en­vi­ron sept mois, la so­cié­té gé­néa­lo­gique avait en­ta­mé des dé­marches afin de sus­ci­ter da­van­tage l’im­pli­ca­tion des jeunes au sein de la so­cié­té et de le rendre plus à l’af­fut de l’exis­tence de cette der­nière, mais les choses n’ont pas eu le suc­cès es­pé­ré. Le pré­sident étale ain­si les grandes lignes du pro­jet : « Nous avions lan­cé un concours de ré­dac­tion afin d’in­té­res­ser les jeunes face aux gens dans la fran­co­pho­nie al­ber­taine qui les avaient le plus in­fluen­cés. » « C’est ain­si qu’en ap­pro­chant la Fé­dé­ra­tion des pa­rents fran­co­phones de l’Al­ber­ta et la Fé­dé­ra­tion des conseils sco­laires fran­co­phones de l’Al­ber­ta, nous es­pé­rions re­ce­voir de leur ap­pui afin de lan­cer ce pro­jet dans les écoles fran­co­phones. Même si tout le monde pen­sait qu’il s’agis­sait d’une mer­veilleuse idée, et que nous avions éga­le­ment l’ap­pui de Patrimoine ca­na­dien, il y a eu un cer­tain manque de com­mu­ni­ca­tion. Ce­ci a donc en­gen­dré des pro­blèmes entre l’ap­pro­ba­tion du pro­jet et sa mise en oeuvre, » sug­gère-t-il. M. St-Jean ter­mine de ce fait en ex­pri­mant la né­ces­si­té de de­meu­rer viable afin de conser­ver leurs portes ou­vertes. « Sa­chant que nous ne sommes pas tou­jours vi­sibles dans la com­mu­nau­té fran­co-al­ber­taine, je crois tout de même que nous sommes dans l’ar­rière-pen­sée de plu­sieurs gens. Nous avons ain­si eu des échos de cer­tains fran­co­phones qui nous sup­pliaient de ne pas fer­mer nos portes. » « La So­cié­té gé­néa­lo­gique du Nord-Ouest est une en­ti­té très im­por­tante dans la fran­co­pho­nie en Al­ber­ta et nous ne de­vons pas l’oublier. Nous es­pé­rons for­mel­le­ment cé­lé­brer notre 25e en 2016 et c’est pour­quoi nous al­lons conti­nuer à faire de la pro­mo­tion et trou­ver des so­lu­tions pour as­su­rer notre via­bi­li­té », conclut-il.

Le pré­sident de la SGNO, Ro­nald St- Jean.

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