Une cé­ré­mo­nie d’ou­ver­ture hors de l’or­di­naire

Le Franco - - ÉCHOS PARLEMENTAIRES - par Sa­va­na Ca­me­ron

C’est dans le cadre du 23e Par­le­ment Jeu­nesse de l’Al­ber­ta (PJA) que les membres du ca­bi­net et les dé­pu­tés se sont réunis à la Lé­gis­la­ture, le 2 mai der­nier, afin de pro­cé­der à la cé­ré­mo­nie d’ou­ver­ture. Tout d’abord, il a été sug­gé­ré par le très ho­no­rable pre­mier mi­nistre, Co­lin Cham­pagne, que Sa­muel Ga­gnon soit élu à la pré­si­dence. Ce poste de­vait être com­blé afin qu’il y ait un pré­sident d’as­sem­blée qui pour­ra veiller à ani­mer les dis­cus­sions lors des dé­bats qui au­ront lieu tout au long de la fin de se­maine. C’est alors que la cé­ré­mo­nie a pris une tour­nure as­sez bi­zarre. En ef­fet, l’ho­no­rable chef de l’op­po­si­tion, Pa­trick Ca­ji­na, et le pre­mier mi­nistre ont tous deux pour­chas­sé M. Ga­gnon afin qu’il prenne sa place sur le trône. Pour les ha­bi­tués du PJA, il ne s’agis­sait que d’une simple rou­tine. Ce­pen­dant, pour les gens qui étaient à leur pre­mière par­ti­ci­pa­tion, ils ne com­pre­naient pas trop ce qui se pro­dui­sait. An­cien­ne­ment, si la mo­nar­chie n’était pas sa­tis­faite des dé­ci­sions prises par la Chambre, le pré­sident était te­nu comme l’unique cou­pable. Ain­si, en ac­cep­tant ce rôle, la pré­si­dence de­ve­nait res­pon­sable de­vant la mo­nar­chie et s’il pro­dui­sait la moindre er­reur, il se­rait condam­né à la mort. Alors, M. Ga­gnon ex­plique que la pe­tite mise en scène est ef­fec­tuée chaque an­née pour que nous conti­nuions cette tra­di­tion. « Même si, au Canada, nous n’avons au­cune loi en ce sens, nous nous amu­sons en­core à jouer ce rôle d’au­tre­fois », af­firme-t-il. Tou­jours dans l’es­prit de per­pé­tuer les tra­di­tions, la cé­ré­mo­nie s’est pour­sui­vie lorsque le ser­gent d’armes a pré­sen­té la masse en l’hon­neur de la Reine. De plus, ce der­nier ain­si que le gref­fier, le pré­sident, le pre­mier mi­nistre et le huis­sier ont conduit le LieutenantGouverneur, Rhéal Poi­rier, au trône afin qu’il puisse pro­cla­mer son dis­cours d’ou­ver­ture. D’ailleurs, la tra­di­tion veut qu’il y ait de la cor­ne­muse qui joue pen­dant leur en­trée. Mal­heu­reu­se­ment, cette an­née la Cor­ne­muse était ab­sente. La co­or­don­na­trice du PJA, So­phie Ber­ge­ron, a alors pris contrôle de la si­tua­tion en uti­li­sant son té­lé­phone pour jouer de la mu­sique. Elle a donc sug­gé­ré qu’il y avait eu une mau­vaise com­mu­ni­ca­tion avec la dame qui s’en oc­cu­pait. « Je lui ai lais­sé un mes­sage pour sa­voir si elle était dis­po­nible le 2 mai pour jouer à notre cé­ré­mo­nie d’ou­ver­ture. Ce­pen­dant, je n’ai ja­mais eu de ré­ponse de sa part. Alors, nous avons dé­ve­lop­pé un plan B qui consis­tait à uti­li­ser mon té­lé­phone en tant que cor­ne­muse. Ce n’était vrai­ment pas l’idéal », confie-telle. De plus, elle ter­mine en men­tion­nant que l’idée d’uti­li­ser un té­lé­phone, mal­gré que l’utilisation de ces der­niers soit in­ter­dite en Chambre, a été pro­po­sée par la di­rec­trice gé­né­rale de Fran­co­pho­nie jeu­nesse de l’Al­ber­ta, So­phie No­lette. « Dans le pas­sé, pour l’un de nos par­le­ments jeu­nesse, nous avons eu le même pro­blème, c’est-à-dire de ne pas avoir ac­cès à une joueuse de cor­ne­muse. Quel­qu’un avait alors dé­ci­dé d’uti­li­ser son té­lé­phone, donc So­phie a dé­ter­mi­né qu’à l’ave­nir il s’agi­rait de notre Plan B », sou­tient Mme No­lette.

Rhéal Poi­rier pro­non­çant son dis­cours d’ou­ver­ture lors du dis­cours du trône du 23e Par­le­ment Jeu­nesse de l’Al­ber­ta

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