Un men­tor d’hon­neur

Le Franco - - ÉCHOS PARLEMENTAIRES - par Eric Ber­ge­ron

C’est du­rant la jour­née du 2 mai 2014 que l’ho­no­rable sé­na­teur du Par­le­ment jeu­nesse de l’Al­ber­ta Guillaume La­roche a don­né un dis­cours au su­jet du nombre d’au­toch­tones qui se re­trouvent en pri­son. En ex­pri­mant ses émo­tions et en par­lant de fa­çon claire, son dis­cours a su tou­cher le coeur d’un grand nombre de gens. C’est ain­si que M. La­roche s’est pro­cla­mé de­vant les dé­pu­tés afin de pro­cla­mer ses idéologies au su­jet de la dis­cri­mi­na­tion en­vers les au­toch­tones. « Le pro­blème dans les ré­serves, ce n’est pas un pro­blème d’édu­ca­tion, mais plu­tôt un grand taux de cri­mi­na­li­té », lance-t-il. Les causes pour les­quelles le taux de cri­mi­na­li­té est aus­si éle­vé, d’après M. La­roche, oc­cupent plu­sieurs fa­cettes et la plus évi­dente étant la pau­vre­té. Il a aus­si ajou­té que le mou­ve­ment na­tio­nal et les ma­ni­fes­ta­tions contre les in­jus­tices du gou­ver­ne­ment étaient un fac­teur im­por­tant qui vu aug­men­ter ce taux de ma­nière si­gni­fi­ca­tive. De plus, au­près de ces jeunes au­toch­tones, les mau­vaises re­la­tions fa­mi­liales et les abus, que ce soit phy­sique ou autres, ont des ef­fets dé­vas­ta­teurs sur leur conscience. Ce­pen­dant, la plus grande cause qui a contri­bué à cet ef­fet né­ga­tif est sans au­cun doute les écoles ré­si­den­tielles. Guillaume La­roche a af­fir­mé : « C’est un cycle de vio­lence ve­nant, entre autres, du contact entre Eu­ro­péens et Au­toch­tones qui a eu des ef­fets né­ga­tifs. » Pour sa part, même si M. La­roche a dé­cré­té qu’il n’avait au­cun lien di­rect avec les Pre­mières na­tions, il ex­prime qu’il s’agit d’un su­jet qui le touche beau­coup. D’ailleurs, il a eu la chance, à maintes re­prises, de voya­ger dans les ré­serves de la na­tion Sik­si­ka dans le sud de l’Al­ber­ta. Ce­ci lui a alors per­mis d’ob­ser­ver la pau­vre­té dans la­quelle les au­toch­tones vivent en­core au­jourd’hui.

Im­pli­ca­tion au sein de la jeu­nesse fran­co­phone

Sans l’ombre d’un doute, le sé­na­teur a eu la chance de par­ti­ci­per à plu­sieurs par­le­ments dont ce­lui de l’Al­ber­ta, ce­lui du nord-ouest et même au ni­veau na­tio­nal. Il af­firme éga­le­ment avoir dé­jà été pre­mier mi­nistre de la Chambre au par­le­ment na­tio­nal. Ces ef­forts lui ont donc per­mis d’être nom­mé comme ho­no­rable sé­na­teur du PJA en 2011. Aus­si, M. La­roche s’est im­pli­qué avec FJA au cours de sa jeu­nesse, plus par­ti­cu­liè­re­ment lors­qu’il a été élu au con­seil d’ad­mi­nis­tra­tion à deux re­prises, no­tam­ment aux postes de conseiller et de vice-pré­si­dence. De ce fait, M. La­roche af­firme que le PJA oc­cupe une place bien im­por­tante dans la jeu­nesse. « Le PJA est un fo­rum unique! Nos jeunes sont très pri­vi­lé­giés de pou­voir par­ti­ci­per à un tel évè­ne­ment. Pour les jeunes, c’est une excellente op­por­tu­ni­té afin d’af­fir­mer leurs opi­nions. Il s’agit donc de la bonne voie pour as­su­rer leur dé­ve­lop­pe­ment fran­co­phone et leur édu­ca­tion », énonce-t-il.

Guillaume La­roche

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