Art Walk Ed­mon­ton...

Du 11 au 13 juillet 2014, une bonne par­tie de l’ave­nue Whyte, à Ed­mon­ton, s’est trans­for­mée en ga­le­rie d’art à ciel ou­vert pour 400 ar­tistes plas­tiques de tous ho­ri­zons ve­nus ex­po­ser leurs oeuvres à l’oc­ca­sion de Art Walk 2014.

Le Franco - - LA UNE - - Da­vid Pa­redes

Dès 7 h 30 du ma­tin, le ven­dre­di 11 juillet, l’on pou­vait ob­ser­ver les va-et-vient des ar­tistes trans­por­tant leurs ta­bleaux et s’af­fai­rant à mon­ter leurs stands sur les trot­toirs de l’ave­nue Whyte, entre la 101e et la 108e Rue. La mé­téo s’est mon­trée so­li­daire avec les ar­tistes, et dès 10 h, l’ave­nue Whyte of­frait un car­na­val vi­suel où formes et cou­leurs se dis­pu­taient l’attention des pas­sants cu­rieux et ra­vis de pou­voir pro­fi­ter d’un pa­reil spec­tacle. Les rues et ruelles étaient lit­té­ra­le­ment ta­pis­sées de ta­bleaux de tous genres, de des­sins, de sculp­tures, et l’on pou­vait même voir les ar­tistes à l’oeuvre jus­qu’en fin de soi­rée. Pour les spec­ta­teurs non ini­tiés, c’était l’évè­ne­ment idéal pour en­trer en contact avec le monde de l’art, sou­vent confi­né der­rière une vi­trine ou dans une salle de mu­sée. De l’autre cô­té, les ama­teurs d’art et les ga­le­ristes pou­vaient y gla­ner des oeuvres ori­gi­nales et d’une rare beau­té et en faire l’ac­qui­si­tion di­rec­te­ment au­près des ar­tistes, ou éven­tuel­le­ment com- men­cer à for­ger une re­la­tion ar­tis­tique. Alors que pour les ar­tistes, c’était le mo­ment très at­ten­du d’ex­po­ser leur art aux yeux d’un large pu­blic, de re­ce­voir des com­pli­ments ou des cri­tiques et bien sûr de vendre des oeuvres. Ce festival était ou­vert à tous les ar­tistes plas­tiques (peintres, sculp­teurs, pho­to­graphes), dé­bu­tants ou confir­més, de tous ho­ri­zons.

Pour les ar­tistes

Lors­qu’on lui de­mande quelles sont les qua­li­tés né­ces­saires pour de­ve­nir un ar­tiste pro­fes­sion­nel, Amy Dixon ré­pond sans am­bages : « La pas­sion pour ton art, je crois que c’est vrai­ment fon­da­men­tal. » Mme Dixon, une peintre fran­co­phone ori­gi­naire de l’Ile du Cap-Bre­ton, ex­po­sait ses oeuvres pen­dant Art Walk pour la deuxième an­née consé­cu­tive. « C’est un de mes wee­kends fa­vo­ris à Ed­mon­ton de toute l’an­née » nous confie-t-elle, à pro­pos de ce festival. « Ren­con­trer le monde et par­ler de mon art et voir d’autres ar­tistes c’est vrai­ment le fun, ajoute Amy. Je suis vrai­ment ins­pi­rée, avec toutes les dif­fé­rentes cou­leurs et tous les différents mondes, les différents ar­tistes ». « J’aime beau­coup peindre les prai­ries, des grands champs, des gros ciels, quelque chose qui est vrai­ment unique à l’Al­ber­ta; j’aime vrai­ment les cou­leurs brillantes, des cou­leurs vrai­ment heu­reuses, la joie c’est fon­da­men­tal pour mon art », ex­plique l’ar­tiste peintre. Celle qui tra­vaille pour Uni­ted Way Al­ber­ta Ca­pi­tal Re­gion a consta­té « un gros pro­grès » dans la vente de ses ta­bleaux par rap­port à sa pre­mière par­ti­ci­pa­tion à Art Walk l’an­née der­nière, et pense dé­jà à par­ti­ci­per l’an pro­chain.

Un évè­ne­ment qui gran­dit

L’évè­ne­ment a été ren­du pos­sible grâce aux ef­forts de l’équipe de The Paint Spot, un ma­ga­sin d’art ba­sé à Ed­mon­ton. C’est en 1995 que Art Walk – pou­vant se tra­duire par « la pro­me­nade de l’art » – voit le jour dans la ca­pi­tale de l’Al­ber­ta. Cette an­née-là, 45 ar­tistes ont af­fi­ché leurs oeuvres dans la rue; en peu de temps ce chiffre s’est presque dé­cu­plé, alors qu’en 2014, au moins 400 ar­tistes ont été pré­sents. Les règles pour y par­ti­ci­per sont très simples, nous dit Kim Fjord­bot­ten, pré­si­dente et fon­da­trice de The Paint Spot, en en­tre­tien té­lé­pho­nique : on s’ins­crit au­près du ma­ga­sin par ordre d’ar­ri­vée, moyen­nant une somme al­lant de 40 $ à 150 $ se­lon l’em­pla­ce­ment que sou­hai­té sur l’ave­nue Whyte. L’ar­tiste doit éga­le­ment pré­sen­ter trois exem­plaires de ses oeuvres, sans que celles-ci ne soient sou­mises à un quel- conque ju­ry. La somme col­lec­tée de l’en­semble des ar­tistes sert es­sen­tiel­le­ment au fi­nan­ce­ment de la pu­bli­ci­té (re­vues, cartes pos­tales… etc.) ain­si que pour payer les permis de tous les ar­tistes au­près de la ville d’Ed­mon­ton. L’équipe de The Paint Spot com­prend éga­le­ment de nom­breux bé­né­voles qui prêtent main­forte aux ar­tistes pen­dant les trois jours de Art Walk en les ra­vi­taillant en eau ou en gar­dant leur stand pen­dant qu’ils vont se cher­cher à man­ger.

...une fran­co­phone ex­pose.

Pho­to : Da­vid Pa­redes

L’ar­tiste peintre fran­co­phone Amy Dixon.

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