Fête fran­co-al­ber­taine...

Du 3 au 6 juillet 2014, plus de 700 fes­ti­va­liers se sont réunis au Da­vid Thomp­son Re­sort, dans la somp­tueuse ré­gion des Ro­cheuses, pour prendre part au 25e an­ni­ver­saire du plus grand ras­sem­ble­ment es­ti­val fran­co­phone de l’Al­ber­ta, la Fête fran­coal­ber­taine

Le Franco - - LA UNE - Amy Vachon-Cha­bot

C’est en 1989 que re­monte la pre­mière ini­tia­tive de cam­ping fa­mi­lial qui don­ne­ra par la suite nais­sance à la toute pre­mière Fête fran­co-al­ber­taine en 1990 au lac Mi­que­lon. Ain­si, il se trouve que la pré­si­dente du co­mi­té or­ga­ni­sa­teur (CO) de la 25e édi­tion, De­nise La­val­lée, était la toute pre­mière co­or­don­na­trice de l’évè­ne­ment. « En 1989, j’étais em­ployée d’été à Fran­co­pho­nie jeu­nesse de l’Al­ber­ta (FJA), et ils as­si­gnaient une ac­ti­vi­té à cha­cun d’entre nous, donc je me suis re­trou­vée à co­or­don­ner le tout pre­mier cam­ping fa­mi­lial », sou­li­gna-t-elle. À l’époque, FJA dé­si­rait créer un évè­ne­ment qui re­grou­pe­rait les jeunes et leurs fa­milles afin de créer un grand ras­sem­ble­ment fran­co-al­ber­tain. « Le pre­mier cam­ping fa­mi­lial avait dé­pas­sé nos at­tentes au point de vue du nombre de par­ti­ci­pants, alors ce­la nous a in­di­qué qu’il y avait un grand in­té­rêt pour ce genre d’ac­ti­vi­tés », ex­pli­qua Pierre Ber­ge­ron, pré­sident du Con­seil d’ad­mi­nis­tra­tion (CA) 20132014, qui a éga­le­ment été l’un des ini­tia­teurs du pro­jet au­près de Mme La­val­lée. Ils ont ain­si ap­pro­ché la Fé­dé­ra­tion des pa­rents fran­co­phones de l’Al­ber­ta (FPFA), la Fé­dé­ra­tion des ai­nés fran­coal­ber­tains (FA­FA) et l’As­so­cia­tion ca­na­dienne-fran­çaise de l’Al­ber­ta (ACFA). C’est alors que la pre­mière Fête fran­coal­ber­taine a été of­fi­cielle en 1990 grâce à de nom­breux par­te­naires. Une ini­tia­tive qui est main­te­nant de­ve­nue un in­con­tour­nable de la sai­son es­ti­vale fran­co­phone de l’Al­ber­ta.

Cé­lé­brons le 25e an­ni­ver­saire!

Pour dé­mar­quer cette édi­tion par­mi tant d’autres, le CA a dé­ter­mi­né qu’ajou­ter une jour­née sup­plé­men­taire per­met­trait de com­mé­mo­rer cette réa­li­sa­tion mal­gré les contraintes fi­nan­cières. « Pour le 25e an­ni­ver­saire, nous vou­lions of­frir aux gens l’op­por­tu­ni­té de cé­lé­brer plus long­temps. Ce­ci rend l’évè­ne­ment en­core plus spécial, car ce n’est pas quelque chose que nous fai­sons à l’ha­bi­tude par cause de fi­nan­ce­ment », ex­plique M. Ber­ge­ron. De plus, le CO avait pla­ni­fié l’évè­ne­ment en fonc­tion de trois élé­ments clés, c’est-à-dire don­ner un es­prit de vil­lage au cam­ping, of­frir une grande di­ver­si­té d’ac­ti­vi­tés ré­créa­tives et spor­tives et ga­ran­tir l’ex­clu­si­vi­té de la scène aux ar­tistes fran­co-al­ber­tains. La créa­tion d’un es­prit de vil­lage fran­co-al­ber­tain vi­brant consti­tuait alors un im­por­tant man­dat pour les or­ga­ni­sa­teurs étant don­né qu’il s’agis­sait du 25e an­ni­ver­saire. De la sorte, la culture fran­co-al­ber­taine ré­gnait de toute part grâce au Pa­villon fran­co-al­ber­tain, la pré­sen­ta­tion d’une sé­rie d’ar­chives, une sé­rie d’anec­dotes sur les dif­fé­rentes édi­tions et le Pas­se­port fran­co-al­ber­tain. D’ailleurs, ce der­nier était une ini­tia­tive par­ti­cu­lière, en par­te­na­riat avec l’ACFA, où tous les fes­ti­va­liers re­ce­vaient un pas­se­port qui in­cor­po­rait tous les as­pects iden­ti­taires que l’on re­trouve dans la fran­co­pho­nie en Al­ber­ta. Aus­si, plu­sieurs nou­veau­tés se sont ins­crites à l’ho­raire telles que le Ral­lye fa­mi­lial, en par­te­na­riat avec l’ACFA ré­gio­nale Cen­tral­ta, une joute de mi­ni­golf, com­man­di­té par la Fé­dé­ra­tion des Conseils sco­laires fran­co­phones de l’Al­ber­ta, plu­sieurs ac­ti­vi­tés spor­tives, me­nées par Camps fran­co plein air et la Guerre des ave­nues, réa­li­sée par le CO. Fi­na­le­ment, la scène ar­tis­tique a été en­va­hie par de nom­breux ar­tistes fran­co-al­ber­tains, of­frant tous des re­pré­sen­ta­tions splendides. No­tam­ment, nous y re­trou­vions Po­ly­fo­nik 2014, Post Script, Paul Cour­noyer, Tri-elle, Pas­cal Le­cours & les Mau­vais Ca­rac­tères, Da­niel Ger­vais, Pro­jet R, les jeunes du Ga­la­la, une pièce d’An­dré Roy et le Ka­raoke 3D. « Je pense que si les or­ga­ni­sa­teurs peuvent conti­nuer à don­ner un es­prit de vil­lage aux lieux de cam­ping, en plus d’of­frir la scène à nos ar­tistes au­tant que pos­sible, la Fête conti­nue­ra tou­jours de connaitre un grand suc­cès. Nous de­vons aus­si as­su­rer de ne pas né­gli­ger notre jeu­nesse et donc ap­por­ter une grande va­rié­té d’ac­ti­vi­tés ré­créa­tives et spor­tives. Si les gens peuvent s’iden­ti­fier avec notre pro­gram­ma­tion grâce à nos trois in­gré­dients clés, nous au­rons la clé du suc­cès », in­dique M. Ber­ge­ron.

Une équipe dy­na­mique

La co­or­di­na­trice Re­née Lévesque-Gau­vreau en était à sa qua­trième an­née au sein de l’équipe de la Fête. Elle ex­plique que cette an­née, elle avait choi­si d’avoir re­cours le plus sou­vent pos­sible aux conseils du CO pour ob­te­nir une grande va­rié­té d’idées et de perspectives. « Mon ap­proche cette an­née était d’uti­li­ser le CO à son plein po­ten­tiel. Nous avions beau­coup de per­sonnes clés dans notre co­mi­té, alors ce­la a fa­ci­li­té l’or­ga­ni­sa­tion. » « De plus, tous nos bé­né­voles étaient tou­jours à leur poste, alors ce­ci a permis un bon dé­rou­le­ment de la Fête. Je pense que dé­lé­guer c’est vrai­ment la clé du suc­cès dans l’or­ga­ni­sa­tion d’un tel évè­ne­ment », en­chaine-t-elle. C’est sur ce même fil de pen­sée qu’elle a choi­si de lé­guer le flam­beau à une nou­velle co­or­di­na­trice, Na­dine Mor­ton. « C’est ma der­nière an­née en tant que co­or­di­na­trice, car j’ai be­soin d’un nou­veau dé­fi per­son­nel­le­ment, mais aus­si je crois que pour la Fête c’est bon d’ob­te­nir une dif­fé­rente ap­proche. Ce­la per­met d’ob­ser­ver et d’ap­por­ter des choses que nous n’au­rions pas eues au­tre­ment. » Elle ex­plique éga­le­ment que l’em­bauche ra­pide de Mme Mor­ton fa­ci­li­te­ra gran­de­ment cette tran­si­tion, « Nous vou­lions aus­si en­ga­ger la nou­velle per­sonne le plus ra­pi­de­ment pos­sible afin qu’elle puisse vivre l’ex­pé­rience de la Fête et voir le site avant d’en­tré en fonc­tion. Ce­ci per­met­tra d’as­su­rer une tran­si­tion beau­coup plus agréable. » Ayant énor­mé­ment ap­pré­cié son ex­pé­rience à la Fête, Mme Mor­ton se dit être mo­ti­vée d’en­tre­prendre ce nou­veau dé­fi. « Je suis très ex­ci­tée de tra­vailler avec un groupe de gens très dy­na­miques tels que le CA et le CO. J’ai ain­si ac­cès à une pa­no­plie de res­sources étant don­né qu’ils ont tous de dif­fé­rentes forces et ta­lents. Aus­si, l’ap­pré­cia­tion des fes­ti­va­liers vis-à-vis cet évè­ne­ment me sti­mule à vou­loir réa­li­ser ce pro­jet. »

L’ave­nir de la Fête fran­co-al­ber­taine

Étant don­né le grand nombre de par­ti­ci­pants, M. Ber­ge­ron es­time que la Fête fran­co-al­ber­taine se porte bien, et ce pour les an­nées à ve­nir. « Beau­coup de gens ont ré­pon­du à l’ap­pel et je crois que ce­la donne beau­coup d’es­poir pour les an­nées à ve­nir. Ça dé­montre que nous avons une com­mu­nau­té vi­brante et fière. » Ce­pen­dant, tout évè­ne­ment com­porte ses propres dé­fis. Ain­si, se­lon M. Ber­ge­ron, l’in­té­gra­tion des nou­veaux ar­ri­vants n’est ja­mais une tâche fa­cile, « Le dé­fi c’est tou­jours d’es­sayer d’in­té­grer les nou­veaux ar­ri­vants et c’est très dif­fi­cile. Ça fait plu­sieurs an­nées que nous es­sayons, mais nous n’avons pas en­core trou­vé la for­mule idéale. » De cette ma­nière, il lance une in­vi­ta­tion à tous pour la pro­chaine Fête fran­co-al­ber­taine qui au­ra à nou­veau lieu au Da­vid Thomp­son Re­sort, et ce du 3 au 5 juillet 2015. « Je pense qu’il faut prendre des risques. Vi­vant en si­tua­tion mi­no­ri­taire, lorsque nous ve­nons à la Fête, au­to­ma­ti­que­ment nous avons tous quelque chose en com­mun. C’est une op­por­tu­ni­té ex­tra­or­di­naire de se faire des amis et d’ex­pri­mer sa fier­té cultu­relle. » « Pour les gens qui ne viennent pas parce qu’ils es­timent que ce n’est que pour ceux qui ont des fa­milles, ce n’est pas vrai. En ve­nant à la Fête, nous créons des liens avec notre com­mu­nau­té et ça de­vient en quelque sorte une deuxième famille », ter­mine-til.

...25 ans et très po­pu­laire.

Le tin­ta­marre a été rac­cour­ci cette an­née, mais l’en­goue­ment est de­meu­ré aus­si grand chez les fes­ti­va­liers

Gri­bit est tou­jours aus­si po­pu­laire!

L’atelier de t-shirt tie- dye a été po­pu laire au­près des plus jeunes

Newspapers in French

Newspapers from Canada

© PressReader. All rights reserved.