Le Par­ti li­bé­ral réunit les or­ga­nismes fran­co­phones

Plu­sieurs or­ga­nismes fran­co­phones d’Ed­mon­ton ont par­ti­ci­pé à une table ronde or­ga­ni­sée par le Par­ti li­bé­ral du Ca­na­da. Ob­jec­tif pour ce der­nier : prendre note des at­tentes et des in­quié­tudes des fran­co­phones en amont de l’élec­tion fé­dé­rale de 2015.

Le Franco - - Politique -

Mer­cre­di 20 août, au Nor­mand’s Bis­tro, dans le cen­tre­ville d’Ed­mon­ton. Une di­zaine d’as­so­cia­tions et d’ins­ti­tu­tions fran­co­phones al­ber­taines ont ré­pon­du à l’in­vi­ta­tion du Par­ti li­bé­ral (ci-des­sous, photo de gauche). Cha­cun prend la pa­role pour décrire ses pré­oc­cu­pa­tions et pro­po­ser des chan­ge­ments de po­li­tiques fé­dé­rales. Ran­dy Bois­son­nault, can­di­dat li­bé­ral dans Ed­mon­ton-Centre, et Em­ma­nuel Du­bourg, dé­pu­té fé­dé­ral qué­bé­cois (lire ci­des­sous), prennent des notes.

Ra­dio-Ca­na­da

Vic­time de coupes bud­gé­taires, le ser­vice de dif­fu­sion pu­blique en fran­çais est dé­fen­du à plu­sieurs re­prises. « Ra­dioCa­na­da donne une im­mense vi­si­bi­li­té aux ar­tistes de notre com­mu­nau­té », in­siste Ca­sey Ed- munds, le di­rec­teur du Re­grou­pe­ment ar­tis­tique fran­co­phone de l’Al­ber­ta (RAFA). Se­lon lui, il fau­drait ré­flé­chir à une fa­çon de « mettre à l’avant ces com­mu­nau­tés vi­brantes sur la zone mont­réa­laise et qué­bé­coise ». Il es­time que les re­por­tages sur les ar­tistes al­ber­tains sont ra­re­ment dif­fu­sés au Qué­bec.

Si­mon, un « simple ci­toyen » pré­sent à la table ronde, ai­me­rait que Ra­dio-Ca­na­da pro­duise da­van­tage de pro­grammes fran­co­phones dans l’Ouest ca­na­dien.

Ca­sey Ed­munds re­grette aussi que la cul­ture au sens large ne soit pas plus ai­dée par le mi­nis­tère de Pa­tri­moine ca­na­dien, ce qui im­pose un re­cours mas­sif aux bé­né­voles.

Cam­pus Saint-Jean

« Ce se­rait bien que le Centre de sciences se concré­tise », avance Étienne Ala­ry, l’ex­di­rec­teur du Fran­co qui tra­vaille au­jourd’hui aux re­la­tions pu­bliques du Cam­pus Saint-Jean. Il ai­me­rait dou­bler le nombre d’étu­diants d’ici cinq ans pour ap­por­ter de nou­veaux fonds au cam­pus.

Jean John­son, pré­sident de l’As­so­cia­tion ca­na­dienne-fran­çaise de l’Al­ber­ta (ACFA), consi­dère par ailleurs que le Centre col­lé­gial est une « ins­ti­tu­tion es­sen­tielle » qui doit être sou­te­nue.

Im­mi­gra­tion et in­té­gra­tion

« L’im­mi­gra­tion nous donne un nou­veau souffle et une ri­chesse ex­tra­or­di­naire au ni­veau du mé­lange des cultures », pour­suit Jean John­son de l’ACFA. Pour­tant, les struc­tures comme le Centre d’ac­cueil et d’éta­blis­se­ment (CAÉ) du Nord de l’Al­ber­ta peinent à ac­cueillir les nou­veaux ar­ri­vants. « Les agents sont sub­mer­gés, il y en a même qui dé­mis­sionnent », ra­conte Georges Ba­haya, di­rec­teur gé­né­ral du CAÉ.

Su­zanne Cor­neau, di­rec­trice d’Ac­cès-Emploi, va dans le même sens, es­ti­mant qu’avec la coupe de 25% du bud­get su­bie en aout, elle ne peut plus aussi plus aussi bien ai­der les im­mi­grés fran­co­phones à trou­ver du travail.

Jeanne B. Leh­man, co­or­di­na­trice de l’Afri­ca Centre, rap­pelle que les Afri­cains par­lant fran­çais sont une « mi­no­ri­té dans la mi­no­ri­té » dont les di­plômes ne sont pas tou­jours re­con­nus. Il peut en ré­sul­ter une mau­vaise in­té­gra­tion et un risque de « mar­gi­na­li­sa­tion des en­fants », pense-t-elle.

Pe­tite en­fance

« Ab­so­lu­ment dé­plo­rable. » C’est ain­si que Mi­reille Pé­lo­quin qua­li­fie l’ab­sence de la pe­tite en­fance dans la feuille de route pour les langues of­fi­cielles. Elle in­siste sur l’im­por­tance d’un « ap­pui fé­dé­ral ».

Les jeunes et la politique

Sa­muel Ga­gnon, pré­sident de Fran­co­pho­nie jeu­nesse de l’Al­ber­ta, ai­me­rait quant à lui « im­pli­quer les jeunes dans la politique », no­tam­ment via les si­mu­la­tions par­le­men­taires.

À no­ter que cette liste de thé­ma­tiques évo­quées n’est pas ex­haus­tive. Après la table ronde, Ran­dy Bois­son­nault et Em­ma­nuel Du­bourg se sont prê­tés à une pe­tite séance photo en com­pa­gnie des in­vi­tés, afin d’im­mor­ta­li­ser la rencontre.

Ar­thur Bayon

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