La no­mi­na­tion de Rob Ni­chol­son mal ac­cueillie

Le Franco - - POLITIQUE -

La no­mi­na­tion de Rob Ni­chol­son au poste de mi­nistre des Af­faires étran­gères a été ac­cueillie comme une douche froide. Dans les mi­lieux po­li­tiques comme au sein des com­mu­nau­tés fran­co­phones, cette no­mi­na­tion laisse les di­ri­geants pan­tois.

Se­lon la pré­si­dente de la Fé­dé­ra­tion des com­mu­nau­tés fran­co­phones et aca­dienne du Ca­na­da, Ma­rie-France Ken­ny, cette no­mi­na­tion est une grande dé­cep­tion, car les belles pa­roles du gou­ver­ne­ment Har­per sur la scène in­ter­na­tio­nale ne se sont pas tra­duites par des gestes. « On vient de ra­ter une belle oc­ca­sion », a-t-elle si­gna­lé.

Elle voit cette no­mi­na­tion comme un re­cul pour la dua­li­té lin­guis­tique, car le pré­dé-

Voi­ci mon at­taque à cinq :

Pas­ser des sabres aux avions de chasse

Sa­me­di der­nier, alors que les Jets ont bat­tu les Red Wings en tirs de bar­rage, les ré­centes ac­qui­si­tions Ty­ler Myers (2 as­sis­tances) et Drew Staf­ford (1 but) ont pous­sé la for­ma­tion ma­ni­to­baine vers la vic­toire. Myers a bien pa­ru sur son 22’57’’ de temps d’uti­li­sa­tion, in­cluant son 1’54’’ sur l’at­taque à cinq et 2’31’’ en in­fé­rio­ri­té nu­mé­rique. En temps rè­gle­men­taire, Staf­ford a mar­qué une fois sur ses cinq tirs, tan­dis que son but en fu­sillade a ces­seur de M. Ni­chol­son, John Baird, était ca­pable de conver­ser en fran­çais avec ses ho­mo­logues des pays étran­gers. Dans son dis­cours d’adieu à la Chambre des com­munes, ce der­nier n’a tou­te­fois pas pro­non­cé de pa­roles en fran­çais. Il a an­non­cé su­bi­te­ment sa dé­mis­sion et se di­rige vers le sec­teur privé. M. Ni­chol­son a été nom­mé le 9 fé­vrier lors d’un re­ma­nie­ment mi­nis­té­riel.

M. Ni­chol­son, an­cien­ne­ment à la Jus­tice et jus­qu’à tout ré­cem­ment à la Dé­fense nationale, de­vient le chef de la di­plo­ma­tie ca­na­dienne. Un poste, disent plu­sieurs in­ter­ve­nants, qui ne lui convient pas puisque le mi­nistre des Af­faires étran­gères est en quelque sorte le vi­sage du Ca­na­da, un pays bi­lingue et scel­lé la vic­toire. « C’est le fun de ga­gner », dit-il avec un gros sou­pir et le re­gard fixe. La re­cons­truc­tion du club ne le re­garde plus.

L’ar­tille­rie en sup­port

Après les Pre­da­tors, les Flames sont l’équipe dont les dé­fen­seurs to­ta­lisent le plus de points (33 buts, 102 as­sis­tances). Voi­ci les sta­tis­tiques de leurs deux pre­miers duos : Mark Gior­da­no (11 buts, 32 as­sis­tances) et T. J. Bro­die (8 buts, 24 as­sis­tances), ain­si que Kris Rus­sell (1 but, 18 as­sis­tances) et Den­nis Wi­de­man (12 buts, 21 as­sis­tances). Les bi­cul­tu­rel.

Au bu­reau du pre­mier mi­nistre Har­per, on in­dique que le mi­nistre de la Fran­co­pho­nie, Ch­ris­tian Pa­ra­dis, joue un rôle im­por­tant sur la scène in­ter­na­tio­nale. Mais ce n’est pas les Af­faires étran­gères, cor­rige Mme Ken­ny.

Cer­tains ont lais­sé en­tendre que le poste de M. Ni­chol­son était peut-être un poste tem­po­raire jus­qu’au pro­chain scru­tin d’oc­tobre.

C’est une ex­pli­ca­tion qui n’en est pas une, re­prend Mme Ken­ny. « Il n’y a pas de jus­ti­fi­ca­tion. Je la cherche, mais il n’y en a pas. »

C’est le même son de cloche de la part de la pré­si­dente de la So­cié­té de l’Aca­die du Nou­veauB­runs­wick, Jeanne d’Arc Gau- dé­fen­seurs sont res­pon­sables de 20,8 % des buts de leur équipe, ce qui est le sixième plus haut taux de la ligue. Ou­blions l’équipe de ba­se­ball dé­funte—les vé­ri­tables Ca­nons de Cal­ga­ry sont pos­tés à la ligne bleue!

À bout de souffle

Pour les dé­fen­seurs du Tri­co­lore, le match de sa­me­di contre les Maple Leafs fut taxant : Sub­ban a to­ta­li­sé 35’21’’ mi­nutes de jeu (un som­met chez tous les dé­fen­seurs de la LNH cette sai­son), tan­dis que Mar­kov sui­vait de proche avec 31’57’’ mi­nutes. Wow. Leur temps de glace est cer­tai­ne­ment dû à la perte de Gon­char (bles­sure haut du corps) et de Beau­lieu (17 mi­nutes au ca­chot pour s’être bat­tu). Le Ca­na­dien a donc joué à quatre dé­fen­seurs pour la ma­jo­ri­té de det. « Par­fois, on a l’im­pres­sion qu’on fait trois pas en avant et deux en ar­rière. »

Elle ne com­prend pas cette dé­ci­sion d’au­tant plus que le gou­ver­ne­ment de Ste­phen Har­per a ap­puyé la can­di­da­ture de Mi­chaëlle Jean à la tête de l’Or­ga­ni­sa­tion in­ter­na­tio­nale de la fran­co­pho­nie. Voi­là que cette no­mi­na­tion de M. Ni­chol­son vient en quelque sorte anéan­tir ces ef­forts. « C’est comme si on tra­vaillait en vase clos », a-t-elle fait sa­voir lors d’un en­tre­tien té­lé­pho­nique.

Se­lon Jeanne d’Arc Gau­det, au lieu de mettre quel­qu’un qui ne s’ex­prime pas en fran­çais dans un poste aus­si né­vral­gique, il au­rait fal­lu mettre quel­qu’un qui as­pire à ces hautes fonc­tions. Pour­quoi ne pas être « proac­tif » la deuxième pé­riode. Pour­tant, ils ont été très ef­fi­caces avec la ron­delle : les pour­cen­tages Cor­si étaient 63,9 % pour Sub­ban et 61,9% pour Mar­kov.

Un lea­der né

Ef­fec­ti­ve­ment, les hommes de Mi­chel Therrien ont réus­si 9 des 10 points pos­sibles au clas­se­ment sur leur der­nière sé­quence de cinq matchs. Par contre, le point per­du re­vient à Ryan Nu­gentHop­kins et sa bri­gade. Le jeune joueur de centre a comp­té deux buts éga­li­sa­teurs afin de re­ve­nir de l’ar­rière deux fois pour for­cer la pé­riode de sur­temps. « C’est un fee­ling dif­fé­rent [dans le ves­tiaire] en ce mo­ment — c’est un sen­ti­ment positif et confiant… On s’est bat­tu très fort ce soir pour la vic­toire », dit-il. Ins­pi­ré par leur lea­der, An­ton Lan- comme le pre­mier mi­nistre Ste­phen Har­per et suivre des cours en fran­çais?

Se­lon elle, le bi­lin­guisme perd du ter­rain de­puis quelques an­nées. « C’est symp­to­ma­tique de gens qui ne croient pas en cette vi­sion. »

Le pre­mier mi­nistre du Qué­bec, Phi­lippe Couillard, s’est éga­le­ment dit in­di­gné, qua­li­fiant la no­mi­na­tion de M. Ni­chol­son de « loin d’être sou­hai­table », vu le ca­rac­tère bi­lingue du Ca­na­da.

« C’est un poste se­nior du gou­ver­ne­ment. Je m’at­ten­dais à ce que le mi­nistre des Af­faires étran­gères puisse au moins dire quelques mots en fran­çais », s’est-il of­fus­qué. Hu­guette Young

(Fran­co­presse) der, seul de­vant le fi­let, a clos le match pour les Oi­lers sur une passe d’Os­car Klef­bom.

Sor­ti du pur­ga­toire

De­puis que le Wild a ac­quis le gar­dien de but De­van Dub­nyk des Coyotes le 14 jan­vier, l’équipe se lance dans la course aux sé­ries avec un ren­de­ment de 10-1-2. Dub­nyk joue du ho­ckey ins­pi­ré : il n’a cé­dé que 20 buts en 13 matchs et il af­fiche un pour­cen­tage d’ar­rêts de 93,8 %. Quel re­vers par rap­port à sa sai­son dé­sas­treuse de 2013-2014, où il a chu­té en tant que gar­dien de pre­mier plan des Oi­lers jus­qu’aux mi­neurs pour les Pre­da­tors. Il a ter­mi­né sa sai­son en tant que « Black Ace » pour les Ca­na­diens, alors qu’il se dé­ve­lop­pait dans leur club école à Ha­mil­ton.

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