Fête de la mu­sique

La fête de la mu­sique, cé­lé­brée chaque an­née le 21 juin en France, est une tra­di­tion qui se pro­page un peu par­tout à tra­vers la pla­nète. L’Al­liance fran­çaise d’Ed­mon­ton a d’ailleurs dé­mar­ré le pro­ces­sus l’an der­nier, où elle a convain­cu 24 ar­tistes de se

Le Franco - - LA UNE - Oli­vier Dé­nom­mée

Par­tant de 24 ar­tistes en 2014, on triple la mise avec 80 mu­si­ciens, qui se par­ta­ge­ront 15 scènes entre l’ave­nue Jas­per et la 110e ave­nue. Aux deux ex­tré­mi­tés, il y au­ra les scènes prin­ci­pales, pour les ar­tistes plus connus. Le dé­ve­lop­pe­ment ra­pide de la Fête de la mu­sique, re­bap­ti­sée Make Mu­sic Ed­mon­ton pour in­clure les an­glo­phones, est aus­si dû à l’aide de ID VIP Team, qui est spé­cia­li­sé dans la créa­tion d’évé­ne­ments de cette en­ver­gure et de la ges­tion d’ar­tistes.

Sta­giaire à l’Al­liance fran­çaise et membre de l’or­ga­ni­sa­tion de l’évé­ne­ment, Agathe Pe­neau ad­met que le but se­rait que cette fête de­vienne à terme as­sez im­po­sante pour fer­mer une por­tion de la 124e rue. « Ce se­rait par­fait pour per­mettre à tout le monde de dé­am­bu­ler d’une scène à l’autre sans pro­blème. » Elle ajoute un comparatif avec sa France na­tale :

« Là-bas, les mu­si­ciens viennent jouer spon­ta­né­ment; c’est pos­sible d’al­ler jouer et de chan­ter dans la rue li­bre­ment lors de cette jour­née. Ça se­rait gé­nial que ça en vienne là ici aus­si lorsque ce­la de­vien­dra plus po­pu­laire ». Pour le mo­ment, les spec­tacles pré­vus du­re­ront cha­cun 45 minutes, entre mi­di et 17 h, et au­ront lieu de­vant les com­merces, sur les es­paces de sta­tion­ne­ment et, dans cer­tains cas, à l’in­té­rieur.

Le cô­té fa­mi­lial de la chose était très im­por­tant. Le di­rec­teur de l’Al­liance fran­çaise An­tho­ny Bertrand y te­nait et s’est as­su­ré que les ar­tistes re­te­nus pour Make Mu­sic Ed­mon­ton ne tiennent pas de pro­pos vul­gaires dans leurs chan­sons. De plus, au West­mount Com­mu­ni­ty League ac­cueille­ra no­tam­ment des jeux gon­flables pour les en­fants, des can­tines et des kiosques, au­tant pour pro­mou- voir les ar­tistes par­ti­ci­pants que l’Al­liance fran­çaise et ses ser­vices. À no­ter qu’une na­vette spé­ciale de l’ETS, gra­tuite, se­ra of­ferte pour l’oc­ca­sion. Sans avoir d’ob­jec­tif d’as­sis­tance pré­cis en tête, l’or­ga­ni­sa­tion sou­haite at­ti­rer le plus de gens pos­sible, et éven­tuel­le­ment créer une tra­di­tion chaque 21 juin.

Cette an­née, l’or­ga­ni­sa­tion est par­ta­gée à quatre per­sonnes, en plus des nom­breux bénévoles et des tech­ni­ciens qui tra­vaille­ront le 21 à la so­no­ri­sa­tion des spec­tacles. Ce­pen­dant, de nou­veaux bénévoles sont tou­jours re­cher­chés, se­lon Agathe Pe­neau.

Fran­co­pho­nie ti­mide

L’ironie est qu’un évé­ne­ment or­ga­ni­sé par l’Al­liance fran­çaise ne ras­semble fi­na­le­ment que très peu d’ar­tistes fran­co­phones. Ce­la s’ex­plique no­tam- ment parce que ID VIP Team a dé­jà un ré­seau d’ar­tistes an­glo­phones et que ceux-ci ont donc ré­pon­du à l’ap­pel plus ra­pi­de­ment.

La pro­gram­ma­tion n’est pas en­core com­plè­te­ment ar­rê­tée; elle evo­lue­ra jus­qu’au der­nier ins­tant, pré­vient-on à l’Al­liance fran­çaise. De toute fa­çon, le but est de dé­cou­vrir de nou­veaux ar­tistes et de « se lais­ser por­ter » le temps d’un après-mi­di, se­lon Agathe Pe­neau. « Même si tous les ar­tistes ne sont pas hy­per connus, il y a quelques perles », as­sure en sou­riant Mme Pe­neau. Sur­tout, se­lon elle, il faut se sou­ve­nir que cet évè­ne­ment est gra­tuit!

Un ho­raire pré­li­mi­naire de la jour­née est dis­po­nible à cette adresse :

http://ma­ke­mu­si­ced­mon­ton.com/mu­si­cians-sche­dule/.

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