Fo­rum na­tio­nal des jeunes am­bas­sa­deurs 2015

L’or­ga­nisme Le fran­çais pour l’ave­nir or­ga­nise la 12e édi­tion du Fo­rum na­tio­nal des jeunes am­bas­sa­deurs et elle se dé­rou­le­ra à Monc­ton, au Nou­veau-Bruns­wick, du 13 au 18 août pro­chain. La province al­ber­taine se­ra re­pré­sen­tée par quatre am­bas­sa­drices. Renc

Le Franco - - LA UNE - Hé­lène Lequitte

Cha­cun a son his­toire per­son­nelle con­cer­nant son lien avec le fran­cais, et c’est ce qui a ame­né quatre élèves, Sonia Du­chesne, Me­gan Hop­kins, Kim­ber­ly Papp et Sky­lar Van Der Kooi, à re­pré­sen­ter la province du­rant le fo­rum. Pour cer­taines, le fran­cais a com­men­cé dès leur plus jeune âge. Pour Sonia Du­chesne, c’est tout sim­ple­ment sa langue ma­ter­nelle : « Tu ne peux pas le par­ler n’im­porte où, n’im­porte quand, mais j’ai gran­di dans une com­mu­nau­té fran­co­phone, même étant en mi­no­ri­té ». Pour d’autres, c’est le pas­sage par l’école d’im­mer­sion fran­çaise. Ce fut le cas pour Kim­ber­ly Papp, 17 ans. Elle ex­plique : « Ce sont mes pa­rents qui, de­puis l’âge de 13 ans, m’ont mise dans un pro­gramme d’im­mer­sion. »

Pour d’autres, comme Sky­lar, le choix de l’im­mer­sion s’est fait dès le jar­din d’en­fant. Quant à Me­gan, seule élève ayant fait le choix du fran­çais comme se­conde langue dans son école, c’est un bon moyen de pra­ti­quer son fran­çais : « C’est la rai­son prin­ci­pale pour­quoi je veux être im­mer­gée », dit-elle. C’est en neu­vième an­née, du­rant un voyage au Qué­bec, que l’en­vie d’ap­prendre le fran­çais lui est ve­nu, même si Me­gan ne le parle pas en­core tout à fait cou­ram­ment. « Je crois qu’il y a de grands avan­tages à com­mu­ni­quer avec les gens ve­nant des ho­ri­zons dif­fé­rents; j’ai­me­rais par­ler le fran­çais. » L’in­ter­ac­tion dans une autre langue per­met des ou­ver­tures qu’on au­rait pas au­tre­ment, et c’est jus­te­ment l’in­té­rêt de ce fo­rum. Car le bi­lin­guisme est un angle im­por­tant pour la pro­mo­tion du fran­çais comme langue certes of­fi­cielle, mais au de­meu­rant mi­no­ri­taire.

Cette sé­lec­tion s’est faite à tra­vers tout le Ca­na­da se­lon dif­fé­rents cri­tères, comme l’ex­plique Su­zanne Ar­ran­da, di­rec­trice des com­mu­ni­ca­tions et de l’évè­ne­men­tiel de l’or­ga­nisme Le fran­çais pour l’ave­nir : « Les jeunes ont en­voyé un dos­sier de can­di­da­ture, com­po­sé d’une lettre de mo­ti­va­tion, ain­si que de deux lettres de ré­fé­rence... Les can­di­dats ont été sé­lec­tion­nés pour leur pas­sion et leur en­ga­ge­ment en­vers le bi­lin­guisme, leur lea­der­ship et leur im­pli­ca­tion dans des ac­ti­vi­tés en fran­çais, au sein de leurs écoles ain­si que dans leurs com­mu­nau­tés. »

Le dé­fi de conser­ver les 2 langues

Les quatre re­pre­sen­tantes sont una­nimes : elles sont toutes très contentes et fières de par­ti­ci­per aux ac­ti­vi­tés, telles que le kayak. Pen­dant une se­maine, ces quatre jeunes filles fe­ront l’ex­pé­rience d’un ap­pren­tis­sage, au tra­vers d’une se­maine d’ate­liers afin de par­faire leur rôle d’am­bas­sa­drices bi­lingues. Cette an­née, c’est le dé­ve­lop­pe­ment de compétences telles que le lea­der­ship, la com­mu­ni­ca­tion et l’es­prit d’équipe qui se­ront mises en avant.

« Même si dans ma ré­gion, j’ai ap­pris le fran­çais, ce n’était pas po­pu­laire; c’était nou­veau, ça donne un nouvel as­pect, ex­plique Sky­lar. Je veux m’amu­ser avec des per­sonnes qui ont le même amour du fran­çais. » Une autre des prin­ci­pales rai­sons pour les­quelles ap­prendre le fran­çais, c’est tout sim­ple­ment le rap­port avec ses ra­cines : « C’est bon de gar­der les ra­cines », sou­ligne Kim­ber­ley Papp. En ef­fet, son père a des ori­gines fran­co­phones.

Les quatre jeunes filles par­ta­ge­ront leur ex­pe­rience dès leur retour par le biais d’un ex­po­sé sur l’avan­tage de par­ler au moins deux langues : le fran­cais et l’an­glais.

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