Tu­to­rat en ligne: nou­velle mé­thode

Le Franco - - LA UNE - | HÉ­LÈNE LEQUITTE Pour plus d’information : help­the­chil­[email protected]­la­lear­ning.com

« Free On­line Ho­me­work Help » c’est le nom de ce nou­veau sys­tème de tu­to­rat en ligne qui ar­rive tout dou­ce­ment en Al­ber­ta et mis en place par Voi­là Lear­ning. Après avoir fait ses preuves en On­ta­rio et dans d’autres pro­vinces du pays, l’or­ga­nisme Ca­na­dian Pa­rents for French (CPFF), ba­sé en Al­ber­ta, est of­fi­ciel­le­ment par­te­naire de ce projet. Ce­la per­met­tra d’ap­por­ter des res­sources sup­plé­men­taires en fran­çais aux jeunes Al­ber­tains et ce, à l’ex­té­rieur du cadre sco­laire.

« Entre 85 et 95 pourcent de nos pa­rents dont les en­fants sont en im­mer­sion, ne parlent pas un mot de fran­çais », ex­plique Mi­chael Tryon, le di­rec­teur gé­né­ral de l’or­ga­nisme Ca­na­dian Pa­rents for French (CPFF) de l’Al­ber­ta. La dif­fi­cul­té de trou­ver des ser­vices en fran­çais ne date pas d’hier. Le sou­tien sco­laire ne fait pas ex­cep­tion à la règle. En ef­fet, il n’est pas à la por­tée de toutes les bourses de payer un pro­fes­seur de fran­çais 50 dol­lars l’heure. Mi­chael Tryon de Ca­na­dian Pa­rents for French le sou­ligne bien : « Il n’y a pas beau­coup de res­sources pour faire les de­voirs ou fi­nir les pro­jets ».

Le pro­gramme « Free On­line Ho­me­work French » pro­po­sé par Voi­là lear­ning s’est donc concré­ti­sé sur la base de l’ac­ces­si­bi­li­té et d’un be­soin réel, ce­lui de pra­ti­quer son fran­çais en de­hors de l’école. Hos­ni Zaoua­li, di­rec­teur des com­mu­ni­ca­tions à Voi­là Lear­ning sou­tient que « l’idée de dé­part, c’était de pou­voir of­frir un sou­tien sco­laire à toutes les fa­milles, qu’elles soient ai­sées, mais sur­tout celles qui sont dé­fa­vo­ri­sées. Le pro­blème c’est que dès que l’on sort de l’école, il n’y a pas moyen de pra­ti­quer son fran­çais ».

L’or­ga­nisme a donc ten­té, dans un pre­mier temps, de ré­pondre au be­soin des jeunes an­glo­phones en ap­pren­tis­sage du fran­çais et, dans un deuxième temps, à ce­lui des fran­co­phones.

La tech­no­lo­gie au ser­vice de l’ap­pren­tis­sage

Nous sommes bien loin de l’adage qui dit : « Science sans conscience n’est que ruine de l’âme ». C’est dans la Si­li­con Val­ley, à l’Uni­ver­si­té de Stan­ford que Voi­là Lear­ning a mis en place une plate forme, dé­jà exis­tante, le cam­pus vir­tuel en fran­çais.

L’as­pect tech­nique a été pen­sé par le Stan­ford’s Vir­tual Human In­ter­ac­tion Lab et fi­nan­cé par la fon­da­tion Trillium ain­si que dif­fé­rents mi­nis­tères pro­vin­ciaux de l’Édu­ca­tion au Ca­na­da. Cette mé­thode est beau­coup plus in­ter­ac­tive et les com­men­taires sont po­si­tifs.

Le con­cept est simple, 25 pro­fes­seurs sont dis­po­nibles tous les soirs de 17 à 20 heures du lun­di au jeu­di afin d’ai­der en ligne les élèves à se di­ri­ger sur le cam­pus vir­tuel en fran­çais. À la ma­nière d’un jeu vi­déo, l’élève peut lui même choi­sir un ava­tar, c’est-àdire un per­son­nage qui le re­pré­sente et où il peut choi­sir ses vê­te­ments. De là, l’élève peut po­ser toutes les ques­tions qu’il dé­sire en fran­çais à un pro­fes­seur en di­rect. Cet ap­pren­tis­sage des langues beau­coup plus in­ter­ac­tif a dé­jà fait ses preuves dans d’autres pro­vinces ca­na­diennes.

La fai­sa­bi­li­té de ce projet

Au­jourd’hui, plus de 150 000 étu­diants ca­na­diens ont ac­cès à ce pro­gramme sur leurs or­di­na­teurs, ta­blettes ou té­lé­phones cel­lu­laires. Ce­la fait trois ans qu’un tel sys­tème est en place en On­ta­rio. « Au dé­part, deux conseils sco­laires étaient in­té­res­sés, puis onze », ex­plique le di­rec­teur des com­mu­ni­ca­tions de Voi­là Lear- ning. Ce pro­gramme est gra­tuit et des­ti­né, dans l’ordre, aux pa­rents et aux élèves, aux écoles d’im­mer­sion et aux écoles fran­co­phones.

Ce­pen­dant, le ser­vice est payant pour les conseils sco­laires. D’après Hos­ni Zaoua­li, un conseil sco­laire de 5000 élèves de­vrait, par exemple, dé­bour­ser moins de 1000 dol­lars an­nuel­le­ment pour ac­cé­der à ce sys­tème.

Comme l’ex­plique Mi­chael Tryon, di­rec­teur de l’or­ga­nisme CPFF, « c’est la res­pon­sa­bi­li­té des conseils sco­laires » s’ils veulent s’abon­ner au ser­vice, qui at­tendent de voir les ré­sul­tats avant d’al­ler de l’avant avec le projet.

Le pro­gramme et l’ap­pli­ca­tion Ava­tar de Voi­là Lear­ning se­ra ac­ces­sible à par­tir de sep­tembre en Al­ber­ta. Un par­te­na­riat avec le CPFF est d’ailleurs dé­jà éta­bli pour ré­pondre aux be­soins des fa­milles al­ber­taines.

L’in­ter­face du pro­gramme Free Ho­me­work On­line Help

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