Zé­phyr en France

Le Franco - - LA UNE - OLI­VIER DÉ­NOM­MÉE

Il y a un peu plus d’un mois, la troupe de danse Zé­phyr pre­nait son en­vol pour la France, étant in­vi­tée à par­ti­ci­per pour une se­conde fois au fes­ti­val In­ter­folk de Puy- en-Ve­lay. Plai­sir, émo­tions fortes et pe­tites anec­dotes étaient au ren­dez-vous. Même quelques se­maines après le retour, la dan­seuse De­nise Anc­til garde des sou­ve­nirs tout frais de son ex­pé­rience là- bas.

« Gé­nial » et « fan­tas­tique » sont les deux pre­miers mots qui sont ve­nus en tête de De­nise Anc­til pour dé­crire sa par­ti­ci­pa­tion à l’In­ter­folk. « Je pense que tout le monde a res­sen­ti le même fee­ling », pour­suit-elle. C’était sa pre­mière fois au fes­ti­val, et cer­tai­ne­ment une des se­maines les plus exi­geantes de sa vie : « Je ne sa­vais pas ce que ça al­lait être de vivre une se­maine de danse in­ten­sive. Mais avec l’adré­na­line, tu trouves tou­jours l’éner­gie de faire tes spec­tacles, ex­plique-telle. Une ex­pé­rience comme ça nous donne le goût de conti­nuer et d’en vivre d’autres. On est ca­pable. »

Entre cou­sins

Si De­nise dit ne pas avoir eu d’at­tentes par­ti­cu­lières face au fes­ti­val, elle était sur­prise de voir que c’est plus avec les com­mu­nau­tés lo­cales qu’avec les autres troupes que Zé­phyr a tis­sé des liens du­rant la se­maine : « On a tou­jours été bien ac­cueillis et ils nous ap­pe­laient leurs cou­sins du Ca­na­da » La Fran­co-Al­ber­taine a aus­si pro­fi­té du fait qu’elle pou­vait s’adres­ser en fran­çais et être com­prise de tout le monde, ce qui contraste avec la réa­li­té al­ber­taine.

Deux choses qu’elle re­tient des Fran­çais ? « Les Fran­çais mangent bien! Ils prennent le temps de man­ger, il y a toutes les étapes… et pen­dant ce temps ils parlent. » Qua­si­ment un ri­tuel, se­lon elle, mais sur­tout une très belle ex­pé­rience. L’autre chose est le vo­ca­bu­laire, sen­si­ble­ment dif­fé­rent entre la France et le Ca­na­da. En voyant dan­ser la troupe, des Fran­çais, im­pres­sion­nés, se se­raient ex­cla­mé « oh la vache ! », créant une lé­gère confu­sion au dé­but. Même chose pour l’ex­pres­sion « c’est ter­rible ».

Le plus beau mo­ment de fra­ter­ni­té s’est pro­ba­ble­ment pas­sé à Ai­guilhe : « On a fait un spec­tacle au pied du ro­cher de la cha­pelle Saint-Michel; l’am­biance était su­per belle et il y avait beau­coup de gens. Après, on nous a in­vi­tés à man­ger, on était une cin­quan­taine en tout. Et de fa­çon très spon­ta­née on a “par­ti” une veillée à la ca­na­dienne-fran­çaise. » Les mu­si­ciens ac­com­pa­gnant Zé­phyr jouaient des airs, sui­vis des mu­si­ciens fran­çais. Puis les dan­seuses se sont aus­si mises de la par­tie. « On ne s’at­ten­dait pas à veiller si tard, mais c’était un beau mo­ment ! », conclut la dan­seuse, qui s’est fait de nou­veaux amis dé­si­rant à leur tour dé­cou­vrir le Ca­na­da et l’Al­ber­ta.

Bien que la se­maine ait été agréa­ble­ment mé­mo­rable, il était temps qu’elle se ter­mine. « Cer­taines dan­seuses com­men­çaient à avoir des bles­sures aux ar­ti­cu­la­tions, à force de gi­guer sur des plan­chers par­fois trop durs. Par­fois il y avait des plan­chers de bois… ça, c’était bien ! », spé­ci­fiet-elle en riant.

À ve­nir

Zé­phyr est ac­tuel­le­ment en pause, un re­pos bien mé­ri­té. Les ac­ti­vi­tés re­prennent en au­tomne et on voit dé­jà à plus long terme. « En 2017, ce se­ra le 150e an­ni­ver­saire de la Con­fé­dé­ra­tion ca­na­dienne, mais aus­si le 15e an­ni­ver­saire de Zé­phyr », rap­pelle De­nise Anc­til. Sans connaître les dé­tails elle-même, De­nise croit que la troupe concoc­te­ra quelque chose de spé­cial pour l’oc­ca­sion. Ce se­ra ter­rible, comme di­raient les cou­sins !

PHOTO: LFA- PHO­TO­GRA­PHIES

Bryanne Royer et De­nise Anc­til en pleine ac­tion

PHOTOS: ZÉ­PHYR / FA­CE­BOOK

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