QU’EST-CE QU’ILS EN PENSENT?

Le Franco - - ÉLECTIONS FÉDÉRALES / 8E CONTACT OUEST - MEGHANN DIONNE

NomMax- Oli­vier: Bou­cher

An­ni­ver­saire :

4 fé­vrier

Âge :

18 ans

1er vote : Élec­tions fé­dé­rales du 19 oc­tobre 2015

Com­ment te pré­pares-tu à vo­ter pour tes pre­mières élec­tions?

Je vais sou­vent sur le site d’ICI Ra­dio-Ca­na­da pour lire les nou­velles d’ac­tua­li­té po­li­tique. Mon père suit pas mal ça de près donc je re­garde des en­tre­vues avec lui et on en dis­cute en­semble.

Quelle in­fluence ta fa­mille et tes amis ont- ils sur toi?

Au­cune. Ce n’est pas mon en­tou­rage qui me di­ra com­ment et pour qui vo­ter. Je ne laisse pas fa­ci­le­ment in­fluen­cer. Si tout le monde au­tour de moi dé­cide de vo­ter pour un cer­tain par­ti po­li­tique, et que je ne par­tage pas ces idéo­lo­gies, je ne vais pas suivre le mou­ve­ment, je vais vo­ter en res­pec­tant mes propres convic­tions.

Dans le cadre de ton cours d’études so­ciales de ni­veau 30 (pour les élèves de 12e an­née), tu dois obli­ga­toi­re­ment al­ler vo­ter. Mais si ce n’était pas une obli­ga­tion, irais-tu de toute fa­çon?

Oui, parce que je me sou­cis du fu­tur de notre pays. Je veux voir du chan­ge­ment dans toutes les sphères de la so­cié­té. Je pense que mon vote peut faire la dif­fé­rence. En ce mo­ment, j’hé­site entre deux par­tis po­li­tiques, mais il me reste en­core du temps pour prendre ma dé­ci­sion.

À quoi pen­sais-tu en re­gar­dant le dé­bat des chefs du Globe and Mail qui avait lieu le 17 sep­tembre?

J’ai ri tout le long du dé­bat. Je ne peux pas croire que la stra­té­gie que les po­li­ti­ciens uti­lisent est de sans cesse ra­bais­ser les autres. Je veux les en­tendre par­ler d’eux­mêmes et de leurs idées pour le fu­tur de ce pays.

En ce mo­ment, per­sonne ne semble vrai­ment se sou­cier du fu­tur. Notre éco­no­mie est ba­sée sur­tout sur le pé­trole, une res­source qui est épui­sable. Je veux les en­tendre par­ler de pro­jets d’éner­gies so­laire et éo­lienne. Si on re­garde d’un point de vue éco­no­mique, c’est vrai que ce genre de projet coûte cher à mettre en place, mais à long terme, ça en vaut la peine.

Quelles sont les deux ques­tions que tu ai­me­rais po­ser aux chefs des prin­ci­paux par­tis po­li­tiques du Ca­na­da?

Est-ce que dans 10 ans, on va être obli­gés de por­ter des masques pour res­pi­rer? Est-ce que dans 10 ans, je vais pou­voir al­ler me bai­gner n’im­porte où?

Je trouve qu’on ne se sou­cie pas as­sez de la faune aqua­tique, c’est rare qu’on en­tende par­ler de ça dans les dé­bats. Pour­tant, c’est un bon in­di­ca­teur de com­ment se porte la pla­nète. Et puis, si on ne fait pas at­ten­tion, on risque de perdre une source ali­men­taire im­por­tante.

L’être hu­main n’est pas maître de la terre, comme plu­sieurs le pensent. Nous co­ha­bi­tons avec plu­sieurs autres es­pèces qu’il faut sa­voir res­pec­ter. En ce mo­ment, nous nous au­to-dé­trui­sons, et ce n’est pas ce que je sou­haite pour l’ave­nir du pays.

PHOTO : MEGHANN DIONNE

Newspapers in French

Newspapers from Canada

© PressReader. All rights reserved.