Voi­ci mon at­taque à cinq :

Le Franco - - DOSSIER FRANCOPHONE - MA­RIO GI­GUÈRE @coin­du­rai­sin

Dans les traces de Bob Gai­ney et de Lar­ry Ro­bin­son

Bien que Da­vid De­shar­nais soit le seul joueur fran­co­phone dans l’en­li­gne­ment du Ca­na­dien, Max Pa­cio­ret­ty et P. K. Sub­ban ont dé­mon­tré leurs prouesses dans la langue de Mo­lière du­rant leurs ré­centes confé­rences de presse. Lorsque Pa­cio­ret­ty fut nom­mé le 29e ca­pi­taine du Tri­co­lore, il constate : « Je prends des cours de­puis un an et il est évident que l’an­nonce d’au­jourd’hui me mo­ti­ve­ra à en faire en­core plus ». On doit no­ter que l’or­ga­ni­sa­tion met à la dis­po­si­tion des joueurs mo­ti­vés un pro­fes­seur pri­vé qui les ac­com­pagnent. À ce cha­pitre, Sub­ban a une bonne lon­gueur d’avance : « Ap­prendre le fran­çais a tou­jours été un ef­fort constant pour moi… J’ap­prends avec un tu­teur, deux fois par se­maine ». Au dé­lire des par­ti­sans et des jour­na­listes, ces jeunes lea­ders se fe­ront le de­voir de par­ler de fa­çon ré­gu­lière le fran­çais.

Le stra­ta­gème

Au ba­se­ball des ligues ma­jeures, l’ex­pres­sion « Mo­ney­ball » ré­fère à une stra­té­gie de re­cru­te­ment qui tente de contrer le pou­voir d’achat as­tro­no­mique des clubs les mieux nan­tis. Estce pa­reil au ho­ckey? Pre­nez l’exemple des ré­centes ac­qui­si­tions d’Alexan­der Se­min et de To­mas Flei­sch­mann par le Bleu-Blanc-Rouge, ou bien de Pierre-Alexandre Pa­ren­teau par les Maple Leafs. Ce sont ef­fec­ti­ve­ment des joueurs mis de cô­tés qui cherchent à ré­ta­blir leur juste va­leur avec une autre for­ma­tion. Mais que re­cherchent les di­ri­geants? En quelques mots, ces der­niers re­cherchent un maxi­mum de retour par rap­port au coût—tant pour le suc­cès de l’équipe que par le biais d’une tran­sac­tion. Voi­là la nuance dans l’ère du cap sa­la­rial, tous les clubs de ho­ckey même les plus riches, se servent de ce stra­ta­gème, car ils ont tous prin­ci­pa­le­ment le même pou­voir d’achat.

La res­pon­sa­bi­li­sa­tion

La sai­son der­nière, Da­vid Per­ron a dé­cla­ré aux mé­dias qu’il y avait un manque de sens des res­pon­sa­bi­li­tés dans l’or­ga­ni­sa­tion des Oi­lers tant chez les joueurs, que les en­traî­neurs et les di­ri­geants. Ce­la ex­pli­que­rait en par­tie leur mau­vais ren­de­ment du­rant la sai­son. Bien qu’il fût ex­pé­dié aux Pen­guins, il avait pos­si­ble­ment rai­son. Le 18 sep­tembre pas­sé, lors d’une pra­tique te­nue au Centre de ré­créa­tion de Leduc, le nouvel en­traî­neur Todd McLel­lan est re­ve­nu aux fonde- ments du jeu. « Tout de suite en ar­ri­vant, Todd vou­lait mettre en oeuvre la res­pon­sa­bi­li­té», ex­plique l’ai­lier Ted Pur­cell. Ce der­nier a été claire, en ajou­tant : « Il n’y au­ra pas de jours de congé et per­sonne ne pour­ra tour­ner au­tour du pot ».

« Le Ca­pi­taine » se­ra le mieux ré­mu­né­ré

Bien qu’il lui reste tou­jours un an sur son contrat ac­tuel, les Flames ont né­go­cié une nou­velle en­tente de six sai­sons avec le dé­fen­seur Mark Gior­da­no pour l’an­crer à Cal­ga­ry jus­qu’en 2022. Le nou­veau contrat lui rap­por­te­ra 40,5 mil­lions $, dont 6,75 mil­lions $ par an­née. Avant de se bles­ser au ten­don du bi­ceps au mois de fé­vrier der­nier, le grand 6’0” et 203 livres se clas­sait deuxième chez les dé­fen­seurs du cir­cuit avec 47 points en 61 matchs, ce qui lui ren­dait un can­di­dat fa­vo­ri pour le Tro­phée Nor­ris. Gior­da­no dé­bu­te­ra sa dixième sai­son avec les Flames ce mer­cre­di 7 oc­tobre.

Le dé­bat en­toure les poi­gnets

Todd Ewen, un an­cien ba­gar­reur de 6’3” et de 230 livres, s’est sui­ci­dé à l’âge 49 ans. Ori­gi­naire de Sas­ka­toon, « The Ani­mal » a joué 518 matchs et 11 sai­sons avec St-Louis, Montréal, Ana­heim et San Jose. En car­rière, il a ac­cu­mu­lé 36 buts, 40 as­sistes, 150 ba­garres et 1 911 minutes de pu­ni­tion. Sa fa­mille a ré­vé­lé qu’il était aux prises avec des pro­blèmes de dé­pres­sion de­puis de nom­breuses an­nées, tout comme les hommes forts Wade Be­lak, De­rek Boo­gaard et Rick Rypien qui, eux aus­si, ont mis fin à leurs jours en 2011. Mal­gré cette mort tra­gique, le nom et la mé­moire de Todd Ewen res­te­ra gra­vée à ja­mais sur la Coupe Stan­ley de 1993.

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