Fran­co­thon 2015

Le Franco - - LA UNE - AMY VA­CHON- CHA­BOT

C’est dans le cadre du Con­grès an­nuel de la fran­co­pho­nie que le Fran­co­thon a te­nu sa deuxième édi­tion au centre de confé­rence Shaw à Ed­mon­ton le 16 oc­tobre. Étant dif­fu­sé en di­rect sur di­verses pla­te­formes de Ra­dio- Ca­na­da, l’évè­ne­ment a per­mis d’amas­ser 220 030$ pour les 78 fonds de do­ta­tion de la Fon­da­tion fran­co-al­ber­taine.

«Avec le Fran­co­thon, nous pou­vons joindre mon­sieur-ma­dame tout le monde. Pour plu­sieurs, il s’agit d’une oc­ca­sion de faire un pre­mier geste en­vers la Fon­da­tion » ex­plique Joël F. La­voie, di­rec­teur de la FFA. En ef­fet, le Fran­co­thon per­met à n’im­porte qui, grâce à un don mi­ni­mum de 10$, de contri­buer à l’épa­nouis­se­ment de la fran­co­pho­nie al­ber­taine.

Cette an­née, en plus de se dé­rou­ler à Ed­mon­ton, trois autres ré­gions de l’Al­ber­ta ont été in­vi­tées à être de la par­tie. Le Fran­co­thon se dé­rou­lait donc si­mul­ta­né­ment à Fort McMur­ray, Cal­ga­ry et St-Isi­dore. De l’ob­jec­tif de 220 000$ que la Fon­da­tion fran­co-al­ber­taine s’était fixée à l’is­sue du suc­cès de la pre­mière édi­tion, chaque ré­gion était char­gée de re­cueillir une por­tion de ce­lui-ci.

Un dé­fi plus am­bi­tieux qui a été re­le­vé haut la main! 192 do­na­teurs ont per­mis d’amas­ser en­vi­ron 3 000$ à Fort McMur­ray, 10 000$ à St-Isi­dore, 50 000$ à Cal­ga­ry et 157 000$ pour di­vers fonds, pour un to­tal de 220 030$. Pour M.La­voie, l’ajout d’évè­ne­ment en ré­gions per­met de re­con­naitre la por­tée pro­vin­ciale de la FFA.

M. La­voie fait d’ailleurs re­mar­quer que l’an der­nier, une pre­mière ten­ta­tive réus­sie avait été ef­fec­tuée avec la com­mu­nau­té de St-Isi­dore, « L’an­née pas­sée, nous avions fait un test avec la ré­gion de St-Isi­dore et ça avait bien fonc­tion­né. Donc, cette an­née, nous avions dé­ci­dé d’of­frir la pos­si­bi­li­té à toutes les ré­gions de par­ti­ci­per ».

Une soi­rée rem­plie de sur­prises!

Ayant cette an­née comme par­te­naire le Cam­pus Saint-Jean (CSJ), tous les dons qui n’étaient pas di­ri­gés vers un fonds par­ti­cu­lier étaient at­tri­bués à ce­lui de cet éta­blis­se­ment. Étienne Ala­ry, Chef d’équipe – af­faires pu­bliques et sen­si­bi­li­sa­tion, in­dique que les fonds amas­sés per­met­tront d’amé­lio­rer la qua­li­té de vie des étu­diants du CSJ : « Que se soit pour ré­no­ver le la­bo­ra­toire de sciences ou même cons­truire un nou­vel édi­fice, les fonds per­met­tront de re­haus­ser la qua­li­té de vie des étu­diants à long terme ».

Ce der­nier a été of­fi­ciel­le­ment lan­cé l’au­tomne der­nier lors du Ga­la Saint-Jean et M.Ala­ry men­tionne que cette an­née le CSJ vi­sait à ré­col­ter une somme de 10 000$. Un ob­jec­tif qui a été surpassé et cé­lé­bré par un en­tar­tage du doyen Pierre-Yves Moc­quais. En fait, à chaque tranche de 2 500$ amas­sé, des fi­gures im­por­tantes du CSJ ont re­çu des tartes au vi­sage. M. Ala­ry s’est éga­le­ment prê­té à l’exer­cice plus d’une fois.

Pour ce qui est des autres fonds de do­ta­tion, deux grandes an­nonces ont été faites. Tout d’abord, Clau­dette et De­nis Tar­dif ont an­non­cé qu’ils oc­troie­raient 10 000$ ré­par­tis entre di­vers fonds, dont leur propre fonds qui vise à ap­puyer le dé­ve­lop­pe­ment pro­fes­sion­nel du per­son­nel en­sei­gnant.

En­suite, Frank McMa­hon an­non­cé le lan­ce­ment of­fi­ciel du fonds EFE col­lé­gial avec un don ex­cep­tion­nel de 86 585$. « L’ob­jec­tif du fonds que nous al­lons éta­blir est d’es­sayer d’en­cou­ra­ger les gens à faire des études col­lé­giales », men­tionne M.McMa­hon. D’ailleurs, plu­sieurs bourses d’un mon­tant de 750$ ont été of­fertes sur place à des étu­diantes du centre col­lé­gial.

Ghis­lain Ber­ge­ron, pré­sident de la FFA, in­dique éga­le­ment que l’ACFA de Pla­mon­don a créé un nou­veau fonds de do­ta­tion lors du Fran­co­thon, chif­frant dé­sor­mais le nombre de fonds à 78.

De plus, grâce à un par­te­na­riat avec le Re­grou­pe­ment ar­tis­tique fran­co­phone de l’Al­ber­ta (RA­FA), la soi­rée fut agré­men­tée par le ta­lent d’une va­rié­té d’ar­tistes : La Cho­rale Mé­lo­die d’amour, la poète Pier­rette Re­quier, les au­teurs-com­po­si­teur­sin­ter­prètes Ariane Mahrÿke Le­mire et Pa­trick Dunn, le pia­niste Mi­ko­laj Wars­zyns­ki, le groupe Post Script et l’au­teure Sté­pha­nie Bourgault-Dal­laire.

L’ave­nir du Fran­co­thon?

Mal­gré que le Con­grès an­nuel de la fran­co­pho­nie al­ber­taine, or­ga­ni­sé par l’ACFA, at­tire de nom­breux lea­ders com­mu­nau­taires, Joël F. La­voie pré­cise que ceux-ci ne peuvent être pré­sents lors du Fran­co­thon de leur ré­gion, ce qui pose un pro­blème pour la nou­velle réa­li­té de l’évè­ne­ment. « Il y a beau­coup de gens qui sont pré­sents au Con­grès, mais avec l’ajout des ré­gions, nous com­men­çons à nous ques­tion­ner s’il s’agit du meilleur mo­ment pour te­nir le Fran­co­thon », in­dique-t-il.

M. La­voie ajoute éga­le­ment que co­or­don­ner le Fran­co­thon en même temps que le Con­grès exige beau­coup de tra­vail, « Ce n’est pas une ques­tion que nous ne vou­lons plus tra­vailler avec l’ACFA, puis­qu’il s’agit d’un par­te­naire es­sen­tiel. Mais, la co­or­di­na­tion du Con­grès en même temps qu’ac­cueillir le Fran­co­thon c’est beau­coup pour l’ACFA ».

C’est ain­si que M. La­voie lance l’idée qu’il se­rait peu­têtre ve­nu le temps d’ex­plo­rer de nou­velles ave­nues, « Le Fran­co­thon est peut-être ren­du à avoir leur propre évè­ne­ment? » Il fait d’ailleurs ré­fé­rence à la si­tua­tion si­mi­laire que la FFA a vé­cue avec son AGA, qui était pré­sen­tée en même temps que le Con­grès et qui se dé­roule main­te­nant à un autre mo­ment.

En ter­mi­nant, le pré­sen­ta­teur de l’évè­ne­ment, Ra­dio-Ca­na­da, a confir­mé qu’il se­rait à nou­veau par­te­naire l’an pro­chain, alors ce se­ra un ren­dez-vous à ne pas man­quer en 2016.

PHO­TOS: AMY VA­CHON- CHA­BOT

Newspapers in French

Newspapers from Canada

© PressReader. All rights reserved.