DO­RÉ­NA­VANT, LE GOU­VER­NE­MENT VA ÊTRE SEN­SIBLE AUX BE­SOINS ET AS­PI­RA­TIONS DES FRAN­CO-AL­BER­TAINS

Le Franco - - FOIRE À L’EMPLOI BILINGUE À CALGARY - | GÉ­RARD LÉ­VESQUE le­vesque.ge­[email protected]­pa­ti­co.ca

La pre­mière in­ter­ven­tion pu­blique du mi­nistre res­pon­sable du Se­cré­ta­riat fran­co­phone si­gnale le dé­but d’un temps nou­veau pour les re­la­tions entre le gou­ver­ne­ment al­ber­tain et la mi­no­ri­té de langue of­fi­cielle. Sous le règne conser­va­teur, nous étions ha­bi­tués à nous faire re­fu­ser même des de­mandes de ren­contre pour dis­cu­ter de droits lin­guis­tiques. L’an­cien gou­ver­ne­ment ten­tait ain­si de pé­na­li­ser les Fran­co-Al­ber­tains parce qu’un Gilles Ca­ron avait osé re­ven­di­quer de­vant les tri­bu­naux le droit à l’ac­cès aux lois al­ber­taines en fran­çais et que notre com­mu­nau­té avait épou­sé sa cause.

Au cours des pro­chaines se­maines, la Cour su­prême du Ca­na­da va confir­mer si l’Al­ber­ta dis­po­sait, en 1988, du pou­voir uni­la­té­ral de re­ti­rer aux Al­ber­tains l’ac­cès à la lé­gis­la­tion al­ber­taine en fran­çais. Jus­qu’ici, plu­sieurs se de­man­daient quelles consé­quences la dé­ci­sion du plus haut tri­bu­nal du pays au­rait sur les ser­vices gou­ver­ne­men­taux en fran­çais dont nous avons été in­jus­te­ment pri­vés.

Pre­nant la pa­role, le 16 oc­tobre der­nier, lors du ban­quet te­nu dans le cadre du Con­grès an­nuel de la fran­co­pho­nie al­ber­taine, le mi­nistre Da­vid Eg­gen est ca­té­go­rique. Quel que soit le ju­ge­ment fi­nal de la Cour dans le dos­sier Ca­ron, ce­la ne dé­ter­mi­ne­ra pas la re­la­tion du nou­veau gou­ver­ne­ment avec nous : « Let me as­sure you that this case and the ru­ling do not de­fine our re­la­tion­ship. This will not stop us from our essential work in buil­ding a mea­ning­ful and res­pect­ful al­liance for the best in­ter­ests of Frenchs­pea­king Al­ber­tans... While I re­co­gnize that there are still gaps and is­sues in ac­ces­sing ser­vices in French, I am ho­pe­ful of the pos­si­bi­li­ties that we can start buil­ding to­day. »

En tant que mi­nistre de l’Édu­ca­tion, Da­vid Eg­gen se dit fier qu’en Al­ber­ta, les ins­crip­tions aux écoles de langue fran­çaise dé­passent le nombre de 8,500 élèves, ce qui fait qu’au pal­ma­rès de la po­pu­la­tion sco­laire fran­co­phone à l’ex­té­rieur du Qué­bec, l’Al­ber­ta oc­cupe le 3e rang, im­mé­dia­te­ment après l’On­ta­rio et le Nou­veau-Bruns­wick.

Dans le cadre de ses fonc­tions de mi­nistre de la Cul­ture et du Tou­risme, l’ho­no­rable Eg­gen pro­fite de l’oc­ca­sion pour an­non­cer que le Con­seil de dé­ve­lop­pe­ment éco­no­mique de l’Al­ber­ta (CDÉA) va bé­né­fi­cier du sou­tien de son mi­nis­tère pour me­ner une im­por­tante cam­pagne de sen­si­bi­li­sa­tion in­vi­tant les Qué­bé­cois à ve­nir dé­cou­vrir l’Al­ber­ta et notre fran­co­pho­nie.

En ter­mi­nant son al­lo­cu­tion, le mi­nistre af­firme qu’il sait bien que le tra­vail à ac­com­plir n’est pas sans dé­fis mais qu’il compte sur l’ap­pui de ses col­lègues du cau­cus du Nou­veau Par­ti Dé­mo­cra­tique, no­tam­ment sur les quinze dé­pu­tés qui peuvent s’ex­pri­mer en fran­çais. « Their in­sight and in­put will be in­va­luable to me as we move for­ward to conti­nue iden­ti­fying mea­ning­ful and prac­ti­cal ac­tions we can un­der­take to sup­port ac­cess to ser­vices in French and to streng­then and em­po­wer Al­ber­ta’s Fran­co­pho­nie for the be­ne­fit of all Al­ber­tans. »

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