« ON PEUT TOUT CAS­SER AVEC L’HUMOUR »

Le Franco - - GALA JUSTE POUR RIRE - HÉ­LÈNE LEQUITTE

Dans le cadre des Ren­dez-vous de la Fran­co­pho­nie, la com­pa­gnie Juste Pour Rire Ma­na­ge­ment a sé­lec­tion­né la ville d’Ed­mon­ton pour pré­sen­ter le ga­la D’un Rire à l’autre. C’est par l’en­tre­mise de l’ACFA d’Ed­mon­ton que le ga­la s’est te­nu à l’uni­théâtre du 1er au 2 mars. Un évé­ne­ment qui a ras­sem­blé bon nombre de per­sonnes dans la fran­co­pho­nie.

Rire ça ne peut pas faire de mal, au contraire ! Près de 310 per­sonnes se sont donc dé­pla­cées au ga­la Juste pour Rire afin d’y pas­ser un bon mo­ment. Un évé­ne­ment cultu­rel qui avait dé­jà ras­sem­blé beau­coup de fran­co­phones en 2014. Le spec­tacle avait alors lieu au Cam­pus St-Jean. Cette an­née, l’en­tre­prise Juste pour rire Ma­na­ge­ment a dé­ci­dé de re­mettre le cou­vercle avec pour par­te­naire prin­ci­paux Unis TV et l’ACFA d’Ed­mon­ton.

Deux soirs de fou rire où une bro­chette d’ar­tistes s’est suc­cé­dée avec des spec­tacles très dif­fé­rents d’un soir à l’autre. Cha­cun pos­sède son propre style, mais ar­bore aus­si des thèmes qui leur sont chers. Pour l’hu­mo­riste et au­teur Syl­vain Larocque le thème prin­ci­pal de son spec­tacle por­tait sur la langue fran­çaise. Un thème qui fait par­ti­cu­liè­re­ment échos au­près des Fran­co-Al­ber­tains, vi­vant en contexte mi­no­ri­taire. Syl­vain Larocque joue à tra­vers tout le pays et aus­si en de­hors du Ca­na­da. Le thème de la langue fran­çaise at-elle né­ces­si­té de s’adap­ter aux zones géo­gra­phiques vi­si­tées ? Syl­vain Larocque est clair : « la langue fran­çaise c’est la langue fran­çaise, les règles de­meurent les mêmes… c’est un stan­dard » ex­plique-t-il. Le spec­tacle a dé­jà été pré­sen­té à Mon­tréal et en Bel­gique. « Dans les deux cas, il a très bien fonc­tion­né », sou­li­gnet-il. Son spec­tacle met donc en lu­mière la dif­fi­cul­té pour un pe­tit gar­çon d’ap­prendre les règles du fran­çais : « il ques­tionne son pro­fes­seur sur le pour­quoi du quoi » ex­plique l’hu­mo­riste. La sub­ti­li­té et la com­plexi­té de la langue fran­çaise y sont par­fai­te­ment dé­peintes, et en­traînent le pu­blic dans une joyeuse pa­gaille de jeux de mots aus­si sub­tils que drôles. Le but de son spec­tacle porte es­sen­tiel­le­ment sur son amour de la langue fran­çaise et l’im­por­tance de bien la trans­mettre.

Une re­lève as­su­rée

Après le pas­sage très re­mar­qué de Ma­rio Jean le soir d’avant, c’est au tour de Luc Le­blanc de pré­sen­ter la deuxième soi­rée du ga­la. Ce n’est pas la pre­mière fois que cet Aca­dien de souche est de pas­sage en Al­ber­ta : « je sens que les gens sont heu­reux qu’on soit là … ils savent que c’est une émis­sion de té­lé, ils em­barquent ». Un to­tal de six ar­tistes par ga­la, sept avec l’ani­ma­teur, ont joué de­vant un pu­blic sur­vol­té. Tous ces ar­tistes sont des hu­mo­ristes de la fran­co­pho­nie ca­na­dienne : « lors du pre­mier ga­la les deux pre­miers sont Aca­diens, les quatre autres sont du Qué­bec, dans le deuxième ga­la le pre­mier est On­ta­rien, les deux sui­vants sont du Ma­ni­to­ba et les trois der­niers sont du Qué­bec », ex­plique l’ani­ma­teur.

Tous ces ar­tistes re­pré­sentent pour la ma­jo­ri­té la re­lève ar­tis­tique fran­co­phone du pays. L’humour est un vec­teur tout aus­si puis­sant qu’in­at­ten­du dans la ma­nière de ras­sem­bler les gens et ce­la même dans un contexte mi­no­ri­taire. Fran­çois Massicotte était lui aus­si de la par­tie, puis­qu’il a joué une pre­mière fois à Ed­mon­ton, puis à la Ci­té des Ro­cheuses à Cal­ga­ry.

Le ga­la D’un rire à L’autre a fait un ta­bac lors de son pas­sage à Ed­mon­ton le 1er et le 2 mars. Un suc­cès que Syl­vain Larocque ré­su­me­rait en qu­leques mots : « on peut tout cas­ser avec l’humour ».

Syl­vain La­roque

Luc Le­blanc PHO­TOS : HÉ­LÈNE LEQUITTE

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