La Grand Messe du FOLK FES­TI­VAL

C’est un drôle de fes­ti­val que ce­lui du Ed­mon­ton Folk Fes­ti­val, ce­lui-ci s’est ter­mi­né le 7 août der­nier au Gal­la­gher Park. Aux dires de plu­sieurs, ce ren­dez-vous an­nuel de la ca­pi­tale al­ber­taine est un in­con­tour­nable des fes­ti­vals de l’Ouest ca­na­dien. La

Le Franco - - LA UNE - mar­tin bou­cHard Jour­na­liste Ed­mon­ton

Le fes­ti­val a bien dé­bu­té, jeu­di le 4 août, sous un so­leil de plomb. Ve­nus du Québec, The Barr Bro­thers et Bob­by Ba­zi­ni ont of­fert des pres­ta­tions bien sen­ties et chau­de­ment ac­cueillies. « C’est un fes­ti­val as­sez par­ti­cu­lier, mais nous ai­mons nous pro­duire ici », a fait sa­voir Sa­rah Pa­gé, membre des Barr Bro­thers, dans une très courte entrevue. De son cô­té, Bob­by Ba­zi­ni a louan­gé les lieux dans les­quels prend place le fes­ti­val. « C’est ma pre­mière fois ici, et c’est vrai­ment co­ol, avec le cou­ché de so­leil. L’am­biance est vrai­ment gé­niale », a-til dit. Il s’est avoué sur­pris et heu­reux de voir que les gens connais­saient les pa­roles de ses chan­sons. « Les spec­ta­teurs sont très à l’écoute, ça m’a per­mis de pré- sen­ter mes nou­velles chan­sons », s’est-il ré­joui. Le clou de la soi­rée : le groupe Ka­leo, tout droit sor­ti d’Ice­lande. Avec sa voix grave, le chan­teur Da­vid An­tons­son donne une sa­veur toute loui­sia­naise aux chan­sons, no­tam­ment sur la pièce « Automobiles », une ode folk aux road trips amé­ri­cains.

The Cat Em­pire

La pres­ta­tion of­ferte par la for­ma­tion ori­gi­naire d’Aus­tra­lie a fait le bon­heur des fes­ti­va­liers, sa­me­di le 6 août. Sous un ciel bleu et un so­leil au zé­nith, le groupe a en­chaî­né les suc­cès, lui qui roule sa bosse de­puis 1999. « C’est vrai­ment in­té­res­sant de jouer en plein jour, nous sommes ha­bi­tuel­le­ment un groupe de la nuit. C’est un contraste que nous avons ai­mé », a af­fir­mé Oli­ver McGill, un des chan­teurs. La foule, elle, s’est dé­han­chée aux sons des rythmes ska et reggae, la marque de com­merce du sex­tuor. « C’est notre pre­mière fois à ce fes­ti­val, mais nous comp­tons re­ve­nir si on nous in­vite en­core », a-t-il conti­nué. Le groupe a d’ailleurs of­fert un par­ty pri­vé aux bé­né­voles de l’évè­ne­ment, di­manche. Or, se­lon plu­sieurs, la meilleure pres­ta­tion de la jour­née de sa- me­di a été of­ferte par Pas­sen­ger, chan­teur folk et tour­men­té du Royaume-Uni, à la voix unique. Évi­dem­ment, toutes les filles ont chan­té « Let her go », avec le mu­si­cien…

Na­tha­niel Ra­te­liff

La der­nière jour­née du fes­ti­val a vu plu­sieurs spectacles dignes de men­tion, à com­men­cer par LP, chan­teuse folk des ÉtatsU­nis, à l’écri­ture poi­gnante. Puis ce fut le tour de Na­tha­niel Ra­te­liff & The Night Sweats à en- flam­mer la scène. Le groupe a évi­dem­ment chan­té son hymne à la bois­son, « Son of a bitch, give me a drink », et les fes­ti­va­liers en ont pro­fi­té pour lâ­cher leur fou, avant de ren­trer chez eux dans la dou­ceur de la nuit, épui­sés mais sa­tis­faits de ce fes­ti­val ras­sem­bleur et unique.

« C’Est vrai­mEnt in­té­rEs­sant dE jouEr En plEin jour, nous sommEs ha­bi­tuEl­lE­mEnt un groupE dE la nuit » —thECatEm­pirE

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