REN­TRÉE À LA SPEFSA

Le Franco - - FRONT PAGE - PAR HÉ­LÈNE LEQUITTE

Cette an­née la ren­trée est très char­gée pour la So­cié­té de la pe­tite en­fance et de la Fa­mille du Sud de l’Al­ber­ta (SPEFSA). De nom­breux pro­jets sont à l’oeuvre pour fa­vo­ri­ser la so­cia­li­sa­tion des tout-pe­tits. Mal­gré les dé­fis que re­pré­sentent le mi­lieu mi­no­ri­taire, l’ap­pui pa­ren­tal se porte bien pour faire du fran­çais une nor­ma­li­té. « Dans la vie de tous les jours des tout-pe­tits, ce­la va faire un grand chan­ge­ment, eux qui peinent à ac­cro­cher concrè­te­ment en fran­çais, en de­hors d’un cours de ma­thé­ma­tique ou de géo­gra­phie », s’ex­clame Christiane Tanguay, di­rec­trice de la SPEFSA, pour abor­der les nom­breux pro­jets qui bouillonnent au sein de l’or­ga­nisme. Des ac­ti­vi­tés sont dé­jà mises en place, et ce, tous les jours de la se­maine comme par exemple Re­lax Max ou bien en­core Je cui­sine avec un grand : les boîtes à lunch. Ces ac­ti­vi­tés visent à fa­vo­ri­ser prin­ci­pa­le­ment le dé­ve­lop­pe­ment de l’en­fant « c’est vrai­ment un en­droit où on va par­ta­ger un mo­ment de dé­tente et de dé­cou­verte », sou­ligne la di­rec­trice. D’ailleurs, des ani­ma­trices sont pré­sentes afin de mon­trer des fa­çons de faire aux nou­veaux pa­rents. Le man­dat de la SPEFSA est clair : fa­vo­ri­ser le bien être des fa­milles fran­co­phones et, ou fran­co­philes de Calgary « en ap­puyant sur le dé­ve­lop­pe­ment de l’en­fant et le dé­ve­lop­pe­ment des ha­bi­le­tés pa­ren­tales en adé­qua­tion avec le dé­ve­lop­pe­ment de ce der­nier », ex­plique Mme Tanguay. Les nou­veau­tés Pour la ren­trée, de nou­velles fa­çons de tra­vailler lors des ate­liers se­ront adop­tées. « Les gens ne s’ins­crivent pas à l’avance, donc on doit faire avec les en­fants et les pa­rents qui se pré­sentent tous les jours, » constate la di­rec­trice. De­puis qu’ils ont ac­quis la dé­si­gna­tion de centre d’ap­pui pa­ren­tal, un adulte for­mé peut don­ner des ate­liers en ha­bi­le­té pa­ren­tale. « Les ser­vices en triple P pour une Pra­tique Pa­ren­tale Po­si­tive, sou­haitent in­té­grer à l’in­té­rieur de la vie fa­mi­liale, une cer­taine dis­ci­pline pour tendre vers une cer­taine so­cia­li­sa­tion, » ex­plique la di­rec­trice. À l’au­tomne, un ques­tion­naire ASQ (An­gels and Stages Ques­tion­na­ry) se­ra pré­sen­té afin de dé­pis­ter très tôt des troubles du com­por­te­ment ou cer­taines dif­fi­cul­tés chez l’en­fant. Autre chan­ge­ment no­table se­lon la di­rec­trice, des cli­niques ASQ de­vraient être te­nues un peu par­tout en par­te­na­riat avec les pré-ma­ter­nelles sur Calgary et ses en­vi­rons. « Les choses ne sont pas en­core si­gnées, le Fran­co-Sud (ndlr Conseil sco­laire Fran­co-Sud) a connu beau­coup de chan­ge­ment cet été, » ex­plique t-elle. Cer­taines choses de­vraient s’en­clen­cher ra­pi­de­ment cet au­tomne comme la li­vrai­son du pro­gramme après école. Ce der­nier per­met­tra de rendre des ser­vices dans les écoles fran­co­phones à Calgary grâce à une sub­ven­tion ac­cor­dée de Pa­tri­moine Ca­na­da. « L’an­née der­nière avant de dé­po­ser la de­mande à Pa­tri­moine Ca­na­da, on s’est li­vré à ce que j’ap­pelle pas vrai­ment des tests de mar­ché, mais une cer­taine im­plan­ta­tion. On a tes­té dans une école avec un ser­vice de garde cer­tains ate­liers, dif­fé­rents groupes d’âge, un nombre dif­fé­rent d’en­fants sur plu­sieurs se­maines, » confie Mme Tanguay. Ces ate­liers au­ront pour but prin­ci­pal de dé­ve­lop­per des in­té­rêts en de­hors du cur­sus sco­laire. Le pro­gramme op­ti­mum a dé­jà été pré­sen­té aux dif­fé­rentes di­rec­tions de Fran­co-Sud. Cinq écoles ont dé­jà choi­si d’of­frir ces ate­liers.

« IL FAUT POU­VOIR CRÉER DES OP­POR­TU­NI­TÉS OÙ LES EN­FANTS VONT POU­VOIR RELATIVISER LES CHOSES ET S’APERCEVOIR QUE LE FRAN­ÇAIS C’EST NOR­MAL »

Le lan­ce­ment of­fi­ciel de la pre­mière ses­sion de trois de­vrait se dé­rou­ler juste après l’Ac­tion de Grâce et ce jus­qu’à Noël. Une tour­née des écoles se­ra faite fin sep­tembre pour pré­sen­ter le pro­gramme aux pa­rents. La po­pu­la­tion fran­co­phone sur Calgary gran­dit de fa­çon ex­po­nen­tielle. Ces ini­tia­tives ap­portent un sou­tien aux fa­milles qui im­migrent ou dé­mé­nagent : « il faut pou­voir créer des op­por­tu­ni­tés où les en­fants vont pou­voir relativiser les choses et s’apercevoir que le fran­çais c’est nor­mal », conclue Mme Tanguay.

— CHRISTIANE TANGUAY

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