ATTRAPEUR DE RÊVES AU­TOCH­TONES…ET FRAN­CO­PHONES

Le Franco - - EDMONTON -

Le plus grand attrapeur de rêves d’Amé­rique du Nord a sur­vé­cu aux feux de Fort McMur­ray, et se trouve dé­sor­mais à Edmonton.

Me­su­rant plus de trois mètres de dia­mètre et pe­sant plus de 90 ki­lo­grammes, cet em­blème de la tra­di­tion amé­rin­dienne a été dé­voi­lé le 22 sep­tembre au Sa­wridge Inn Edmonton South, de­vant un groupe de clients et par­te­naires com­mer­ciaux, dont l’ACFA ré­gio­nale d’Edmonton.

Se­lon John MacNutt, PDG du groupe Sa­wridge à qui ap­par­tient cet attrapeur de rêves, il s’agit du plus grand d’Amé­rique du Nord. Une re­cherche ra­pide sur in­ter­net montre tou­te­fois que plu­sieurs autres ar­tistes clament le même titre.

Mais ce­la n’en­lève rien au ca­rac­tère spé­cial de cette oeuvre d’art, et à l’émo­tion qui se dé­ga­geait de la salle où a eu lieu la cé­ré­mo­nie de pu­ri­fi­ca­tion ce soir-là. UN SUR­VI­VANT DES FEUX

« Je suis tel­le­ment contente qu’ils aient pu le sau­ver » (tra­duc­tion libre), a dé­cla­ré Era Rowles, di­rec­trice de la ga­le­rie qui a com­man­dé l’oeuvre en 2005.

Créé par l’ar­tiste Ka­thy Shirt et sa fille Laura, il a d’abord été ex­po­sé pen­dant 10 ans à l’hô­tel Sa­wridge de Fort McMur­ray. « C’est un peu doux-amer de le voir ici » (tra­duc­tion libre), a confié Bren­da Black, vice-pré­si­dente pour les ser­vices cor­po­ra­tifs de ATCO et fi­dèle cliente de l’hô­tel de Fort McMur­ray.

Les fu­mées des in­cen­dies de mai der­nier l’ont en­dom­ma­gé et il a fal­lu plus de 20 heures de tra­vail pour le re­mettre en état, a ex­pli­qué Mme Rowles.

Pour la chaîne d’hô­tels Sa­wridge, fon­dée en 1972 par la pre­mière na­tion de Sa­wridge, il est im­por­tant de per­pé­tuer la culture des pre­mières na­tions, a sou­li­gné M. MacNutt. Se­lon la croyance po­pu­laire, l’attrapeur de rêves a pour fonc­tion d’em­pê­cher les mau­vais rêves d’en­va­hir le som­meil de son dé­ten­teur. Quoi de plus ap­pro­prié pour un hô­tel où nombre de gens passent leur nuit.

« Nous adop­tons la culture des pre­mières na­tions dans tout ce que nous fai­sons (tra­duc­tion libre) », a sou­li­gné le PDG. In­ter­ro­gé sur le nombre d’em­ployés au­toch­tones dans son en­tre­prise, il n’a pour­tant pas su ré­pondre, et a fi­ni par ajou­ter que « nous n’en n’avons pas au­tant que nous le sou­hai­te­rions (tra­duc­tion libre). »

FRAN­CO­PHO­NIE ET PRE­MIÈRES NA­TIONS

Dans l’as­sem­blée se trou­vaient Ma­ga­lie Ber­ge­ron, di­rec­trice de l’ACFA ré­gio­nale d’Edmonton, et Mi­chael Tryon, di­rec­teur exé­cu­tif de Ca­na­dian Pa­rents for French – Al­ber­ta. Les deux or­ga­ni­sa­tions sont des clients pri­vi­lé­giés de la chaîne d’hô­tels et l’ACFA ré­gio­nale vient d’ailleurs de conclure un par­te­na­riat se­lon le­quel tous ses membres ont droit à des ta­rifs pré­fé­ren­tiels dans tous les hô­tels de la pro­vince. Mais Mme Ber­ge­ron n’était pas seule­ment là en tant que par­te­naire com­mer­ciale, puis­qu’elle am­bi­tionne de re­vi­go­rer les liens qui unissent fran­co­phones et au­toch­tones. « Ces deux po­pu­la­tions ont une his­toire par­ti­cu­lière ; très peu de gens le savent mais les fran­co­phones ont été les pre­miers eu­ro­péens à ar­ri­ver ici en Al­ber­ta », a in­di­qué la di­rec­trice. « L’ACFA ré­gio­nale pour­rait or­ga­ni­ser des évé­ne­ments com­muns, en fai­sant une place aux pre­mières na­tions », a-t-elle sug­gé­ré.

Le 150e an­ni­ver­saire ap­proche, a sou­li­gné Mme Ber­ge­ron, et c’est une belle oc­ca­sion de par­ler de notre his­toire com­mune…

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