UNE JEU­NESSE « ENRAJÉE »!

Le Franco - - EDMONTON - PAR MAR­TIN BOU­CHARD

Plus de 850 jeunes pro­ve­nant de 27 ré­gions de l’Al­ber­ta se sont réuni le 30 sep­tembre der­nier, à l’école Mi­chaëlle-Jean, avec un seul but en tête : s’amu­ser, et ce, dans le cadre du plus grand ras­sem­ble­ment jeu­nesse de la pro­vince, une ini­tia­tive de Fran­co­pho­nie Jeu­nesse de l’Al­ber­ta (FJA).

Même si la tem­pé­ra­ture n’était pas des plus clé­mente, les jeunes ont pu lâ­cher leur fou et aus­si ap­prendre dans un contexte so­cial et ami­cal fran­co­phone. «C’est vrai­ment le but de l’évè­ne­ment : de créer le dé­clic », com­mence Ca­sey Ed­munds, di­rec­teur gé­né­ral de FJA. Pour lui, il est im­por­tant que des jeunes vi­vants dans de pe­tites com­mu­nau­tés fran­co­phones puissent se ras­sem­bler lors d’un évè­ne­ment fes­tif. « On sou­haite aus­si que les jeunes adhèrent aux va­leurs de FJA, qu’ils em­brassent notre cause », pour­suit-il.

DES ATE­LIERS ET DES AC­TI­VI­TÉS POUR TOUS LES GOÛTS

Vé­lo, soc­cer, cirque, pein­ture, jour­na­lisme, en­tre­pre­na­riat, et en­core plus: les choix ne man­quaient pas pour in­té­res­ser les jeunes à la culture fran­co­phone. « C’est co­ol. J’aime me prome« et dé­cou­vrir la ville d’Edmonton en vé­lo, c’est une belle ac­ti­vi­té », a no­tam­ment ex­pli­qué You­sef Abra­ham, ve­nu de Grande Prai­rie.

Pour sa part, So­phie La­joie, qui en est à sa pre­mière ex­pé­rience au RaJe, a dit ado­rer l’am­biance. « C’est le fun, je ne sa­vais pas qu’il y avait au­tant de fran­co­phones, c’est cer­tain que je re­vien­drai l’an pro­chain », a-telle fait sa­voir.

Évi­dem­ment, l’évè­ne­ment ne se­rait pas pos­sible sans la par­ti­ci­pa­tion de plu­sieurs di­zaines de bé­né­voles et ani­ma­teurs qui ont gra­cieu­se­ment of­fert de leur temps et de leur ex­per­tise. Par­mi ceux-ci, Hé­lène Lequitte, ré­dac­trice en chef du jour­nal Le Fran­co, a of­fert un ate­lier sur le jour­na­lisme. « C’était bien, mais comme il y avait de très jeunes élèves et des ado­les­cents, il a été dif­fi­cile de re­joindre les groupes de fa­çon égale. Peu­têtre de­vraient-t-on di­vi­ser les élèves par ca­té­go­rie d’âge afin d’adap­ter le conte­nu », a-t-elle sug­gé­ré.

De son cô­té, Pa­tri­cia Au­ger-La­chance, qui don­nait un ate­lier sur l’en­tre­pre­na­riat, a ap­pré­cié la vi­ta­li­té des jeunes pré­sents. « Leur créa­ti­vi­té dé­bor­daient. Ils ont pro­po­sé des idées d’en­tre­prises vrai­ment in­té­res­santes, c’était de les voir al­ler », a-t-elle dit.

Sur l’heure du mi­di, des spec­tacles mu­si­caux ont di­ver­tit les par­ti­ci­pants, à di­vers de­grés d’ap­pré­cia­tion. « Nous réa­li­sons que la pro­gram­ma­tion doit re­joindre les jeunes. Nous avons vu que BMB Pro­duc­tions, ça marche, ce sont des jeunes qui ont pas­sé par FJA et ils savent comment in­ter­pel­ler les par­ti­ci­pants au sein d’un foule aus­si grande, avec un pro­duit fran­co­phone, sans que ce soit rin­gard. C’est ac­tuel, ça vient d’eux c’est réel­le­ment par et pour les jeunes», s’est ré­joui Ca­sey Ed­munds.

Par contre, comme il le fait sa­voir, la très grande par­ti­ci­pa­tion des jeunes a cau­sé des dé­fis lo­gis­tiques qui ont nui au suc­cès d’autres ar­tistes. « Les ar­tistes ve­nus de la Sas­kat­che­wan ont moins bien fonc­tion­né. Au dé­part, nous de­vions pro­duire le spec­tacle à l’in­té­rieur, avec un concept d’éclai­rage vrai­ment in­té­res­sant et de la fu­mée, mais ce­la n’a pas été pos­sible », concède le di­rec­teur.

Cô­té bouffe, les jeunes ont été choyés! Cinq « Food Trucks » ont com­blé l’ap­pé­tit des par­ti­ci­pants, le plus po­pu­laire étant ce­lui du res­tau­rant La Pou­tine.

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