STEF PA­QUETTE : COUP DE COEUR FRAN­CO­PHONE !

Le Franco - - LA UNE - Alexan­dra de Moor Jour­na­liste Le Fran­co

Le 4 no­vembre pro­chain, à la Ci­té des Ro­cheuses, Stef Pa­quette par­ta­ge­ra sa pas­sion avec les fran­co­phones et fran­co­philes de Cal­ga­ry. Ren­contre avec l'ar­tiste.

Le Fran­co : Avec les spec­tacles, vous avez l'oc­ca­sion de voya­ger à tra­vers le Ca­na­da, mais où êtes-vous éta­bli dans la vie?

Stef Pa­quette : Je suis un gars du nord de l'On­ta­rio, et j'ha­bite tou­jours là au­jourd'hui. J'ai gran­di à Sud­bu­ry, dans une com­mu­nau­té fran­co­phone mi­no­ri­taire. Il y a tout de même 600 000 fran­co­phones dans cette pro­vince.

LF : Avez-vous tou­jours vou­lu faire ce mé­tier-là?

SP : Je n'ai ja­mais vou­lu faire autre chose. La vie que je mène en ce mo­ment, c'est qui je suis. Être ar­tiste, je ne consi­dère pas ça comme un mé­tier, mais plu­tôt comme une pas­sion. Je n'ai pas en­vie d'avoir un em­ploi qui me rend mal­heu­reux pen­dant la se­maine, pour pou­voir faire ce que j'aime seule­ment la fin de se­maine. En plus, j'ai la chance de faire plu­sieurs choses dif­fé­rentes. Je suis entre autres ani­ma­teur pour l'émis­sion Pla­nète BRBR, dif­fu­sée sur la chaine de télévision fran­co­phone de l'On­ta­rio TFO.

LF : Y a-t-il eu un élé­ment dé­clen­cheur, un évé­ne­ment qui vous a mo­ti­vé à faire de la mu­sique l'un de vos ga­gne­pains?

SP : Je pense que ma car­rière de mu­si­cien a pris son en­vol lorsque j'ai par­ti­ci­pé au Fes­ti­val de la chan­son de Saint-Am­broise. J'étais le pre­mier Fran­co-On­ta­rien à ga­gner ce concours. C'est à ce mo­ment-là que j'ai su que je vou­lais conti­nuer sur cette voie. De­puis ce temps, les évé­ne­ments conti­nuent de me le confir­mer. Par exemple, l'an­née der­nière, je suis de­ve­nu le pre­mier ar­tiste fran­co­phone hors Qué­bec à prendre part à une tour­née na­tio­nale. Cette an­née-là, j'étais avec Fred Pellerin. Et je suis très en­thou­siaste à l'idée de le re­faire cette an­née et de vi­si­ter des en­droits, des coins de pays où je n'ai ja­mais mis les pieds. Sur­tout, je trouve ça vrai­ment spé­cial et tou­chant de pas­ser de pre­mière par­tie à ar­tiste prin­ci­pal.

LF : Pour­quoi avoir dé­ci­dé de chan­ter en fran­çais?

SP : En fait, ce n'est pas un choix que j'ai fait, c'est seule­ment ce qui m'a pa­ru plus na­tu­rel. Je suis fran­co­phone, mon en­tou­rage l'est aus­si, donc je chante en fran­çais! Per­son­nel­le­ment, s'il y a une chose dont je suis convain­cu de­puis le dé­but de ma car­rière, c'est que je ne veux pas faire de « co­ver ». Je chante mes propres chan­sons, et il se trouve que je com­pose en fran­çais.

LF : Comment dé­cri­vez-vous votre style de mu­sique?

SP : On forme un trio acous­tique qui com­prend deux gui­tares et un vio­lon. Je sais qu'avec la tech­no­lo­gie au­jourd'hui, on peut créer toute sorte de sons et d'ef­fets spé­ciaux, mais il y a quelque chose que j'ap­pré­cie par­ti­cu­liè­re­ment dans la sim­pli­ci­té. Je pense aus­si qu'un spec­tacle acous­tique est bien plus ac­ces­sible pour tout le monde, peu im­porte les âges. J'im­pro­vise aus­si beau­coup sur scène, et j'es­saie du mieux que je peux de li­vrer quelque chose d'ori­gi­nal et qui va plaire.

LF : Quelle a été votre plus belle ex­pé­rience de scène?

SP : Il y en a tel­le­ment! Entre autres, lorsque je fai­sais la pre­mière par­tie de Fred Pellerin, j'ai trou­vé ex­trê­me­ment plai­sant de re­ce­voir une ova­tion de la part de son pu­blic. J'admire beau­coup cet ar­tiste, et c'était très mo­ti­vant de consta­ter que ses ad­mi­ra­teurs avaient ap­pré­cié ma mu­sique.

J'ai aus­si eu la chance de par­ti­ci­per au fes­ti­val de mu­sique Sans Fron­tières à Caïre en 2005. De jouer sur une scène en Égypte avec des ar­tistes d'un peu par­tout, c'est as­sez sur­réel.

LF : Le spec­tacle du 4 no­vembre à la Ci­té des Ro­cheuses ap­proche, comment ap­pré­hen­dez-vous cette soi­rée ?

Puisque je viens moi aus­si d'un mi­lieu fran­co­phone mi­no­ri­taire, je peux com­prendre la réa­li­té de la com­mu­nau­té fran­co­phone de Cal­ga­ry. Les gens qui vont se dé­pla­cer pour ve­nir voir mon spec­tacle, ils vont ve­nir voir un ar­tiste qui leur res­semble, qui les com­prend. J'ai aus­si hâte de par­ta­ger la scène avec des mu­si­ciens pour la pre­mière fois, ça pro­met bien des sur­prises!

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