UN PIED DANS LE MONDE DU TRA­VAIL

Le Franco - - ÉDUCATION - PAR SO­PHIE MUL­LER

Le 2 no­vembre der­nier, 43 élèves de l’école de la Rose sau­vage se sont plon­gés dans le monde du tra­vail le temps d’une jour­née d’ob­ser­va­tion. Une fa­çon pour eux de com­men­cer à son­ger à leurs op­tions de car­rière.

C’est dans le cadre du pro­gramme na­tio­nal « In­vi­tons nos jeunes au tra­vail » que l’école de la Rose sau­vage a or­ga­ni­sé une jour­née d’ob­ser­va­tion des­ti­née à don­ner aux élèves de deux classes de 9e an­née une ex­pé­rience de la vie pro­fes­sion­nelle.

Sous l’im­pul­sion de Na­dia La­chance, en­sei­gnante, cha­cun des 43 élèves a pas­sé la jour­née du 2 no­vembre sur le lieu de tra­vail d’un pa­rent ou d’un membre de la fa­mille. Ceux qui n’ont pas trou­vé de pla­ce­ment ont eu la pos­si­bi­li­té de pas­ser cette jour­née à l’école, en ob­ser­vant par exemple le tra­vail du se­cré­ta­riat ou de la con­cier­ge­rie.

« L’IDÉAL EST POUR EUX DE TROU­VER UN PLA­CE­MENT QUI COR­RES­POND À UN DO­MAINE QUI LES IN­TÉ­RESSE »

« On es­saie de les res­pon­sa­bi­li­ser dès le dé­but de l’an­née, de les faire ré­flé­chir à ce qu’ils veulent faire de cette jour­née», a ex­pli­qué Mme La­chance. Car ils ne sont pas obli­gés d’al­ler sur le lieu de tra­vail de leurs pa­rents, ils peuvent choi­sir autre chose.

« L’idéal est pour eux de trou­ver un pla­ce­ment qui cor­res­pond à un do­maine qui les in­té­resse », a pour­sui­vi l’en­sei­gnante. Mais cer­tains de ces ado­les­cents at­tendent par­fois la der­nière mi­nute, et fi­nissent par pas­ser cette jour­née dans un lieu qui ne leur convient pas.

« Mais même s’ils n’ont pas ai­mé cette ex­pé­rience, c’est bé­né­fique. Je leur dis : au moins, tu sais que tu peux éli­mi­ner ça de tes choix de car­rière ! », a pré­ci­sé Mme La­chance.

L’ob­jec­tif est de don­ner à ces élèves une ex­pé­rience du monde du tra­vail, et de les ai­der ain­si à faire des choix éclai­rés pour leur ave­nir pro­fes­sion­nel.

- NA­DIA LA­CHANCE

Chaque an­née, la ma­jo­ri­té des élèves re­viennent sa­tis­faits de cette jour­née d’ob­ser­va­tion, a as­su­ré l’en­sei­gnante, et cer­tains ont même pu ap­pro­fon­dir leur com­pré­hen­sion de cer­tains mé­tiers. « Une an­née, a-t-elle raconté, une élève qui avait pas­sé la jour­née dans la gar­de­rie où sa mère tra­vaillait est re­ve­nue en di­sant qu’elle com­pre­nait pour­quoi sa mère était fa­ti­guée le soir ! »

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