DE NOU­VEAUX ES­PACES POUR ALEXANDRE-TA­CHÉ

Mot du di­rec­teur gé­né­ral

Le Franco - - JEUNESSE -

Le 14 no­vembre der­nier, les élèves de l’école se­con­daire Alexandre-Ta­ché de St. Al­bert ont fran­chi pour la pre­mière fois les portes de leur nou­velle école. Une école lon­gue­ment at­ten­due dont la construc­tion avait été an­non­cée en avril 2014 par le gouvernement pro­vin­cial. Les sou­rires af­fi­chés sur tous les vi­sages à la sor­tie de l’au­to­bus sco­laire en di­saient long sur l’ex­ci­ta­tion et la joie d’en­trer dans une belle et grande école, bien éclai­rée, amé­na­gée pour of­frir tous les cours com­plé­men­taires dignes d’une école se­con­daire, avec de sur­croit un grand gym­nase. Bien que cet amé­na­ge­ment soit at­ten­du pour n’im­porte quel élève al­ber­tain, il est par­fois sur­pre­nant de consta­ter les condi­tions dans les­quelles nos élèves fran­co­phones doivent évo­luer avant d’en ar­ri­ver à des ins­tal­la­tions ré­pon­dant à leurs be­soins. Tous nos élèves de­vraient avoir le droit d’étu­dier et d’évo­luer dans des lo­caux ap­pro­priés. Mais la réa­li­té est tout autre et l’exemple d’Alexandre-Ta­ché en té­moigne.

L’école Alexandre-Ta­ché a ou­vert ses portes en 2009 pour mieux des­ser­vir les élèves de la 10e à la 12e an­née vi­vant à St. Al­bert. Au­pa­ra­vant, ces élèves de­vaient se rendre à l’école se­con­daire Mau­rice-La­val­lée. Le Con­seil sco­laire Centre-Nord (CSCN) a dû faire preuve de créa­ti­vi­té pour trou­ver un em­pla­ce­ment qui pou­vait ré­pondre aux be­soins des élèves, puis­qu’au­cun autre édi­fice de na­ture sco­laire n’était dis­po­nible pour les ac­cueillir. C’est donc au rez-de-chaus­sée du centre You­ville que le CSCN a ou­vert l’école. Un es­pace loin d’être conven­tion­nel, sans lo­caux spé­cia­li­sés ni gym­nase, avec peu de fe­nêtres. Un par­te­na­riat avec St. Al­bert Ca­tho­lic High School a per­mis l’ac­cès li­mi­té à un gym­nase et à d’autres lo­caux. La construc­tion d’une école se­con­daire fran­co­phone à St. Al­bert est ra­pi­de­ment de­ve­nue une prio­ri­té. Il au­ra fal­lu sept autres an­nées et beau­coup de dé­ter­mi­na­tion du per­son­nel, des pa­rents et des élèves avant que le pro­jet ne de­vienne réa­li­té.

Le rôle des pa­rents

L’exemple de l’école Alexandre-Tâ­ché dé­montre que l’ac­qui­si­tion d’es­paces sco­laires ré­pon­dant aux be­soins des élèves fran­co­phones n’a ja­mais été fa­cile. Que ce soit en Al­ber­ta, en Co­lom­bie-Bri­tan­nique, en Sas­kat­che­wan, aux Ter­ri­toires du Nord-Ouest et ailleurs au Ca­na­da, l’en­ga­ge­ment des pa­rents fran­co­phones à faire re­con­naître leurs droits s’est souvent tra­duit par des mo­bi­li­sa­tions consi­dé­rables pour avoir des ins­tal­la­tions ré­pon­dant aux be­soins de leurs en­fants. Avoir pi­gnon sur rue est pour­tant une com­po­sante es­sen­tielle à l’af­fir­ma­tion d’une com­mu­nau­té. Lorsque les élèves et les pa­rents entrent dans un bel édi­fice ar­bo­rant fiè­re­ment le nom de l’école, c’est toute une com­mu­nau­té qui se bombe le torse.

Et c’est ce qui s’amorce dans une autre com­mu­nau­té sco­laire du CSCN. L’an­nonce ré­cente du pro­jet de construc­tion de Jo­seph-Mo­reau s’ins­crit dans la même veine. Pre­mière construc­tion sco­laire fran­co­phone à Edmonton de­puis plus de deux dé­cen­nies, ce pro­jet a dé­jà pour ré­sul­tat d’en­ga­ger la com­mu­nau­té sco­laire dans un exer­cice où la fier­té est au ren­dez-vous. En ef­fet, un co­mi­té for­mé d’élèves, de membres du per­son­nel, de re­pré­sen­tants des pa­rents et de la com­mu­nau­té au­ra pour mis­sion de sug­gé­rer des idées qui mè­ne­ront aux plans dé­ve­lop­pés par les ar­chi­tectes dans les pro­chains mois. Mais pour en ar­ri­ver à cette an­nonce, des pa­rents en­ga­gés ont joué un rôle com­plé­men­taire à ce­lui du CSCN en exer­çant une pres­sion constante au­près des dé­ci­deurs pour faire va­loir l’ur­gence de construire une nou­velle école. Le rôle des pa­rents dans le dé­ve­lop­pe­ment du plan de crois­sance du CSCN est es­sen­tiel.

Afin de pro­fi­ter de cette lan­cée et d’as­su­rer le dé­ve­lop­pe­ment de ses prio­ri­tés en termes d’im­mo­bi­li­sa­tions, le Con­seil sco­laire a de­man­dé une par­ti­ci­pa­tion plus élar­gie à son Co­mi­té ad hoc sur l’in­fra­struc­ture et la crois­sance. Six nou­veaux re­pré­sen­tants nom­més par les conseils d’école vien­dront prê­ter main forte pour faire des re­com­man­da­tions quant aux stra­té­gies pour faire va­loir les be­soins des élèves fran­co­phones au­près des ins­tances gou­ver­ne­men­tales et aux consi­dé­ra­tions en­tou­rant l’éta­blis­se­ment du plan ca­pi­tal an­nuel du CSCN. Ain­si, Hea­ther Co­le­man (écoles pu­bliques) et Pierre As­se­lin (écoles ca­tho­liques) re­pré­sen­te­ront les conseils d’école de la ré­gion ur­baine d’Edmonton alors que Ta­nya Sau­mure (écoles pu­bliques) et Alain Ber­trand (écoles ca­tho­liques) ont été nom­més par les conseils d’école de la ré­gion de St. Al­bert, Beaumont, Le­gal et Sher­wood Park. En­fin, Valentine Skeels (écoles ca­tho­liques) et Ma­lo­rie Au­bé (écoles pu­bliques) se­ront les re­pré­sen­tants des com­mu­nau­tés de Fort McMur­ray, Jas­per, Lloyd­mins­ter, Wain­wright, Cam­rose et Red Deer. La pre­mière ren­contre du co­mi­té a eu lieu le 16 no­vembre et avait pour ob­jec­tif de prendre connais­sance du cadre de fonc­tion­ne­ment ain­si que des do­cu­ments de base re­liés au plan ca­pi­tal du CSCN.

Il reste en­core beau­coup de tra­vail avant d’en ar­ri­ver à des ins­tal­la­tions sco­laires équi­va­lentes pour tous nos élèves, mais chose cer­taine, l’ap­pui des pa­rents de­meure une des com­po­santes es­sen­tielles de la réus­site du plan d’in­fra­struc­ture du CSCN tout comme l’en­ga­ge­ment des ins­tances gou­ver­ne­men­tales. Le plan d’im­mo­bi­li­sa­tions 2017-2020 du CSCN est dis­po­nible sur son site web, sous Con­seil/Rap­ports an­nuels.

Ro­bert Les­sard Di­rec­teur gé­né­ral

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