LES DRA­PEAUX ONT LE VENT EN POUPE DANS L’OUEST !

Chaque an­née au mois de mars, la le­vée des dra­peaux marque les Ren­dez-vous de la Fran­co­pho­nie. Pour l’oc­ca­sion, plu­sieurs mu­ni­ci­pa­li­tés et or­ga­nismes à tra­vers le Ca­na­da hissent leur éten­dard. Une tra­di­tion qui de­vient peu à peu in­con­tour­nable dans les pr

Le Franco - - FRANCOPHONIE COMMUNAUTÉ - PAR LU­CAS PILLERI (FRANCOPRESSE)

« Il y a de plus en plus de monde lors des cé­ré­mo­nies, entre les jeunes des écoles, les élus, les as­so­cia­tions et la com­mu­nau­té », constate Marc Mas­son, di­rec­teur des com­mu­ni­ca­tions à l’As­sem­blée com­mu­nau­taire fran­sas­koise, qui fait al­lu­sion au suc­cès des le­vées de Re­gi­na et Moose Jaw. Re­née Beau­dry, agente de com­mu­ni­ca­tion à la So­cié­té fran­co-ma­ni­to­baine, se ré­jouit aus­si de cette po­pu­la­ri­té : « Nous avons eu une belle re­pré­sen­ta­tion, et le dra­peau qui a été his­sé au Pa­lais lé­gis­la­tif de Win­ni­peg va de­meu­rer toute l’an­née! » En Co­lom­bie-Bri­tan­nique, le di­rec­teur gé­né­ral de la Fé­dé­ra­tion des fran­co­phones, Ro­bert Ro­thon, fait le même constat : « Il y avait une par­ti­ci­pa­tion po­li­tique ac­crue cette an­née, on re­marque un gain de po­pu­la­ri­té », fai­sant ré­fé­rence au dra­peau éle­vé à Vic­to­ria.

Les pro­vinces de l’Ouest font donc bonne fi­gure. La palme re­vient à l’Al­ber­ta qui dé­tient le re­cord na­tio­nal avec près de 40 le­vées. Pour la pre­mière fois cette an­née, le dra­peau fran­co-al­ber­tain flot­tait d’ailleurs au Pa­lais lé­gis­la­tif. En Sas­kat­che­wan, au Ma­ni­to­ba et en Co­lom­bie-Bri­tan­nique, on dé­nombre jus­qu’à une di­zaine de le­vées par ré­gion. Elles prennent tan­tôt la forme de cé­ré­mo­nies of­fi­cielles, avec la pré­sence de di­gni­taires de­vant les hô­tels de ville et les pa­lais lé­gis­la­tifs, tan­tôt d’évé­ne­ments or­ga­ni­sés par les as­so­cia­tions au sein des écoles ou des éta­blis­se­ments com­mu­nau­taires.

À l’Est, les le­vées se font plus rares. Pas de le­vée en On­ta­rio par exemple, où le dra­peau flotte dé­jà en per­ma­nence de­vant de nom­breux hô­tels de ville. On le hisse sur­tout lors de la Jour­née des Fran­co-On­ta­riens, le 25 sep­tembre, qui con­corde avec la pre­mière le­vée du dra­peau vert et blanc. Pas non plus de cé­ré­mo­nie en Aca­die, où l’on sou­ligne la fête na­tio­nale des Aca­diens le 15 août. D’ailleurs, « le dra­peau aca­dien flotte en per­ma­nence aux écoles et à l’As­sem­blée », fait re­mar­quer Ali Chais­son, di­rec­teur de la So­cié­té de l’Aca­die du Nou­veau-Bruns­wick.

La Nou­velle-Écosse fait fi­gure d’ex­cep­tion avec une le­vée or­ga­ni­sée le 20 mars, Jour­née in­ter­na­tio­nale de la Fran­co­pho­nie. Quant au Nord, le dra­peau fran­co-té­nois, lui, a été his­sé à l’hô­tel de ville de Yel­lowk­nife et à Hay Ri­ver. Pour les or­ga­ni­sa­teurs, la le­vée est un sym­bole. « On en re­vient à la fier­té. Toute la com­mu­nau­té s’as­so­cie au dra­peau», com­mente Re­née Beau­dry à la So­cié­té fran­co-ma­ni­to­baine. Alexandre As­sab­gui, de la Fé­dé­ra­tion fran­co-té­noise à Yel­lowk­nife, ren­ché­rit : « avec les le­vées, on es­saie de dé­ve­lop­per un sen­ti­ment d’ap­par­te­nance à la com­mu­nau­té fran­co­phone, on es­saie de faire prendre conscience que la langue ap­porte un plus ». Les cé­ré­mo­nies per­mettent aus­si d’en­ga­ger la jeu­nesse. Marc Mas­son, en Sas­kat­che­wan, l’as­sure : « L’idée, c’est de dire aux jeunes de pour­suivre leurs rêves et de res­ter fi­dèle à leur iden­ti­té. Le fran­çais va être im­por­tant dans leur vie».

Au to­tal, près d’une cen­taine de dra­peaux fran­co­phones au­ront flot­té en ce mois de mars 2017, met­tant la fran­co­pho­nie à l’hon­neur à tra­vers le pays.

La le­vée des dra­peaux fran­co-te­nois, fran­co-al­ber­tains et fran­co-ma­ni­to­bains au cours du mois de mars.

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