REN­DEZ-VOUS D'AF­FAIRES 2017

Le Franco - - LA UNE - PAR HÉ­LÈNE LEQUITTE

Pour la 8ème an­née consé­cu­tive, le Ren­dez­vous d'Af­faires 2017 s’est dé­rou­lé les 27 et 28 oc­tobre à Cal­ga­ry, au She­ra­ton Ca­va­lier Hô­tel. En­tre­pre­neurs et or­ga­nismes se sont re­trou­vés au­tour de dif­fé­rents ate­liers et en ont pro­fi­té pour bé­né­fi­cier de l’ex­per­tise de dif­fé­rents con­fé­ren­ciers. L’an­née 2017 mar­que­ra aus­si le 20e an­ni­ver­saire du CDÉA. Si le man­dat de l’or­ga­nisme pro­vin­cial consiste à ac­croître l’ap­port éco­no­mique et le rayon­ne­ment des Fran­co-Al­ber­tains, quelle va­leur ap­porte le Ren­dez-Vous d'Af­faires quand on est un en­tre­pre­neur fran­co­phone en si­tua­tion mi­no­ri­taire ?

« L’ef­fet ré­seau est aus­si im­por­tant que l’ef­fet ap­pren­tis­sage », note Jean-Mi­chel Gires, en­tre­pre­neur de mode et fon­da­teur de l’en­tre­prise by­jean­mi­chel. Pré­sent à l’évè­ne­ment, M. Gires a trou­vé la pré­sen­ta­tion de cer­tains consultants bien ro­dés : « J’ai trou­vé les in­ter­ven­tions ex­té­rieures de bonne qua­li­té ».

Le tan­dem Mé­lis­sa La­pierre et Ni­co­las Har­ton de Com­mu­ni­ca­tion Fu­tée sur l’art de sa­voir com­mu­ni­quer a été bien ap­pré­cié. C’est l’avis qu’a éga­le­ment par­ta­gé Mme Nathalie Cal­lede de Ver­ti­cal Oxy­gen, qui y a trou­vé « une grande qua­li­té et une connexion avec le mar­ché du tra­vail ». La pro­blé­ma­tique que ren­contrent les PME afin de dé­ve­lop­per le com­merce en ligne, abor­dée par Fran­çois Char­ron de Bran­chons les PME, a su aus­si cap­ter l’at­ten­tion du pu­blic.

UNE BAISSE DE LA FRÉ­QUEN­TA­TION

Ce­pen­dant, le Ren­dez-vous éco­no­mique connaît de­puis quelques an­nées une baisse de ses par­ti­ci­pants. « Je me sou­viens du Ren­dez-Vous d’af­faires en 2013 avec deux fois plus de monde », se re­mé­more Jean-Mi­chel Gires. Se­lon lui, un bon deux tiers des par­ti­ci­pants de 2013 était pré­sent cette an­née. « Il y a moins de di­ver­si­té, je pense qu’il faut y tra­vailler et mettre un ef­fort sup­plé­men­taire sur le fait d’at­ti­rer plus de gens et de nou­velles per­sonnes », conclut-il.

Un dé­fi que re­con­naît vo­lon­tiers M. Étienne Ala­ry, di­rec­teur gé­né­ral du CDÉA.

Se­lon lui, si l’évè­ne­ment s’est bien pas­sé, les gens ont at­ten­du de s’ins­crire dans les deux der­nières se­maines. « Il faut trou­ver des pistes pour que ce stress­là ne soit pas vé­cu chaque an­née », sou­haite-t-il. M Ala­ry pré­cise aus­si qu’il doit y avoir des dis­cus­sions sur la bonne for­mule à uti­li­ser. Cette an­née, il comp­ta­bi­lise 80 billets de ven­dus sur un to­tal de 105 inscriptions.

RÔLE ET OB­JEC­TIF DU REN­DEZ-VOUS D’AF­FAIRES

« Le RVA est certes l’en­droit idéal pour nos membres de se réunir et de ré­seau­ter, mais aus­si d’ap­prendre et de s’en­ri­chir dans un contexte fran­co­phone. C’est la pierre d’as­sise de notre or­ga­ni­sa­tion », a dé­cla­ré le di­rec­teur du CDÉA.

Même si l’ob­jec­tif du Ren­dez-vous d’Af­faires n’est pas de gé­né­rer de pro­fits, il n’en reste pas moins qu’il a cau­sé ces der­nières an­nées un dé­fi­cit. Aux dires d’Étienne Ala­ry, on peut s’at­tendre pour cette édition à un manque à ga­gner d’en­vi­ron 12000 $, contre 41 000$ en 2016, 17 000 $ en 2015, et 12 000 $ en 2014.

« Chaque an­née, l’évè­ne­ment comme tel ne fait pas ses frais. Mais dans une pers­pec­tive de pro­gram­ma­tion an­nuelle ça fait par­tie de notre gamme d’offres de ser­vices et c’est in­té­gré dans le bud­get », ex­plique le di­rec­teur gé­né­ral de l’or­ga­nisme.

Si le Ren­dez-vous d’Af­faires ne gé­nère pas de re­ve­nus ins­tan­ta­né­ment, il s’agi­ra de voir si les en­tre­pre­neurs en re­tirent de leur cô­té un bé­né­fice sur le long terme.

« CHAQUE AN­NÉE, L’ÉVÈ­NE­MENT COMME TEL NE FAIT PAS SES FRAIS. MAIS [..] C’EST IN­TÉ­GRÉ DANS LE BUD­GET »

- ÉTIENNE ALA­RY, DI­REC­TEUR GÉ­NÉ­RAL

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