EN­TRE­VUE AVEC MAR­TIN KREINER

Le Franco - - JEUNESSE -

Le pré­sident de Fran­co­pho­nie Jeu­nesse de l’Al­ber­ta, Mar­tin Kreiner, était en pri­son le 13 oc­tobre der­nier lors du Congrès or­ga­ni­sé par l’ACFA. Une ex­pé­rience qu’il a ré­ité­rée dans le cadre du Francothon le 3 et le 4 no­vembre der­nier. Quel crime a-t-il com­mis ? Le pré­sident de Fran­co­pho­nie Jeu­nesse de l’Al­ber­ta se livre au Franco.

Mar­tin Kreiner : Je suis ac­cu­sé, mais je n’ai pas été en­core re­con­nu cou­pable de tra­vailler sans re­lâche pour le dé­ve­lop­pe­ment du Lea­der­ship Jeu­nesse. Le juge Hen­ri Le­mire a mis le mon­tant de la cau­tion à 2 500 $ mi­ni­mum par sept do­na­teurs. C’est ce qui nous a été as­si­gné cette an­née par la Fon­da­tion franco-al­ber­taine.

Le Franco : Le 13 oc­tobre der­nier, tu étais aus­si en pri­son avec ta mère ?

MK : Oui ma mère, Hé­lène Gen­dron, était aus­si ac­cu­sée d’être un mo­dèle pour l’édu­ca­tion en fran­çais. Elle était éga­le­ment en pri­son afin de ré­col­ter des fonds pour l’école Des­ro­chers.

LF : C’est la pre­mière fois que tu te prêtes à ce jeu­là ?

MK : Oui, c’est ma pre­mière an­née. Notre an­cien pré­sident Co­lin Phi­lippe a fait la même chose au Francothon l’an­née pas­sée (ndlr: le FJA a si­gné une en­tente le 12 mai 2016 afin d’ou­vrir un fonds de do­ta­tion avec la Fon­da­tion francoalbertaine).

LF : Le but du FJA est-il de ré­col­ter des fonds ?

MK : Oui, on vient de dé­pas­ser 10 000 $. On com­mence à re­prendre nos in­té­rêts. Ce n’est pas en­core clai­re­ment dé­fi­ni ce que nous al­lons faire avec. Le but du fonds est d’ap­puyer des pro­jets Par et Pour les jeunes. On pense créer des bourses lors du 45e an­ni­ver­saire du FJA, le 2 dé­cembre pro­chain. On va par­ler un peu plus avec les an­ciens. On veut son­der nos an­ciens membres avant de prendre une dé­ci­sion. L’idée, c’est d’of­frir des bourses pour des jeunes afin de faire des études. On vou­drait que les jeunes puissent s’im­pli­quer dans di­vers do­maines. On ver­ra ce qui res­sort du Francothon avec les an­ciens membres.

LF : Plus les jeunes ont de vi­si­bi­li­té, mieux c’est. Le Francothon est une

bonne op­por­tu­ni­té de se faire connaître. Qu’est-ce que tu vou­drais dire à des per­sonnes qui vou­draient en ap­prendre un peu plus sur les jeunes ?

MK : Dans le cadre du Francothon, puisque j’ai été en­voyé en pri­son pour ré­col­ter des dons, je me suis de­man­dé com­ment faire la pro­mo­tion du FJA pour at­teindre un do­na­teur po­ten­tiel ? La pre­mière étape pour un jeune est d’ap­prendre à connaître le FJA. Le conseil que je don­ne­rais est le sui­vant: ‘va à un évé­ne­ment, va as­sis­ter à un RAJ, sur­tout le GOAGA’. C’est le meilleur moyen pour connaître tout ce que le FJA fait, et peut faire. Je pense que tout le monde de­vrait être ca­pable de trou­ver sa niche à l’in­té­rieur du FJA.

LF : Quel est votre lien avec la Fon­da­tion ?

MK : Je suis vrai­ment heu­reux qu’on puisse tra­vailler avec la Fon­da­tion afin de ju­me­ler notre 45e an­ni­ver­saire et le Francothon. On évite ain­si de faire des dou­blons avec nos an­ciens membres, en leur de­man­dant des dons. Ça fait cinq ans que je suis au FJA, ça a beau­coup chan­gé comme or­ga­nisme. Pour cet an­ni­ver­saire, on va se pen­cher pour voir ce qui s’est pas­sé les 45 der­nières an­nées et voir com­ment ça va évo­luer. À pré­sent, on a ce fonds de do­ta­tion. J’ai vrai­ment hâte de voir s’il y a des pro­jets qui ont dis­pa­ru. Je pense que parce qu’on est un or­ga­nisme Jeu­nesse, qui tourne quand même as­sez ra­pi­de­ment, on perd beau­coup de notre his­toire. Le 45e se­ra l’op­por­tu­ni­té d’en prendre connais­sance.

LF : Qu’est-ce que cet an­ni­ver­saire re­pré­sente ?

MK : Il y a 45 ans, quatre jeunes étaient au Congrès de l’ACELF. On vou­lait réunir tous les jeunes Franco-Al­ber­tains. Il y avait des cir­cons­tances et des si­tua­tions dans ce temps-là qui existent peut-être tou­jours pour le FJA ou n’existe plus. Voir le che­mi­ne­ment par­cou­ru d’an­née en an­née, ce­la se­ra vrai­ment in­té­res­sant. Ça n’est ja­mais ar­ri­vé au­pa­ra­vant qu’on puisse se réunir avec tous les an­ciens membres et qu’on puisse dis­cu­ter de cette ma­nière. On a hâte !

Mar­tin Kreiner, pré­sident de Francophonie Jeunesse de l'Alberta (FJA), a ré­col­té plus de 10 000$ pour son or­ga­nisme.

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