L'ÉCOLE SAINT-VI­TAL DE­MANDE UN VRAI LO­CAL

Le Franco - - LA UNE - PAR CHARLES-OLI­VIER DU­MONT

Sur­po­pu­la­tion étu­diante, zo­nage in­ap­pro­prié, li­brai­rie et gym­nase ab­sents, les 6 éta­blis­se­ments que forment l’école Saint-Vi­tal de Beaumont ne ré­pondent plus aux be­soins de sa po­pu­la­tion étu­diante. Ar­mée de pa­rents at­ten­tion­nés et d’une vo­lon­té de fer, la di­rec­tion tente tou­te­fois d’amé­lio­rer la si­tua­tion au pro­fit de ses élèves. Lors de son ou­ver­ture en 2014, l’école pri­maire fran­co­phone de Beaumont ac­cueillit 64 élèves de la ma­ter­nelle à la 6e an­née. Trois ans plus tard, 120 élèves foulent ses planches du lun­di au ven­dre­di tan­dis que sa struc­ture ac­tuelle pos­sède une ca­pa­ci­té maxi­male d’une cen­taine d’élèves, tout au plus. Et si l’on se fie à la di­rec­trice de Saint-Vi­tal, Mme So­nia Durand, le pro­blème de sur­po­pu­la­tion n’est pas près de s’amé­lio­rer. « Dès l’an­née pro­chaine, nous al­lons ajou­ter des classes de 8e an­née et de 9e an­née en 2019, le pro­blème de sur­po­pu­la­tion de­vrait donc croître en­core », ajoute So­nia Durand. DES B­TI­MENTS

INADÉQUATS ET SURPEUPLÉS

Le manque d’es­pace per­dure à l’école SaintVi­tal. Pour­tant, la di­rec­tion ac­tuelle a ef­fec­tué des dé­marches cet été au­près des ad­mi­nis­tra­teurs de la ville afin de trou­ver une so­lu­tion tem­po­raire. « L’école avait de­man­dé l’ajout de lo­caux portatifs tem­po­raires afin que les élèves aient au moins une salle de classe pour l’éducation phy­sique et ça nous a été refusés », men­tionne la di­rec­trice de l’école, Mme Durand. De plus, le manque de lo­caux en­traîne de nom­breux dé­fis lo­gis­tiques, comme le men­tionne Alain Ber­trand, pa­rent d’élève et pré­sident du conseil des pa­rents de l’école Saint- Vi­tal. « Ima­gi­nez, à chaque fois que les jeunes de ma­ter­nelles et de pre­mière an­née doivent chan­ger de lo­cal, ils doivent se vê­tir de la tête au pied et par­fois ça peut être long » af­firme M. Ber­trand. « C’est beau­coup de perte de temps qu’on pour­rait pas­ser en classe à en­sei­gner », ajoute Mme Durand.

UN GYM­NASE, S’IL-VOUSPLAÎT !

Le manque d’es­pace et de sur­po­pu­la­tion de l’école Saint-Vi­tal ne se li­mite mal­heu­reu­se­ment pas qu’aux salles de classe. De­puis cette an­née, l’école ne pos­sède plus son propre gym­nase. « La di­rec­tion de l’école a dû fer­mer le gym­nase pour faire de la place au grand nombre d’ins­crip­tions des plus jeunes de la ma­ter­nelle. Il fal­lait donc le conver­tir en salle de classe », ex­plique le pré­sident du conseil des pa­rents. Les élèves de Saint-Vi­tal doivent donc dé­sor­mais al­ler pra­ti­quer leurs sports fa­vo­ris dans le gym­nase de l’église Ea­gle­mount, si­tué à une di­zaine de mi­nutes de bus de l’école pri­maire. « Il y a des frais de lo­ca­tion as­sez im­por­tants pour tran­spor­ter nos élèves, sim­ple­ment parce que nous n’avons pas les lo­caux », confie la di­rec­trice de l’école. De plus, l’ab­sence de gym­nase em­pêche l’école d’avoir une grande salle de ras­sem­ble­ment afin d’or­ga­ni­ser des ac­ti­vi­tés en­ri­chis­santes pour ses élèves. « Chaque fois que nous vou­lons ras­sem­bler, il y a des frais sup­plé­men­taires. Pour la fête de Noël, l’école doit ab­so­lu­ment louer la salle com­mu­nau­taire de Beaumont. Ce n’est cer­tai­ne­ment pas l’idéal », pour­suit Mme So­nia Durand.

UNE ZONE COM­MER­CIALE/ SCO­LAIRE ?

Mal­gré le manque d’es­pace, la ques­tion du zo­nage est pro­ba­ble­ment la prio­ri­té aux yeux de la di­rec­tion pour une simple, mais bonne rai­son; d’ici 2019, l’école ne pour­ra plus opé­rer dans cette zone qua­li­fiée de zone com­mer­ciale par la ville de Beaumont. Pis en­core, le zo­nage rend l’ar­ri­vée des au­to­bus par­ti­cu­liè­re­ment à risque pour les élèves. Si­tuée en zone com­mer­ciale, l’école Saint-Vi­tal ne bé­né­fi­cie pas de la baisse des li­mites de vi­tesse dans ses alen­tours qu’ob­tien­drait une école dans une zone sco­laire. « Il faut avoir des yeux tout le tour de la tête », af­firme la di­rec­trice de l’école. Cer­tains élèves doivent éga­le­ment at­tendre en classe, car l’école ne per­met pas l’ac­cès aux 6 au­to­bus à la fin des cours, par sou­ci de sé­cu­ri­té.

DANS UN MONDE IDÉAL…

La di­rec­tion de l’école et le conseil des pa­rents ché­rissent le même objectif; ce­lui d’avoir un jour un éta­blis­se­ment d’en­sei­gne­ment unique ca­pable d’ac­cueillir l’en­semble de ses élèves. « Le nou­veau conseil mu­ni­ci­pal semble plus ou­vert à nos pro­po­si­tions. On se croise les doigts », conclut la di­rec­trice de l’école.

« L’ÉCOLE AVAIT DE­MAN­DÉ L’AJOUT DE LO­CAUX PORTATIFS TEM­PO­RAIRES POUR L’ÉDUCATION PHY­SIQUE ET ÇA NOUS A ÉTÉ REFUSÉS »

- SO­NIA DURAND

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