CAR­NA­VAL DE ST-ISI­DORE: UN RITE FA­MI­LIAL

Le 36e Car­na­val de Saint Isi­dore s’est dé­rou­lé à Ri­vière-la-Paix du 16 au 18 fé­vrier. Cette an­née, le co­mi­té or­ga­ni­sa­teur a choi­si pour thé­ma­tique les « Pi­rates du Nord ». Chaque an­née le fes­ti­val est le ren­dez-vous in­con­tour­nable des fran­co­phones de la r

Le Franco - - LA UNE -

Le Fran­co : Comment avez-vous fait vos dé­buts d’en­sei­gnante dans la ré­gion ?

Syl­vette Dou­cet Fil­lion : J’ai en­sei­gné pen­dant 3 ans avec High Prai­rie School Di­vi­sion dans la ré­gion de Fal­her. De­puis 2000-2001, je tra­vaille dans la ré­gion de Saint-Isi­dore au Conseil sco­laire du Nord Ouest.

LF : En tant que grande ha­bi­tuée du Car­na­val, comment l’avez-vous trou­vé cette an­née ?

SDC : Je l’ai trou­vé très, très bien avec un beau thème. Il y avait beau­coup d’ac­ti­vi­tés, sur­tout pour les jeunes. La soi­rée d’ou­ver­ture était ex­cel­lente avec de bons co­mé­diens. C’était fan­tas­tique et la nour­ri­ture était très, très bonne.

LF : Voyez-vous une évo­lu­tion ou des chan­ge­ments d’an­née en an­née ?

SDC : Il n’est pas ques­tion d’évo­lu­tion, je pense que le car­na­val c’est amé­lio­ré. Il a tou­jours été bon. Puis il de­meure tou­jours aus­si bon d’une an­née à l’autre.

LF : Cette an­née, vous avez fait du bé­né­vo­lat ?

SDC : Oui, chaque an­née j’es­saye de faire du bé­né­vo­lat. Cette an­née, avec mon époux on a tra­vaillé au Ga­zi­bar pour vendre des billets pour la bois­son, le ven­dre­di soir, c’était au mo­ment de l’ACFA ré­gio­nale de Ri­vière-la-Paix. Et le sa­me­di, j’ai pas­sé une par­tie de l’après-mi­di dans le kiosque de pou­tine plus, à faire des pou­tines et des pattes de lynx.

LF : Que re­pré­sente pour vous le Car­na­val de SaintI­si­dore ?

SDC : Na­tu­rel­le­ment je trouve ce­la drôle, mais ça a été notre pre­mière sor­tie en amou­reux mon époux et moi. Sa pre­mière de­mande de sor­tie a été de m’in­vi­ter au Car­na­val de Saint-Isi­dore quand je suis ar­ri­vée. C’est de là que le tout a com­men­cé, et nous en sommes ren­dus à 18 ans de ma­riage.

LF : Que re­pré­sente le Car­na­val pour votre fa­mille ? (Mme Syl­vette Dou­cet Fil­lion a un fils de 11 ans et une fille de 14 ans)

SDC : Pour eux le Car­na­val, fait par­tie de leur fran­co­pho­nie et de leur iden­ti­té. Chaque an­née, c’est à ne pas man­quer. Na­tu­rel­le­ment, ils vont y al­ler avec l’école le jeu­di jus­qu’à la 6e an­née. Et puis cette an­née, mon fils quitte. C’est sa der­nière an­née de par­ti­ci­pa­tion avec l’école. Il sent ce vide-là. Mais il sait qu’on peut tou­jours y al­ler la fin de se­maine. Ça existe de­puis leur nais­sance.

LF : C’est vrai­ment une his­toire de fa­mille ?

SDC : Oui, mon époux est vrai­ment fran­co-al­ber­tain. Les ra­cines sont là. Une fa­mille fran­co-al­ber­taine sur plu­sieurs gé­né­ra­tions. De mon cô­té, c’est l’Aca­die. L’été les fes­ti­vals, il y en a beau­coup. On tente de don­ner les deux à nos en­fants.

LF : Dans le cadre du Car­na­val, existe-t-il beau­coup de fa­milles comme la vôtre ?

SDC : Ab­so­lu­ment, toutes les fa­milles de la ré­gion de Saint-Isi­dore sont là. Elles par­ti­cipent da­van­tage, car elles sont sur place pour le pré­pa­rer, l’or­ga­ni­ser. On m’a dit que cette an­née, près de 100 bé­né­voles étaient là, que ça soit pour faire les dé­cors ou or­ga­ni­ser les ac­ti­vi­tés ex­té­rieures. C’est for­mi­dable ! L’an­née pro­chaine, Syl­vette Dou­cet Fil­lion et sa fa­mille se­ront comme à chaque an­née au ren­dez-vous. Le Car­na­val ras­semble des per­sonnes ve­nues de par­tout dans la pro­vince. Le Car­na­val de Saint-Isi­dore est plus qu’un évè­ne­ment cultu­rel, il est de­ve­nu au fil du temps un ri­tuel fa­mi­lial des fa­milles fran­co­phones en Al­ber­ta.

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