LES BLEUS CÉ­LÉ­BRÉS À CALGARY

Le Franco - - CALGARY - PAR PAR SA­BINE VERZIER

Le 15 juillet s’est cé­lé­bré en bleu à Calgary : la vic­toire de la France lors de la Coupe du monde a réuni des cen­taines de per­sonnes à tra­vers la ville. De bar à ca­fé, jus­qu’au res­tau­rant bre­ton, les am­biances étaient di­verses et va­riées afin de cé­lé­brer entre amis et fa­mille cette pre­mière place pres­ti­gieuse.

Le cé­lèbre Ship and An­chor a une nou­velle fois été un point de ren­dez-vous ma­jeur afin de dif­fu­ser les matchs. En plus de ce­la, c’est le Vé­lo Ca­fé ain­si que le Bis­tro Cas­sis et le Breizh Bis­trot qui ont per­mis de créer une am­biance un peu plus fa­mi­liale et gour­mande pour l’oc­ca­sion.

AU BAR

Damien Co­rol­ler, administrateur du groupe Fa­ce­book fran­çais à Calgary, confie : « Il y a 4 ans, on se re­trou­vait dé­jà à cet en­droit avec quelques Fran­çais. On sait que pour voir les matchs de la Coupe du monde ou d’Eu­rope, c’est l’en­droit at­ti­tré. »

Le bar ayant dif­fu­sé plu­sieurs matchs de la Coupe, bien des sup­por­ters ont pas­sé ses portes, par­fois en res­sor­tant un peu dé­pi­tés. « Le match contre la Bel­gique était ten­du. Ils étaient tristes d’avoir per­du mais contents d’être ar­ri­vés jus­qu’au bout », dé­clare-t-il. La Coupe du monde, elle, n’a dé­çu per­sonne. « C’était une am­biance de fo­lie. On a pu se chauf­fer la voix en criant “Al­lez les Bleus !” Il y avait beau­coup de Fran­çais mais aus­si quelques Qué­bé­cois et bien sûr, ça par­lait bien fran­çais », ajoute Damien.

AU CA­FÉ

Au Vé­lo Ca­fé et à Cas­sis Bis­tro, les sup­por­ters ont pu ap­pré­cier les buts avec un pe­tit-dé­jeu­ner gour­mand, dé­ca­lage ho­raire oblige. Ma­rion Per­reau nous dé­crit l’am­biance. « Nous étions com­plets. C’était une bonne am­biance et les clients sont res­tés jus­qu’à mi­di et de­mi. Pour avoir fait le ser­vice ce jour­là, c’était très ani­mé. »

C’est la deuxième fois que le Vé­lo Ca­fé dif­fu­sait les matchs lors de la Coupe du monde, et ce­la semble tou­jours ren­con­trer un fier suc­cès. « Nous sommes un res­tau­rant et un ca­fé fran­çais te­nus par des Fran­çais à Calgary donc nous vou­lions dif­fu­ser ces matchs ici pour suivre l’ac­tua­li­té, l’émo­tion et les évé­ne­ments qui se dé­roulent en France. Nous vou­lons être un re­lais d’in­for­ma­tions », ex­plique-t-elle.

AU BIS­TROT

Au Breizh Bis­trot, il fal­lait se le­ver de bonne heure. « Nous avons dé­ci­dé de dif­fu­ser le pre­mier match de la France, car il com­men­çait à 4 h du ma­tin et per­sonne ne le dif­fu­sait dans la ville. On a alors pro­po­sé de se réunir avec la com­mu­nau­té fran­çaise et nous avons of­fert des vien­noi­se­ries, du ca­fé et du jus d’orange à ceux qui vou­laient voir ça », ra­conte Clé­mence Al­lio de Breizh Bis­trot.

C’est suite à la de­mande du pu­blic que le res­tau­rant a dé­ci­dé de dif­fu­ser la de­mi­fi­nale ain­si que la fi­nale. Pour la fi­nale, le res­tau­rant a dû af­fi­cher com­plet et même re­fu­ser les re­tar­da­taires. « C’était su­per sym­pa. Nous avions mis des dra­peaux, des bal­lons, on avait même de la pein­ture pour le vi­sage. C’était de l’or­ga­ni­sa­tion à la der­nière mi­nute, mais tout le monde était content. C’était im­por­tant de se re­trou­ver en­semble pour fê­ter ça ».

LA VIC­TOIRE DE TOUS

Au to­tal, ce sont plus de 200 Fran­çais qui se sont re­trou­vés dans ces trois lieux de pré­dic­tions de Calgary. Clé­mence pré­cise : « ce n’était pas le but du res­tau­rant de dif­fu­ser les match mais nous sa­vions que le Cas­sis Bis­tro et Ship and An­chor étaient pleins. On l’a fait pour que tout le monde ait un peu de place. Il n’y avait pas as­sez d’en­droits qui dif­fu­saient, on était pleins avec les ré­ser­va­tions. » Damien ac­quiesce : « Le bar était blin­dé. Je suis ar­ri­vé là-bas à 6 h 25 et il y avait dé­jà une de­mi-dou­zaine de per­sonnes de­vant moi. Le match com­men­çait à 9 h. »

Le suc­cès ren­con­tré à Calgary ins­pi­re­ra peut-être cer­tains res­tau­ra­teurs à ou­vrir leurs portes pour la pro­chaine Coupe du monde, dans quatre ans. En at­ten­dant, ceux qui l’ont fait cette an­née sont ten­tés de re­nou­ve­ler l’ex­pé­rience. « Je pense qu’on le re­fe­ra, si la France nous per­met de le faire. C’était une belle jour­née et on sen­tait que tout le monde était réuni, et en plus, on a ga­gné ! », conclut Ma­rion.

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