PAUL TAY­LOR FAIT SON SHOW

Le Franco - - LA UNE - PAR FUAT SEKER

L’hu­mo­riste Paul Tay­lor, vien­dra clore sa tour­née de spec­tacle au Ca­na­da avec sa der­nière re­pré­sen­ta­tion sa­me­di 27 oc­tobre à la Ci­té des Ro­cheuses de Cal­ga­ry. L'an­glo­phone qui vit en fran­çais, vient se mo­quer de nous avec #FRANGLAIS, un spec­tacle qui tourne en dérision la langue fran­çaise, mais pré­sen­té dans les deux langues.

Paul Tay­lor fait par­tie de cette gé­né­ra­tion de jeunes qui se sont fait re­mar­quer grâce à in­ter­net. Ce­lui qui tra­vaillait chez Apple avant de de­ve­nir hu­mo­riste a vu sa po­pu­la­ri­té croître de fa­çon ex­po­nen­tielle grâce à la plate forme YOUTUBE. De na­tio­na­li­tés bri­tan­nique et ir­lan­daise, cet hu­mo­riste a vé­cu en France du­rant les pre­mières an­nées de sa vie et a adop­té l’ac­cent pa­ri­sien pour mieux se fondre dans la masse. Au­jourd’hui il dé­cide de se ser­vir de ce vé­cu pour en faire un spec­tacle. Quand Paul Tay­lor pu­blie sa pre­mière vi­déo sur YouTube, il y a un peu plus de deux ans, c'est sim­ple­ment dans l'idée de « faire de la pub » à la salle de théâtre d'un ami. À l'époque, ce­la fai­sait trois ans dé­jà qu'il se pro­dui­sait sur scène, mais sans grand suc­cès. Sa vi­déo « la Bise » fait ins­tan­ta­né­ment le buzz. Une se­maine après sa mise en ligne, la pres­ti­gieuse chaîne de té­lé fran­çaise, Ca­nal+, pro­pose à l'hu­mo­riste de réa­li­ser des sketchs, qu'elle dif­fuse, chaque sa­me­di, en clair. Ain­si, sa fa­meuse Bise s’est vue dé­pas­ser les 2 mil­lions de vues. De­puis, dans ses vi­déos dif­fu­sées sur Ca­nal + et sur YouTube, l'hu­mo­riste tourne en dérision les cli­chés sur les cou­tumes fran­çaises. La marque de fa­brique de Paul Tay­lor, ce sont les pe­tites ha­bi­tudes des Fran­çais: le vin et son cé­ré­mo­nial de dé­gus­ta­tion, la conduite des Pa­ri­siens, les fro­mages (faut-il man­ger la croûte ?), le ver­lan (« c'est ouf ! »). Une autre spé­cia­li­té hexa­go­nale l'« énerve » : le franglais. « Ça me donne en­vie de dire aux Fran­çais de bien par­ler fran­çais. « People », comme vous l'uti­li­sez, ça ne veut rien dire en an­glais. Et tous les mots aux­quels vous ra­jou­tez « ing », foo­ting, lif­ting, hap­pe­ning, ce n’est pas an­glais ! », dit-il sur son blogue. Notre gent­le­man se moque, mais avec l'hu­mour de ce­lui qui aime la langue fran­çaise. Pour des ren­sei­gne­ments au su­jet du spec­tacle : www.af­cal­ga­ry.ca

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