LA BELLE HIS­TOIRE CONTI­NUE !

Le Franco - - EDMONTON - PAR PAU­LINE LEMBLÉ

Ven­dre­di 2 no­vembre, c’était l’ef­fer­ves­cence à la Ci­té fran­co­phone. La Fon­da­tion fran­co-al­ber­taine avait convié do­na­teurs et ré­ci­pien­daires de dons pour la 5e édi­tion du Francothon. L’édi­tion de cette an­née s’est pla­cée sous le thème Faites par­tie de votre his­toire. Le conteur Ro­ger Dal­laire et le vio­lo­niste Da­niel Ger­vais se sont mis au dia­pa­son afin de cé­lé­brer l’évè­ne­ment.

D’un cô­té de la salle, la scène a re­çu dif­fé­rents té­moi­gnages et pres­ta­tions ar­tis­tiques, no­tam­ment de Yao, Joëlle Pré­fon­taine, Re­nelle Ray et Ja­son Ko­die. De l’autre, les té­lé­phones et tables de dons étaient en constante ef­fer­ves­cence. Par­tout, les par­ti­ci­pants ont pu ap­pré­cier une am­biance convi­viale où se croi­saient do­na­teurs et ré­ci­pien­daires de dons.

2018 : L’HEURE EST À CONTER

L’évé­ne­ment vise à faire une col­lecte de fonds au­près des 99 fonds de do­ta­tions pro­po­sés par la Fon­da­tion.

Cette an­née, le co­mi­té or­ga­ni­sa­teur du Francothon a dé­si­gné la So­cié­té his­to­rique fran­co­phone de l’Al­ber­ta (SHFA) comme par­te­naire ho­no­ri­fique. Par­ti­ci­pant à l’or­ga­ni­sa­tion de l’évé­ne­ment, l’or­ga­nisme se­ra bé­né­fi­ciaire des dons non spé­ci­fi­que­ment as­so­ciés à un fonds.

Eloi DeG­râce, en charge de la col­lecte pour le fonds de la Fé­dé­ra­tion des aî­nés fran­co-al­ber­taine (FAFA) est ra­vi. Non seule­ment leur ob­jec­tif 2018 de 50 000 $ est dé­pas­sé, mais le thème de l’his­toire lui tient par­ti­cu­liè­re­ment à coeur. Pour lui, legs his­to­riques et éco­no­miques sont bel et bien liés. Si les in­té­rêts du fonds de do­ta­tion de la FAFA sont ac­tuel­le­ment uti­li­sés pour dé­frayer les frais de dé­pla­ce­ments des par­ti­ci­pants aux jeux Fran­co+, le reste « est un hé­ri­tage que nous lais­sons à une gé­né­ra­tion d’aî­nés en­core plus nom­breux qui vont ve­nir ».

Pour cet an­cien ar­chi­viste, le thème est aus­si pré­cieux, car « toute la fran­co­pho­nie al­ber­taine a une his­toire à ra­con­ter que ce soit des Aca­diens, des Qué­bé­cois, des nou­veaux ar­ri­vants de par­tout dans le monde. Et si ce n’est pas écrit, c’est per­du. C’est un autre legs, un legs his­to­rique pour la gé­né­ra­tion qui vient ».

UNE GÉ­NÉ­RO­SI­TÉ CONTA­GIEUSE

Si la ma­jo­ri­té des dons ar­rive par ap­pels de do­na­teurs fi­dèles, chaque an­née voit s’agran­dir cette liste. Ed­mon­ton reste le lieu du plus gros évé­ne­ment or­ga­ni­sé, mais l’une des nou­veau­tés a été de pro­po­ser des évé­ne­ments à des dates dif­fé­rentes en ré­gion, al­lant du 12 oc­tobre au 17 no­vembre, afin de mieux ac­com­mo­der les ré­gions ru­rales.

Met­tant en scène 10 lea­ders dans la fran­co­pho­nie al­ber­taine de­vant ré­col­ter 5 000 $ cha­cun pour payer leur cau­tion, un deuxième faux-pro­cès a aus­si été or­ga­ni­sé à Bon­ny­ville. Les gé­né­reux condam­nés ont réus­si à se li­bé­rer en ac­ti­vant leurs réseaux per­son­nels, ce qui a per­mis d’at­teindre 90 do­na­teurs sup­plé­men­taires dans la ré­gion de Saint-Paul

no­tam­ment.

La lo­gis­tique de tels évé­ne­ments est im­por­tante pour une Fon­da­tion qui n’em­ploie que cinq per­sonnes et a des res­sources li­mi­tées pour tout or­ga­ni­ser. Su­zanne Cor­neau, membre du CA de la Fon­da­tion fran­coal­ber­taine et en charge du Francothon, ra­conte sim­ple­ment pour­quoi elle s’est en­ga­gée : « Ça fait 31 ans que je suis en Al­ber­ta, j’ai tra­vaillé 30 ans en fran­çais et la fran­co­pho­nie me tient à coeur ».

Heu­reu­se­ment, la Fon­da­tion peut comp­ter sur l’aide de 150 bé­né­voles à Ed­mon­ton et plus de 50 en ré­gion pour qui, comme elle, la Fran­co­pho­nie vaut le coup de s’en­ga­ger.

Et ce n’est pas que l’af­faire des plus âgés, comme le montre Vio­let Roy, 8 ans, fière d’avoir ré­col­té 80 $ au té­lé­phone à cô­té de sa mère, elle aus­si bé­né­vole.

UNE HIS­TOIRE HEU­REUSE ET... SANS FIN ?

Cette an­née, la Fon­da­tion fran­co-al­ber­taine a en­core éle­vé la barre avec l’ob­jec­tif de 250 000 $ ré­col­tés au­près de 600 do­na­teurs sur Ed­mon­ton, et 800 sur l’Al­ber­ta.

Beau pa­ri en passe d’être re­le­vé avec, au terme de la jour­née du 2 no­vembre, 200 437 $ ré­col­tés au­près de 687 do­na­teurs. Avec 783 do­na­teurs pour toute l’an­née der­nière, l’es­ti­ma­tion est por­tée à 795 do­na­teurs pour le Francothon seul au terme des évé­ne­ments.

À l’an­nonce de ces bons ré­sul­tats, Joël La­voie, di­rec­teur de la Fon­da­tion, voit « un chan­ge­ment de men­ta­li­té » qu’il at­tri­bue au fait que « la fran­co­pho­nie de­vient une cause im­por­tante pour les gens qui se de­mandent : est-ce que j’ai as­sez dans le coeur pour don­ner de l’ar­gent ? ». Le mon­tant des dons et le nombre de do­na­teurs at­tein­dront­pour ils les ob­jec­tifs fixés ? Ren­dez-vous les 16 et 17 no­vembre aux Francothon de St-Isi­dore et de Le­gal avoir le fin mot de l’his­toire... 2018 !

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