L’AL­BER­TA OB­TIENT UNE PO­LI­TIQUE DE SER­VICES EN FRAN­ÇAIS !

Le Franco - - ANNIVERSAIRE -

Jour­née his­to­rique pour les Fran­co-Al­ber­tains le 14 juin 2017 au Go­vern­ment House d'Ed­mon­ton. La com­mu­nau­té se rap­pel­le­ra long­temps de cette jour­née.

Le 14 juin 2017, après plu­sieurs dé­cen­nies d’at­tente et de re­ven­di­ca­tions, la com­mu­nau­té fran­co­phone de l’Al­ber­ta ob­tient en­fin une po­li­tique de ser­vices en fran­çais. Cette an­nonce in­édite, faite à la Go­vern­ment House à Ed­mon­ton, per­met­tra d’amé­lio­rer et d’étendre les ser­vices en fran­çais of­ferts dans la pro­vince. « Quelle an­nonce his­to­rique ! », s’est ex­cla­mé Al­bert No­lette, pré­sident par in­té­rim de l’As­so­cia­tion ca­na­dienne-fran­çaise de l’Al­ber­ta (ACFA). « L’an­nonce de cette pre­mière po­li­tique re­pré­sente un en­ga­ge­ment concret de notre pro­vince en ma­tière de fran­co­pho­nie », a-t-il pour­sui­vi, avant de re­mer­cier « la vi­sion claire ex­pri­mée par la Pre­mière mi­nistre Ra­chel Not­ley, le lea­der­ship du mi­nistre Ri­car­do Mi­ran­da, l’ap­pui dé­mon­tré par de nom­breux mi­nistres et dé­pu­tés, le tra­vail ef­fec­tué par le Se­cré­ta­riat fran­co­phone ». Le pré­sident de l’ACFA re­lève ain­si que : « Nous ne pou­vons que sa­luer l’en­ga­ge­ment dé­mon­tré en­vers la fran­co­pho­nie al­ber­taine ».

BIEN­TÔT, PLUS DE SER­VICES EN FRAN­ÇAIS

M. No­lette a pré­ci­sé que cette an­nonce s’agis­sait « d’une ini­tia­tive qui per­met­tra d’iden­ti­fier, de dé­ve­lop­per et de mettre en oeuvre des ser­vices en fran­çais tout en op­ti­mi­sant les ca­pa­ci­tés exis­tantes ». En ef­fet, grâce no­tam­ment à l’en­ga­ge­ment du mi­nistre res­pon­sable du Se­cré­ta­riat fran­co­phone, Ri­car­do Mi­ran­da, la po­li­tique don­ne­ra l’op­por­tu­ni­té de né­go­cier au ni­veau fé­dé­ral afin d’agran­dir les ser­vices exis­tants et d’en éta­blir de nou­veaux, se­lon les be­soins. « C’est pour ce­la que nous avons eu des consul­ta­tions com­mu­nau­taires l’an­née pas­sée avec les membres de la com­mu­nau­té », rap­pelle le mi­nistre. L’es­prit de col­la­bo­ra­tion se­ra en­core d’ac­tua­li­té puis­qu’un Conseil consul­ta­tif pro­vin­cial en ma­tière de fran­co­pho­nie ver­ra le jour d’ici l’été 2018. Ce Conseil vi­se­ra à « ai­der à orien­ter la mise en oeuvre de cette po­li­tique à ci­bler les prio­ri­tés du gou­ver­ne­ment et de la com­mu­nau­té et à trou­ver des moyens in­no­va­teurs d’ap­pli­quer les prin­cipes di­rec­teurs de la po­li­tique avec les res­sources dis­po­nibles », a sou­li­gné Ri­car­do Mi­ran­da. Le texte pré­sen­té ce 14 juin pré­cise que la po­li­tique de ser­vices en fran­çais se dé­cli­ne­ra en quatre vo­lets : re­con­nais­sance et vi­si­bi­li­té, vi­ta­li­té et dé­ve­lop­pe­ment conti­nus, per­ti­nence, ac­ces­si­bi­li­té et qua­li­té com­pa­rable, et col­la­bo­ra­tion et in­ter­ac­tions proac­tives. En outre, M. Mi­ran­da a fait sa­voir que le dra­peau fran­co-al­ber­tain fe­ra dé­sor­mais par­tie de la liste des em­blèmes pro­vin­ciaux.

VERS UNE FU­TURE LOI ?

Si beau­coup ré­clament que cette po­li­tique soit sui­vie d’une vé­ri­table loi sur les ser­vices en fran­çais, Ri­car­do Mi­ran­da ap­pelle à se ré­jouir d’abord de ce « point tour­nant entre le gou­ver­ne­ment de l’Al­ber­ta et les fran­co­phones ». Il évoque pour au­tant le fait que « la loi est tou­jours sur la table », mais tient à pro­fi­ter du « mo­ment spé­cial » que la com­mu­nau­té fran­co­phone peut sa­vou­rer. Pour l’ACFA, le tra­vail n’est pas ter­mi­né mal­gré tout : « Au­jourd’hui nous ve­nons de fran­chir un pas im­por­tant. Ce­pen­dant, nous de­vons pous­ser l’étude de cette po­li­tique afin de dé­ter­mi­ner comment la com­mu­nau­té pour­ra col­la­bo­rer avec le gou­ver­ne­ment afin d’éla­bo­rer et de dé­ve­lop­per des ser­vices qui pour­raient fi­gu­rer dans une loi éven­tuelle », a dé­cla­ré Al­bert No­lette. Cette loi per­met­trait ain­si d’as­su­rer aux « gé­né­ra­tions à ve­nir le choix de vivre en fran­çais en Al­ber­ta ».

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