LES TOURTIÈRES, PLUS MO­DERNES QUE JA­MAIS

Le Franco - - LA UNE -

Qui a dit que la tour­tière était dé­mo­dée ? Thea et Jo­na­than Avis, un couple d’en­tre­pre­neurs sep­tua­gé­naires, en­tendent bien faire du plat tra­di­tion­nel un nou­veau choix pri­sé des gas­tro­nomes de tout âge. De sa­vou­reuses tourtières par­fai­te­ment épi­cées, cou­vertes et cuites dans une pâte feuille­tée faite mai­son comme nul n’a le se­cret : il est temps de se mettre à table avec Meat Street Pies !

Le Fran­co : Jo­na­than, vous êtes en ac­ti­vi­té pour la troi­sième an­née consé­cu­tive avec Meat Street Pies et les ventes s’en­volent. Com­ment ex­pli­quer ce suc­cès ?

Jo­na­than Avis : Les tourtières sont en train de de­ve­nir une nou­velle ten­dance en Amé­rique du Nord, c’est un pro­duit re­vu et amé­lio­ré. Les tourtières in­té­ressent en gé­né­ral les per­sonnes un peu plus âgées, à la re­traite, qui ont gran­di avec du­rant leur en­fance. Mais aus­si la nou­velle gé­né­ra­tion, no­tam­ment les jeunes pro­fes­sion­nels, qui sont très éton­nés par le pro­duit. En­fin, beau­coup de gens des pays orien­taux sont très cu­rieux d’es­sayer une nou­velle cui­sine ty­pique.

Le Fran­co : Com­ment l’aven­ture a-t-elle com­men­cé ?

Jo­na­than : J’ai pas­sé 40 ans dans le monde de l’ali­men­taire. J’ai été à la tête de la plus grosse en­tre­prise de l’Ouest ca­na­dien, Gour­met Ba­ker à Van­cou­ver, puis j’ai ou­vert Sax­by à Ed­mon­ton, un four­nis­seur de chee­se­cakes pour Cost­co. Mais j’ai tout per­du lorsque mes ache­teurs ont dé­ci­dé d’ache­ter leurs pro­duits aux États-Unis pour ré­duire leurs coûts. Je ne pou­vais pas vivre de ma re­traite. Je de­vais faire quelque chose. J’ai donc dé­ci­dé de faire les choses de fa­çon lo­cale et res­ser­rée.

Le Fran­co : D’où vous vient cette pas­sion pour la tour­tière ?

Jo­na­than : J’ai des ori­gines an­glo-saxonnes. Je connais bien la tour­tière. Et mon fils a épou­sé une Ca­na­dienne fran­co­phone ! La tour­tière, c’est un pro­duit de nos­tal­gie pour beau­coup de gens. Ce sont des sou­ve­nirs du pas­sé : c’est le plat que votre grand­mère fai­sait. On en­tend d’ailleurs sou­vent nos clients nous dire : « Ça a in­té­rêt à être bon ! ». Ils sont très cri­tiques.

Le Fran­co : Met­tez-nous l’eau à la bouche. Par­lez­nous de vos tourtières.

Jo­na­than : Nos tourtières sont cou­vertes d’une pâte feuille­tée faite à la main, ren­fer­mant une gar­ni­ture de viande as­sai­son­née, par­fu­mée aux herbes et aux épices de l’At­lan­tique. C’est dé­li­cieux et très ras­sa­siant ! Nous fa­bri­quons nous­mêmes la pâte feuille­tée, ce qui est très rare. Les gens nous disent que nous avons la meilleure pâte. Et nous ache­tons lo­cal. Nous tra­vaillons avec des fer­miers de la ré­gion pour ache­ter notre viande et nos lé­gumes.

Le Fran­co : Tourtières tra­di­tion­nelles du Qué­bec, tourtières an­glaises, aus­tra­liennes, écos­saises, ja­maï­caines… Votre me­nu est très com­plet. Com­ment ex­pli­quer au­tant de di­ver­si­té ?

Jo­na­than : Je suis très fier d’être ca­na­dien et en tant que Ca­na­dien je veux re­pré­sen­ter toutes les ré­gions du Ca­na­da pour re­flé­ter notre culture. Nous avons donc créé une col­lec­tion de tourtières qui ré­pond à dif­fé­rents goûts. Nous cui­si­nons du boeuf, du porc, de l’agneau, du sau­mon, du pou­let, et nous avons même des op­tions vé­gé­ta­riennes et sans glu­ten. Je tra­vaille ac­tuel­le­ment sur une tour­tière ins­pi­rée de la Nou­velle-Écosse, la Rap­pie, avec du pou­let et des pommes de terre.

Le Fran­co : Où peut-on se pro­cu­rer vos sa­vou­reuses tourtières ?

Jo­na­than : Nous les ven­dons chez nous, sur la 83e rue près du centre com­mer­cial de Bon­nie Doon, au sud du Cam­pus Saint-Jean. Nous sommes aus­si dis­po­nibles sur Foo­do­ra pour les li­vrai­sons de plats chauds et conge­lés. Et nous avons aus­si un ca­mion am­bu­lant que nous sor­tons de mai à fin sep­tembre : nous sommes alors pré­sents sur le mar­ché du centre-ville sur la 104e, sur le mar­ché de Sher­wood Park et au Grand Mar­ket sur la 124e. Nous fai­sons aus­si les ma­riages et les évé­ne­ments pri­vés.

Le Fran­co : Si vous de­viez ré­su­mer ce que vous faites, que di­riez-vous ?

Jo­na­than : Pas de place pour les com­pro­mis !

Cré­dit pho­tos des deux por­traits : Coo­per and Ohara Pho­to­gra­phy

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