DES AP­PUIS D’UN OCÉAN À L’AUTRE

Le Franco - - FRANCOPHONIE - PAR JU­LIEN PA­QUETTE (LE DROIT)

Il n’y avait pas que des Fran­co-On­ta­riens au centre-ville d’Ot­ta­wa, sa­me­di après-mi­di. À leurs cô­tés, une dé­lé­ga­tion de par­le­men­taires qué­bé­cois, no­tam­ment, est ve­nue ap­puyer leurs re­ven­di­ca­tions.

Le gou­ver­ne­ment de Fran­çois Le­gault avait dé­lé­gué le mi­nistre de la Fa­mille et dé­pu­té de Pa­pi­neau, Ma­thieu La­combe, pour le re­pré­sen­ter à cette grande ma­ni­fes­ta­tion, en com­pa­gnie des autres dé­pu­tés de l’Ou­taouais, Ma­thieu Lé­vesque et Ro­bert Bus­sière. Ex-pré­sident de l’as­so­cia­tion des étu­diants du col­lège La Ci­té, di­plô­mé de l’Uni­ver­si­té d’Ot­ta­wa et an­cien em­ployé de ra­dios com­mu­nau­taires à Ot­ta­wa et à Hearst, Ma­thieu La­combe s’est dit per­son­nel­le­ment tou­ché par le com­bat fran­co-on­ta­rien. « Les par­le­men­taires ont en­voyé un mes­sage non par­ti­san. L’As­sem­blée na­tio­nale a vo­té à l’una­ni­mi­té pour qu’on ap­puie ce com­bat. Ce ma­tin, j’étais tel­le­ment fier de voir le dra­peau fran­co-on­ta­rien flot­ter sur l’As­sem­blée na­tio­nale, à cô­té de ce­lui du Qué­bec. Je trouve que c’est un sym­bole tel­le­ment fort. » L’op­po­si­tion of­fi­cielle à Qué­bec, le Par­ti li­bé­ral du Qué­bec (PLQ), avait éga­le­ment de nom­breux re­pré­sen­tants soit les dé­pu­tés de la ré­gion, Ma­ryse Gau­dreault et An­dré For­tin, en plus d’ex-mi­nistres comme Ch­ris­tine St-Pierre, Kath­leen Weil, Do­mi­nique An­glade et Gaé­tan Bar­rette. Le chef in­té­ri­maire du PLQ, Pierre Ar­cand, était éga­le­ment du lot.

« Je fais par­tie d’une for­ma­tion po­li­tique qui a tou­jours dé­fen­du la mi­no­ri­té an­glo­phone au Qué­bec et ce que l’on de­mande, c’est que la mi­no­ri­té fran­co­phone en On­ta­rio soit dé­fen­due, chers amis », a-t-il lan­cé à la foule.

La dé­pu­tée fé­dé­rale d’Ahunt­sic-Car­tier­ville et mi­nistre des Langues of­fi­cielles et de la Fran­co­pho­nie, Mé­la­nie Jo­ly, a quant à elle in­sis­té sur le ca­rac­tère his­to­rique de cette mo­bi­li­sa­tion, in­vi­tant au pas­sage ceux qui sou­haitent mi­ner les droits des mi­no­ri­tés lin­guis­tiques à « re­tour­ner voir leurs livres d’his­toire ».

« Ce qu’on fait au­jourd’hui, c’est dé­fendre une vi­sion de notre pays. Une vi­sion qui fait en sorte que les fran­co­phones ont leur place de­puis 151 ans, a dé­cla­ré Mme Jo­ly. À tra­vers le pays, au­jourd’hui, on est tous Fran­co-On­ta­riens! » Le Fran­co-Al­ber­tain Jean John­son, pré­sident de la Fé­dé­ra­tion des com­mu­nau­tés fran­co­phones et aca­dienne du Ca­na­da, a te­nu à re­mer­cier les Fran­co-On­ta­riens de se te­nir de­bout de­vant l’af­front du gou­ver­ne­ment Ford.

« Ce qui se passe ici a une in­ci­dence chez nous, en Aca­die, dans l’Ouest et dans le Nord. Le ral­lie­ment, le geste que vous po­sez au­jourd’hui est im­por­tant. C’est un mes­sage qui est li­vré à l’en­semble de nos dé­ci­deurs des gou­ver­ne­ments pro­vin­ciaux, ter­ri­to­riaux et fé­dé­ral. »

Des ap­puis d'un océans à l'autre. (Pho­to du jour­nal Le Droit)

Mo­bi­li­sa­tion monstre à Ot­ta­wa (pho­to Le Droit).

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