Quand les fos­siles de­viennent oeuvres d’art

Le Gaboteur - - Science -

Mis­ta­ken Point n’in­té­resse pas que les pa­léon­to­logues et bio­lo­gistes. Les fos­siles de la pointe sud de la pé­nin­sule d’Avalon ins­pirent aus­si des oeuvres d’art. Dans son tra­vail tex­tile, l’ar­tiste Kel­ly Jane Bru­ton en pro­pose ain­si une ré­in­ter­pré­ta­tion ar­tis­tique.

« À Mis­ta­ken point, une fine et dé­li­cate couche de cendres a pré­ser­vé avec soin cette com­mu­nau­té d’être vi­vants des grandes pro­fon­deurs. Cette couche pro­tec­trice, ce tex­tile ul­time, cette peau, a en­flam­mé mon émer­veille­ment et mes re­cherches

[...]. J’ai choi­si des tech­niques tex­tiles qui imitent les pro­ces­sus géo­lo­giques qui ont for­mé cette terre. Cou­per à tra­vers et ex­traire, c’est l’éro­sion, mettre des couches, c’est le dé­pôt, ré­sis­ter et re­lier, c’est la fos­si­li­sa­tion, ef­fi­ler, c’est la dé­com­po­si­tion », ex­plique Kel­ly Jane Bru­ton.

« Comme des couches de pen­sée, je construis la sur­face de mes oeuvres tex­tiles en des­si­nant, cou­sant, pei­gnant et dé­ver­sant pour in­vi­ter le tis­su à prendre forme et à gar­der la trace de mon pro­ces­sus ar­tis­tique tout comme la terre garde la trace du pas­sage du temps », dit aus­si l’ar­tiste vi­suelle.

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