Fron­tier Un ca­mion plein de four­rures pour

FRAN­ÇOIS SE­NÉ­CAL ET JULIE RAY­MOND, DEUX HA­BI­TANTS DE TRI­NI­TY D’ORI­GINE QUÉ­BÉ­COISE, ÉTAIENT RES­PON­SABLES DES AC­CES­SOIRES DE LA PRE­MIÈRE SAI­SON DE LA SÉ­RIE FRON­TIER, DIF­FU­SÉE SUR NET­FLIX. TÉMOIGNAGE, ENTRE FOUR­RURES, COU­TEAUX, TRA­VAIL DU CUIR ET ARMES À FEU

Le Gaboteur - - Télévision -  Un texte de Aude Pi­doux 

«Àla fin du tour­nage des six pre­miers épi­sodes de Fron­tier, on connais­sait tout ce qui concer­nait la baie d’Hud­son dans les an­nées 1780, jus­qu’aux four­chettes que les gens uti­li­saient et aux ra­goûts qu’ils man­geaient », sou­rient Julie Ray­mond et Fran­çois Se­né­cal. L’ac­tion de Fron­tier se si­tue à la fin du 18e siècle, alors que le com­merce de la four­rure bat son plein au­tour de la baie d’Hud­son. Le tour­nage s’est conclu à Ter­re­Neuve il y a quelques mois.

«Comme il s’agit d’une sé­rie his­to­rique, on ne pou­vait pas al­ler ma­ga­si­ner chez Wal­mart. Nous avons fait ve­nir de Mon­tréal quatre conte­neurs rem­plis de ma­té­riel», ra­conte Julie Ray­mond, qui était res­pon­sable d’ache­ter les ac­ces­soires né­ces­saires. «Nous avons aus­si dû fa­bri­quer beau­coup d’ob­jets qu’on ne trou­vait pas ici. Il était sou­vent plus ra­pide de fa­bri­quer un ob­jet nous-mêmes que de le faire ve­nir.»

Du vieux cuir tout neuf

Julie Ray­mond et Fran­çois Se­né­cal ont ain­si beau­coup tra­vaillé le cuir, qu’ils ont en­suite sa­blé, co­gné, ou mar­te­lé pour lui confé­rer un as­pect pa­ti­né. «J’avais les mains dé­truites», rit Julie Ray­mond. Un ca­mion Fe­dex plein de four­rures a aus­si dû être dé­pê­ché à St. John’s. Et, comme ça ne suf­fi­sait tou­jours pas – il est vrai­ment beau­coup ques­tion de four­rures dans la sé­rie, Julie Ray­mond a ré­cu­pé­ré de vieux man­teaux à Va­lue Vil­lage, en vraie et en fausse four­rure.

Les cou­teaux et les fu­sils ont vite tour­né au casse-tête pour Fran­çois Se­né­cal, qui oeu­vrait en tant que chef ac­ces­soi­riste. «Il était très im­por­tant que tous les fu­sils et cou­teaux soient, bien sûr, d’époque, mais aus­si qu’ils cor­res­pondent à l’ori­gine de leurs pro­prié­taires. Se­lon leur pays d’ori­gine, les gens n’uti­li­saient pas les mêmes mo­dèles. » Fran­çois Se­né­cal de­vait en plus as­su­rer la sécurité des armes à feu. «Les per­son­nages de la sé­rie font un grand usage de poudre noire, dont la ma­ni­pu­la­tion, dan­ge­reuse, était réa­li­sée sous la su­per­vi­sion de l’ar­mu­rier John Ka­va­nagh. Dans les scènes où elle n’ap­pa­raît que vi­suel­le­ment, nous l’avons rem­pla­cée par des graines de pa­vot.»

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