LE NOU­VEAU DÉ­FI DE BIAN­CA LONGPRÉ

Bian­ca Longpré donne des spec­tacles chaque se­maine, écrit un deuxième livre et pro­duit un ma­ga­zine, mais c’est seule­ment de­puis qu’elle est ani­ma­trice à QUB ra­dio qu’elle a l’im­pres­sion d’avoir un mé­tier, au sens concret du terme.

Le Journal de Montreal - Weekend - - SOMMAIRE - MA­RIE-JO­SÉE R. ROY

LÉ­GER ET AMU­SANT

« Je ne me sou­viens même pas c’était quand, la der­nière fois que j’avais une “vraie job”, pour la­quelle je de­vais me rendre quelque part, a ba­di­né l’hu­mo­riste en en­tre­vue avec l’Agence QMI. Je suis ha­bi­tuée à être en spec­tacle du jeu­di au sa­me­di ; le reste du temps, je tra­vaille de chez moi, en leg­gings de chats ! Main­te­nant, je porte des leg­gings de chats… mais à la sta­tion ! (rires) La ra­dio, je me sens à l’aise là-de­dans, mais le prin­ci­pal dé­fi, c’est de m’y rendre tous les jours. »

Celle qu’on connaît dé­sor­mais sous le pseu­do­nyme « Mère or­di­naire » est fi­dèle au ren­dez-vous, du lun­di au ven­dre­di, de 11 h à 12 h, sur QUB, dans une émis­sion ti­trée de son sur­nom.

En ondes de­puis moins d’un mois, sa tri­bune quo­ti­dienne a dé­jà fait ja­ser, no­tam­ment lorsque Ri­chard Mar­ti­neau s’est in­tro­duit le 1er no­vembre en stu­dio pour les ta­qui­ner, son in­vi­tée – une re­pré­sen­tante de pro­duits éro­tiques – et elle, à pro­pos d’un jouet sexuel qui, a-t-il plai­san­té, me­na­çait sa mas­cu­li­ni­té.

Et c’est exac­te­ment le ton que Bian­ca Longpré sou­haite don­ner à ses échanges de fin d’avant-mi­di : lé­ger et amu­sant. « C’est du di­ver­tis­se­ment que je fais, a in­di­qué Bian­ca Longpré. Mon tra­vail, c’est d’avoir du plai­sir ! Et ça me per­met d’élar­gir mon pu­blic, parce qu’il y a beau­coup de gens qui pensent que Mère or­di­naire, c’est seule­ment sur Fa­ce­book. »

DEUXIÈME SPEC­TACLE

Bian­ca Longpré a suf­fi­sam­ment com­men­té l’ac­tua­li­té sur di­verses vi­trines, il y a quelques an­nées, pour être en me­sure de dé­cré­ter, au­jourd’hui, qu’elle ne veut plus oeu­vrer dans ce cré­neau.

« À un mo­ment don­né, faire de l’opi­nion, je me suis mise à trou­ver ça tel­le­ment lourd ! Moi, dans la vie, je ne suis pas quel­qu’un qui chiale et qui est de mau­vaise hu­meur. Avec mon conjoint [Fran­çois Mas­si­cotte], on a tout le temps du plai­sir. Faire des blagues et être ras­sem­bleuse, ça me cor­res­pond plus que de di­vi­ser avec des opi­nions. Même si je ne suis pas d’ac­cord avec quel­qu’un sur l’édu­ca­tion, par exemple, je n’ai plus le goût de m’obs­ti­ner. Ça ne me tente plus. J’ai trois en­fants, je suis fa­ti­guée, j’ai le goût d’avoir du fun ! »

Sur scène, sa tour­née Mère or­di­naire – qui est bien un one-wo­man-show et non une confé­rence, elle doit en­core sou­vent le pré­ci­ser – va bon train. Bian­ca com­mence dé­jà à je­ter les bases de son deuxième spec­tacle, qui de­vrait voir le jour à l’au­tomne 2019.

« Je vais avoir fait 150 re­pré­sen­ta­tions en un an et de­mi. Ça va être as­sez ! », a plai­san­té celle qui de­vrait aus­si lan­cer son deuxième bou­quin dans moins d’un an.

PHO­TO PIERRE-PAUL POU­LIN

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