CRI­TIQUE CU­LI­NAIRE DANS EN TOUT CAS

Em­ma­nuel Bi­lo­deau cam­pe­ra un per­son­nage épi­so­dique dans la deuxième sai­son de la sé­rie En tout cas, que TVA pré­sen­te­ra à comp­ter du lun­di 7 jan­vier pro­chain.

Le Journal de Montreal - Weekend - - WEEKEND - MA­RIE-JO­SÉE R. ROY Agence QMI PHOTO AGENCE QMI, TOMA ICZKOVITS

Il se glis­se­ra dans la peau d’un cri­tique cu­li­naire « re­dou­table et re­dou­té », qui cau­se­ra quelques maux de tête à Ch­loé (Anne-Éli­sa­beth Bos­sé). Son nou­veau res­tau­rant à peine ou­vert, celle-ci crain­dra la mau­vaise pu­bli­ci­té que le drôle de moi­neau pour­rait lui in­fli­ger s’il était in­sa­tis­fait de sa table.

« Il de­vait être beau­coup plus im­por­tant au dé­part, mais vu les contraintes de tour­nage, ça s’est ré­duit un peu, a ex­pli­qué Em­ma­nuel Bi­lo­deau, ren­con­tré dans les dé­cors de la co­mé­die, le mois der­nier. C’est un cri­tique cu­li­naire dé­tes­table, bi­zarre, qu’on aime haïr. Il écrit dans un ma­ga­zine in­fluent et a beau­coup de pou­voir sur l’ave­nir des res­tau­rants sur les­quels il tombe. »

Bi­lo­deau pré­cise que l’homme en ques­tion cache un se­cret qu’on pour­rait dé­cou­vrir dans une éven­tuelle troi­sième sai­son d’En tout cas, qui n’est tou­jours pas confir­mée pour le mo­ment.

En at­ten­dant, son pas­sage dans l’émis­sion, qui n’a né­ces­si­té que deux jours de tour­nage, re­lève de l’ap­pa­ri­tion éclair da­van­tage que du rôle ré­cur­rent.

« Mais j’ai ac­cep­té avec grand bon­heur, parce que la sé­rie est belle. J’adore An­neÉ­li­sa­beth Bos­sé, c’est une bonne amie de ma blonde [Édith Co­chrane, NDLR], Guy­laine Trem­blay aus­si. C’est un pe­tit

ca­méo vrai­ment sym­pa­thique », a dé­taillé Em­ma­nuel Bi­lo­deau.

PRO­JETS D’ÉCRI­TURE

Heu­reux de re­nouer avec son mé­tier de co­mé­dien après la tour­née de son pre­mier spec­tacle so­lo en tant qu’hu­mo­riste, le One Ma­nu Show, dont il a don­né 200 re­pré­sen­ta­tions entre 2014 et 2017, Em­ma­nuel Bi­lo­deau compte se consa­crer es­sen­tiel­le­ment au jeu pour au moins deux ans, avance-t-il. Il dit avoir été « res­sour­cé et éner­gi­sé » par son re­tour sur les planches dans Os­lo, au Théâtre Jean-Du­ceppe, plus tôt cet au­tomne.

« Je suis vrai­ment in­té­res­sé à re­de­ve­nir un ac­teur pour les pro­chaines an­nées. J’en ai be­soin, j’aime trop jouer. »

Ce qui n’em­pêche pas l’ar­tiste de 54 ans d’amor­cer d’autres pro­jets à gauche et à droite. Avec sa conjointe, Édith Co­chrane, et un couple d’amis, Fran­çois Pé­lo­quin et Sa­rah Lévesque, il tra­vaille à l’écri­ture d’une sé­rie té­lé­vi­sée, à la­quelle un pro­duc­teur se­rait dé­jà in­té­res­sé. Mais Em­ma­nuel Bi­lo­deau re­fuse de dé­voi­ler le su­jet de l’oeuvre et l’iden­ti­té des autres créa­teurs qui y sont as­so­ciés.

« C’est seule­ment en écri­ture, même pas en dé­ve­lop­pe­ment », a-t-il dé­cla­ré pour ex­pli­quer son si­lence.

Sans stress, le co­mique en lui com­mence éga­le­ment à son­ger aux textes de son pro­chain spec­tacle so­lo, mais ne pré­voit pas lan­cer ce­lui-ci à brève échéance.

« Je suis en train d’écrire un nu­mé­ro, mais je ne me mets au­cune pres­sion pour l’ins­tant. Je n’ai pas de pro­duc­teur, pas de date. C’est juste pour le plai­sir. Je vais par­fois ro­der par-ci, par-là. Un jour, ça se­ra un pro­jet plus concret. »

HOM­MAGE À BER­NARD LAN­DRY

C’était jour des fu­né­railles d’État de Ber­nard Lan­dry lorsque les mé­dias ont été in­vi­tés sur le pla­teau d’En tout cas, à la mi-no­vembre. Em­ma­nuel Bi­lo­deau, qui a bien connu le po­li­ti­cien, était d’ailleurs dé­çu de ne pou­voir as­sis­ter à la cérémonie.

« J’ai as­sez bien connu Ber­nard Lan­dry en 1985, a re­la­té ce­lui qui a ter­mi­né son Bar­reau et qui fut ja­dis jour­na­liste. J’ai tra­vaillé pour lui dans son ca­bi­net. Il m’avait en­ga­gé parce que j’avais fait un tra­vail sur le libre-échange quand j’étais étu­diant en droit ; j’étais al­lé le ren­con­trer et il m’avait em­bau­ché après avoir lu mon tra­vail. J’ai été son sta­giaire pen­dant tout un été, comme as­sis­tant de l’at­ta­ché de presse. »

« J’ai eu beau­coup de peine quand j’ai su qu’il était dé­cé­dé. Je l’ai­mais beau­coup. Je res­pec­tais énor­mé­ment sa tête, il avait un es­prit clair­voyant, il était cul­ti­vé, en­ga­gé, fi­dèle au Qué­bec », a conclu Em­ma­nuel Bi­lo­deau, qui a in­ter­pré­té Re­né Lévesque au pe­tit écran en 2004.

EM­MA­NUEL BI­LO­DEAU

Newspapers in French

Newspapers from Canada

© PressReader. All rights reserved.