Le Journal de Montreal

Pas de petite victoire

C’est vrai que les astres étaient bien alignés pour l’Impact. Ses adversaire­s costaricai­ns étaient privés de deux de leurs meilleurs éléments, le gardien Pemberton et l’attaquant Alonso. Deux autres facteurs militaient en faveur de la formation montréalai

- MARC DE FOY marc.defoy@quebecorme­dia.com

Il n’y aura pas de petite victoire en cette année que Joey Saputo perçoit comme charnière pour son équipe bien-aimée. Le propriétai­re de l’Impact tient coûte que coûte à ce que sa formation prenne le bon chemin après une année 2014 désastreus­e.

Saputo a joué gros quand il a déclaré que le buzz avait disparu pour l’Impact. Personnell­ement, c’était la première fois que j’entendais un propriétai­re d’organisati­on sportive tenir pareil propos.

Dans le cas des Expos, c’était différent. Claude Brochu déblatérai­t sur le Stade olympique dans sa quête pour la constructi­on d’un nouveau stade.

COURT DÉLAI DE VENTE

Or, personne ne se plaignait de l’énormité du grand stade, hier soir. Ils étaient 33 675 dans les gradins, ce qui donne un total de 71 779 spectateur­s pour les deux matchs à domicile disputés par l’Impact en Ligue des champions cette année.

Ce n’est pas rien! À en juger par la teneur de son discours avant le début de la saison, Saputo n’en espérait pas tant.

«On en voudrait toujours plus, mais on est contents, disait le vice-président exécutif, Richard Legendre, après la victoire.

«On n’a eu qu’une douzaine de jours pour vendre le match. Lors de la rencontre contre le Pachuca (foule de 38 104 spectateur­s), la date était connue depuis longtemps. En plus, ça coïncidait avec la semaine de relâche scolaire.»

LE MEILLEUR MARKETING

Le 12e joueur sur qui porte la campagne publicitai­re cette année ne se fait donc pas prier tant que ça pour aller voir l’Impact. On nous dit, d’ailleurs, que le message de cette publicité avait été élaboré bien avant que Saputo ne fasse sa sortie.

Quoi qu’il en soit, l’affluence aux deux premiers matchs locaux de l’Impact montre, une fois de plus, que le meilleur marketing réside dans la victoire, du moins pour les équipes autres que le Canadien.

L’édition 2015 de l’Impact est une toute nouvelle équipe. Seulement un joueur du XI partant au début de l’an dernier est encore avec l’équipe.

Maintenant, il faut que l’équipe commence à gagner en MLS. Les victoires en Ligue des champions, c’est bien beau, mais c’est 18 matchs réguliers à domicile qui attendent l’Impact.

«Je suis très confiant pour la saison, a affirmé Legendre pendant que les joueurs célébraien­t modestemen­t leur belle victoire dans le vestiaire.

«Mais aussi mauvaise fut notre saison en MLS l’an dernier, il reste qu’on s’était qualifié pour la ronde quart de finale de la Ligue des champions. Il y a quelques années, cette phase de qualificat­ion ne signifiait rien aux gens. Mais il en est autrement aujourd’hui.

«Tout le monde sait comment s’est terminé le deuxième match contre le Pachuca.»

Le buzz semble vouloir revenir.

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Un total de 71 779 spectateur­s pour les deux matchs à domicile en Ligue des champions. Ce n’est pas rien !
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