20 scènes de l’his­toire de Jim­my cour­noyer

Le Journal de Montreal - - ACTUALITÉS -

1 Né à La­val en oc­tobre 1979. 2 Dé­crit par ses amis comme «po­li, res­pec­tueux et gé­né­reux». 3 À 16 ans, il dé­croche de l’école pour s’oc­cu­per de sa mère dé­pres­sive et de son frère Joey après que leur père, un en­tre­pre­neur en construc­tion, les a aban­don­nés. Ils quittent leur mai­son cos­sue pour al­ler vivre dans un quatre et de­mi. 4 En août 1998, à 18 ans, il est ar­rê­té dans son ap­par­te­ment de La­val avec 11 plants de ma­ri­jua­na et il écope d’une amende. 5 Dès 2002, son ré­seau ex­porte chaque se­maine plus de 50 kg de ma­ri­jua­na à la fa­mille ma­fieuse Bo­nan­no, à New York. Avec l’aide des Hells An­gels, la drogue tra­verse la fron­tière à la ré­serve mo­hawk d’Ak­we­sasne, par ca­mion ou par ba­teau. 6 La vente de pot rap­porte quelque 100 000 $ en ar­gent li­quide par se­maine. 7 Entre 2005 et 2007, il se re­trouve der­rière les bar­reaux pour avoir cau­sé la mort d’un ami, Si­mon Bi­beau, en condui­sant sa Porsche Cayenne de fa­çon dan­ge­reuse, dans les Lau­ren­tides. 8 Li­bé­ré, Cour­noyer re­prend les rênes de son or­ga­ni­sa­tion alors qu’elle a une dette de 1,2 mil­lion $ en­vers les Hells après s’être fait dé­ro­ber une car­gai­son de pot. Se­lon la DEA, il a fait kid­nap­per et me­na­cer la conjointe du vo­leur, à Mon­tréal. La dette fut vite rem­bour­sée. 9 As­sis­té par la ma­fia mon­tréa­laise, «Cos­mo» ré­in­ves­tit des mil­lions de dol­lars de la vente de ma­ri­jua­na dans l’im­por­ta­tion au Ca­na­da de co­caïne ache­tée au puis­sant car­tel mexi­cain de Si­na­loa. 0 La DEA amé­ri­caine in­filtre son ré­seau et une de­mi-dou­zaine de ses col­la­bo­ra­teurs amassent des preuves contre lui pour le compte des po­li­ciers. ! Cour­noyer a une mai­son va­lant 800 000 $ à Saint-Sau­veur, fré­quente une man­ne­quin, vole à bord d’un jet pri­vé et roule au vo­lant d’une Bu­gat­ti Vey­ron de plus de 1 mil­lion $. @ En 2009, il cé­lèbre son 30e an­ni­ver­saire de nais­sance sur l’île es­pa­gnole d’Ibi­za. # Il compte par­mi ses amis le cham­pion du monde de l’UFC, Georges St-Pierre. L’ac­teur Leo­nar­do Di­Ca­prio était pré­sent à un de ses par­tys, ici en com­pa­gnie du frère de Jim­my, Joey Cour­noyer, au centre. En août 2010, la po­lice de La­val $ sai­sit 808 plants de pot et 45 kg de can­na­bis en plus d’ar­rê­ter le meilleur ami et ex-beau-frère de Cour­noyer, Ma­rio «Diego» Racine. Le 16 fé­vrier 2012, Cour­noyer dé­barque % d’un jet pri­vé à l’aé­ro­port de Cancún, au Mexique, quand une ving­taine de po­li­ciers ar­més lui mettent une ca­goule sur la tête et lui li­gotent pieds et poi­gnets, en vue de l’ex­tra­der de­vant la jus­tice amé­ri­caine. ? L’en­quête de la DEA mè­ne­ra à une cen­taine d’ar­res­ta­tions, de New York jus­qu’en Ca­li­for­nie, en plus de ses deux lieu­te­nants qué­bé­cois, Ma­rio Racine (à droite) et Pa­trick Pais­sé (à gauche). La po­lice a 11 M$, sai­si des di­zaines de ki­los de drogue et plu­sieurs armes à feu. & En mai 2013, Cour­noyer plaide cou­pable, sa­chant que ses crimes sont pas­sibles d’une peine mi­ni­male de 20 ans. «Ses co­ac­cu­sés ont dé­ci­dé de té­moi­gner pour la pour­suite en échange de peines ré­duites», se­lon son avo­cat. * En no­vembre 2013, le pro­cu­reur de la pour­suite amé­ri­caine char­gé du dos­sier de Cour­noyer, Me Ste­ven Tis­cione, dé­clare au Jour­nal que le caïd la­val­lois est «le plus gros tra­fi­quant de drogue ca­na­dien à avoir été tra­duit de­vant la jus­tice amé­ri­caine». Il ré­cla­me­ra au tri­bu­nal une peine de 30 ans de pé­ni­ten­cier contre lui. ( Le 27 mai 2014, le cham­pion de l’UFC Georges St-Pierre écrit au juge pour ré­cla­mer sa clé­mence à l’en­droit de son «grand ami», qui est «comme un frère» pour lui. «GSP» s’ex­cu­se­ra en­suite pu­bli­que­ment d’avoir com­mis cette «er­reur». ) Le 20 août 2014, Cour­noyer est condam­né à une peine de 27 ans d’in­car­cé­ra­tion.

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