Enragé du gui­don re­cher­ché

La po­lice pu­blie un por­trait-ro­bot du sus­pect afin de le re­trou­ver ra­pi­de­ment

Le Journal de Montreal - - LA UNE - FRÉDÉRIQUE GIGUÈRE Qui­conque pos­sède des in­for­ma­tions sur cet homme peut contac­ter de fa­çon confi­den­tielle la SQ en com­po­sant le 1 800 659-4264.

Un cy­cliste enragé qui a ta­bas­sé gra­tui­te­ment un au­to­mo­bi­liste de 76 ans à Sa­la­ber­ry-de-Val­ley­field est ac­ti­ve­ment re­cher­ché par la Sû­re­té du Qué­bec.

« J’ai des flash-back de moi à quatre pattes en train de man­ger une vo­lée par un homme qui me­nace de me tuer », a confié Richard Ma­jor, un re­trai­té du mi­lieu de la construc­tion vic­time d’une agres­sion il y a un peu plus de deux se­maines.

Une piste cy­clable est éri­gée le long du bou­le­vard du Havre, où vit le sep­tua­gé­naire. Il doit tou­jours être ex­trê­me­ment vi­gi­lant lors­qu’il quitte la mai­son ou qu’il y re­vient en voi­ture.

« Les cy­clistes ar­rivent tou­jours tel­le­ment vite, a-t-il dit. Je re­garde tou­jours de chaque cô­té, mais le temps que je re­tourne ma tête des fois il en ar­rive un que je n’avais pas vu. »

C’est exac­te­ment ce qui s’est pro­duit le 10 sep­tembre, alors que M. Ma­jor ren­trait chez lui après avoir pas­sé quelques heures à une ex­po­si­tion d’ar­ti­sa­nat.

Quelques se­condes après s’être sta­tion­né dans son en­trée de cour, un cy­cliste qui avait vrai­sem­bla­ble­ment dû frei­ner brus­que­ment pour évi­ter une col­li­sion est ve­nu as­sé­ner un pre­mier coup à l’ar­rière de sa voi­ture. Richard Ma­jor a ou­vert sa por­tière pour com­prendre ce qui ve­nait de se pro­duire, mais il n’a même pas eu le temps de se le­ver com­plè­te­ment.

VOU­LU LE TUER

« Je me suis re­trou­vé à quatre pattes au sol, a-t-il re­la­té. J’ai re­çu des coups au vi­sage, à la tête et dans les côtes. L’homme criait qu’il était père de trois en­fants et que j’avais vou­lu le tuer. Il était hystérique. »

Ce n’est que lors­qu’il a ou­vert son té­lé­phone pour contac­ter le 911 que son agres­seur a pris la fuite à bord de son vé­lo.

Richard Ma­jor n’a rien de cas­sé, mais on lui a pres­crit des an­ti­bio­tiques pour évi­ter que ses bles­sures s’in­fectent. Plus d’une se­maine après l’agres­sion, il avait tou­jours du mal à res­pi­rer en rai­son des coups qu’il avait re­çus dans les côtes.

Même s’il n’a pas de dé­sir de ven­geance envers l’homme qui l’a at­ta­qué, il es­père que la SQ le re­trou­ve­ra pour évi­ter qu’il fasse su­bir le même sort à quel­qu’un d’autre. En at­ten­dant, il ne peut s’em­pê­cher de re­voir l’hor­rible scène dans sa tête.

« J’ai des flash-back, c’est dif­fi­cile à ou­blier, a-t-il confié. Je vais peut-être de­voir al­ler me cher­cher de l’aide psy­cho­lo­gique. »

POR­TRAIT-RO­BOT

Les au­to­ri­tés ont dif­fu­sé hier un por­trait-ro­bot du sus­pect dans l’es­poir de le lo­ca­li­ser ra­pi­de­ment. Se­lon la des­crip­tion four­nie par la po­lice, il me­sure en­vi­ron 1,80 mètre (5 pi 11 po) et ar­bo­rait une barbe de quelques jours poivre et sel au mo­ment des faits. Il cir­cu­lait sur un vé­lo de course, por­tait un casque noir, des lu­nettes de so­leil noires, un maillot et des cuis­sards noir et blanc, a in­di­qué la Sû­re­té du Qué­bec.

Por­trait-ro­bot de la SQ

PHO­TOS PIERRE-PAUL POULIN

Richard Ma­jor a tou­jours trou­vé que la piste cy­clable, der­rière lui sur la pho­to, re­pré­sen­tait un danger pour les cy­clistes.

SUS­PECT

Newspapers in French

Newspapers from Canada

© PressReader. All rights reserved.