LES MOTS DITS

Pleut-il ?

Le Journal de Montreal - - JM JEUDI - PAR JACQUES LAFONTAINE jACquEs.lAfontAinE@quE­BE­Cor­mE­DiA.Com

La pluie qu’il y a eu ou qu’il y a eue ? Les par­ti­cipes pas­sés des verbes im­per­son­nels sont in­va­riables. Pleu­voir, ven­ter, fal­loir ne s’em­ploient qu’à la troi­sième per­sonne du sin­gu­lier avec le pro­nom il, qui ne dé­signe rien ni per­sonne. Ex. : Les ef­forts qu’il a fal­lu pour ar­ri­ver à ce ré­sul­tat. Le verbe avoir pré­cé­dé de y (y avoir) est consi­dé­ré comme un verbe im­per­son­nel. Ex. : La pluie qu’il y a eu a cau­sé des inon­da­tions. Re­tom­bons sur terre : « Je me suis dit ou je me suis dite », de­mande An­drée B. Quand « se dire » si­gni­fie « se dire à soi-même », le par­ti­cipe pas­sé dit de­meure in­va­riable puis­qu’il n’y a pas d’ob­jet di­rect de­vant le verbe. Ex. : Elle s’est dit qu’elle de­vrait chan­ger de dé­cor. Mais quand « se dire » a plu­tôt le sens de « se pré­tendre, se pré­sen­ter comme, », le pro­nom per­son­nel se de­vient un com­plé­ment di­rect avec le­quel s’ac­corde le par­ti­cipe pas­sé dit. Ex. : Elle s’est dite fa­ti­guée.

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