C’EST UN DÉ­PART !

La Rus­sie ac­cueille jus­qu’à la mi-juillet la plus im­por­tante com­pé­ti­tion pla­né­taire

Le Journal de Montreal - - SPORTS - DAVE LÉ­VESQUE

L’événement le plus at­ten­du du monde spor­tif se met en branle et pen­dant un mois, la pla­nète au­ra les yeux ri­vés sur la Rus­sie, où la Coupe du monde de soc­cer 2018 au­ra lieu.

C’est jus­te­ment la for­ma­tion russe qui lance le tour­noi en af­fron­tant l’Ara­bie saou­dite en le­ver de ri­deau, au­jourd’hui. Jus­qu’au 15 juillet, 32 équipes dis­pu­te­ront 64 matchs et avant même que le coup d’en­voi ne soit don­né, plu­sieurs as­pi­rants se pointent pour dé­lo­ger l’Al­le­magne, te­nante du titre.

LES ÉTOILES

On peut no­tam­ment pen­ser au Bré­sil, au Por­tu­gal, à l’Argentine et pour­quoi pas à la France, qui rêve de sou­le­ver la Coupe du monde au len­de­main de sa fête na­tio­nale. Ima­gi­nez un peu la fête sur la rue Saint-De­nis si ça de­vait ar­ri­ver !

Pour plu­sieurs joueurs étoiles, cette Coupe du monde re­vêt une im­por­tance toute par­ti­cu­lière. C’est le cas du Por­tu­gais Cris­tia­no Ro­nal­do et de l’Ar­gen­tin Lionel Mes­si.

Les deux joueurs, qui ri­va­lisent conti­nuel­le­ment pour le titre de meilleur joueur de leur gé­né­ra­tion, n’ont en­core ja­mais sou­le­vé le tro­phée le plus im­por­tant de leur sport et ils ne ra­jeu­nissent pas.

Bles­sé gra­ve­ment au dos de­vant ses par­ti­sans au Bré­sil, Ney­mar va vou­loir faire ou­blier la dé­con­ve­nue de sa for­ma­tion, qui avait bais­sé pa­villon 7 à 1 face à l’Al­le­magne lors de la de­mi-fi­nale de la Coupe du monde 2014. Voi­là un sou­ve­nir hon­teux à ef­fa­cer.

CONTRO­VERSES

Mais la Coupe du monde en Rus­sie, ce n’est pas que du soc­cer. Il y a aus­si une bonne dose de po­li­tique, comme c’est tou­jours le cas quand Vla­di­mir Pou­tine est dans le por­trait.

Il y a d’abord des soup­çons de cor- rup­tion quant à l’ob­ten­tion du tour­noi, mais ça, ce n’est pas un fait nou­veau dans l’univers de la FIFA.

On se ques­tionne aus­si sur le respect des droits hu­mains en Rus­sie, un pays qui n’a pas la meilleure feuille de route en la ma­tière. Il ne faut pas non plus né­gli­ger le ra­cisme la­tent de même que le non-respect des droits des membres de la com­mu­nau­té LGBTQ.

Et ça, c’est sans par­ler des dé­pas­se­ments de coûts pour l’or­ga­ni­sa­tion de la Coupe du monde, avec une fac­ture fi­nale qui avoi­sine les 10 mil­liards de dol­lars.

Et fi­na­le­ment, on peut aus­si pen­ser aux pro­blèmes de do­page qui ont mi­né le sport russe de­puis plu­sieurs an­nées, au point où les ath­lètes du pays n’ont pu re­pré­sen­ter leur pa­trie aux Jeux olym­piques de Pyeong­chang.

LA MLS BIEN RE­PRÉ­SEN­TÉE

Il y a de grands ab­sents à cette Coupe du monde, en com­men­çant par l’Ita­lie, qui ne s’est in­ex­pli­ca­ble­ment pas qua­li­fiée, de même que les Pays-Bas.

Les États-Unis ratent pour leur part le tour­noi pour la pre­mière fois de­puis 1986 après une phase de qua­li­fi­ca­tion dé­sas­treuse.

Les Amé­ri­cains peuvent trou­ver une cer­taine conso­la­tion dans le fait que 19 joueurs de la MLS, prin­ci­pa­le­ment des La­ti­no-Amé­ri­cains, vont re­pré­sen­ter leur pays à la com­pé­ti­tion.

Il y a éga­le­ment le pauvre Laurent Ci­man qui doit at­tendre de sa­voir si Vincent Kom­pa­ny se­ra en me­sure de jouer avant de sa­voir s’il por­te­ra le maillot de la Bel­gique... ou s’il ren­tre­ra à Los An­geles.

Mais n’ou­blions pas que si les Amé­ri­cains avaient fait le tra­vail et s’étaient qua­li­fiés, la re­pré­sen­ta­tion de la MLS au­rait été presque dou­blée et ça, c’est une bonne nou­velle pour le soc­cer nord-amé­ri­cain et sa pro­gres­sion.

PHO­TO AFP

La fièvre du soc­cer frap­pe­ra la pla­nète tout en­tière d’ici la mi-juillet, alors que 32 pays ba­taille­ront dans l’es­poir de sou­le­ver le tro­phée em­blé­ma­tique de la Coupe du monde, le 15 juillet à Mos­cou.

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