Le dé­compte vers Noël

Le Journal de Montreal - - POLITIQUE - MAXIM MAR­TIN maxim.mar­[email protected]­be­cor­me­dia.com

Ça y est, je suis de­dans. L’es­prit des fêtes vient de prendre pos­ses­sion de ma tête, et j’adore ! Du dé­but dé­cembre jus­qu’au jour de l’An, j’ai pas mal la men­ta­li­té d’un pe­tit-cul de 5 ans. Com­ment c’est dif­fé­rent du reste de l’an­née ? C’est que dans le temps de Noël, t’as le droit. En fait, ça de­vrait même être la norme pour tout le monde.

Le sa­pin est dé­co­ré de­puis di­manche der­nier et son odeur ma­gique en­va­hit la mai­son de­puis. Je sais pas si vous êtes comme moi, mais je me sur­prends chaque soir juste à le re­gar­der et, au­to­ma­ti­que­ment, j’ai le coeur qui se ré­chauffe. Si c’était juste de moi, il se­rait là à lon­gueur d’an­née, mais pas sûr qu’il va être aus­si beau en juillet.

Je trouve ça triste d’en­tendre des gens dire qu’ils ont per­du l’es­prit de Noël, que c’est plus comme avant.

De mon cô­té, c’est pro­ba­ble­ment une des choses que je me suis tou­jours pro­mis de gar­der en vie. J’adore cette in­no­cence en­core pré­sente chez moi en cette pé­riode de l’an­née.

Je compte les jours avant que Ciné-Ca­deau com­mence, et évi­dem­ment, je re­tourne m’as­seoir sur les ge­noux du père Noël chaque an­née.

POUR LES EN­FANTS

Soyons hon­nêtes, c’est la meilleure rai­son d’avoir des en­fants.

Les miens m’ont de­man­dé des cartes-ca­deaux.

Il y a un cô­té de moi qui trouve ça gé­nial, car je me dis moins de ma­ga­si­nage, mais en même temps, je le prends un peu per­son­nel, j’ai comme l’im­pres­sion qu’ils me disent : « On t’aime, pa­pa, mais on n’a au­cune confiance dans tes choix de ca­deaux. »

Ou en­core, c’est un signe très clair qu’ils sont trop gâ­tés et qu’il faut que j’ap­prenne à dire non le reste de l’an­née.

MA­GIE

Tout ça pour dire que les pro­chaines se­maines sont cen­sées être ma­giques.

Pour moi, le temps des Fêtes est jus­te­ment le mo­ment où le temps ra­len­tit, où plus tu t’ap­proches du 25 dé­cembre, plus tu de­vrais avoir un sou­rire sur le vi­sage qui s’agran­dit sans que tu t’en rendes compte.

En même temps, je trouve ça dom­mage de consta­ter, chaque an­née, qu’il y a de moins en moins de mai­sons dé­co­rées. D’en­tendre les gens par­ler de Noël comme si c’était un far­deau, de pla­ni­fier le 24 et le 25 comme si c’était un congrès des mal­heu­reux et des in­sa­tis­faits.

Je ne sais pas si c’est la lour­deur de notre so­cié­té qui cause cette fa­tigue, qui af­fecte notre en­vie de cé­lé­brer. Peut-être que dans le temps, on dé­co­rait plus juste parce que le voi­sin le fai­sait aus­si, mais quant à moi, on passe à cô­té d’une sa­crée belle thé­ra­pie.

Noël, c’est le temps idéal pour mettre un baume sur tout ce qui nous fait chi?%$#@ dans la vie.

LU­MIÈRE IN­TÉ­RIEURE

Lorsque vous ins­tal­lez les dé­co­ra­tions dans l’arbre, pour­quoi ne pas le dé­dier à une chose qui vous énerve, qui vous em­poi­sonne la vie ? Voyez ça comme une fa­çon d’éteindre un feu en al­lu­mant une nou­velle lu­mière.

On a 11 mois par an­née où l’on est confron­té à notre quo­ti­dien, on n’a pas à se sen­tir cou­pable d’en pas­ser un à y faire un doigt d’hon­neur. Et si vous le faites pas pour vous, faites-le pour le ti-cul à l’in­té­rieur de vous qui est beau­coup plus pré­sent que vous le pen­sez.

Pour moi, le temps des Fêtes est jus­te­ment le mo­ment où le temps ra­len­tit, où plus tu t’ap­proches du 25 dé­cembre, plus tu de­vrais avoir un sou­rire sur le vi­sage qui s’agran­dit sans que tu t’en rendes compte.

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