Chloé a en­core le feu sa­cré

La ca­dette des soeurs Du­four-La­pointe se sent d’at­taque en 2020

Le Journal de Montreal - - SPORTS - BE­NOÎT RIOUX

Un nou­veau vent de jeu­nesse souffle au vi­sage de la skieuse acro­ba­tique Chloé Du­four-La­pointe, qui dé­vale pour­tant les pentes du cir­cuit de la Coupe du monde de­puis plus d’une dou­zaine d’an­nées.

Après avoir vé­cu une grande pé­riode de re­mise en ques­tion, la mé­daillée d’ar­gent des Jeux olym­piques de Sot­chi, en 2014, semble avoir re­trou­vé le goût de se sur­pas­ser.

« Quand j’ai com­men­cé, c’était moi la plus jeune. Là, je m’en viens dans les plus vieilles, et dans ma tête ce n’est pas ça, mais je suis ren­due là », note l’ath­lète de 28 ans, qui se­ra en ac­tion avec l’élite mon­diale à Mont-Trem­blant, ce sa­me­di.

« Je dois uti­li­ser mon ex­pé­rience tout en con­ti­nuant d’évo­luer comme ath­lète. Je veux re­pous­ser mes li­mites. »

Chloé Du­four-La­pointe l’avoue d’em­blée, les der­nières an­nées ont été dif­fi­ciles. Sur le plan per­son­nel, il y a no­tam­ment la ma­la­die qui a frap­pé du­re­ment sa mère, puis la jeune femme s’est de­man­dé si l’heure n’était pas ve­nue pour elle de pas­ser à autre chose que le sport de com­pé­ti­tion.

« Dans les deux der­nières an­nées, ç’a été un peu dif­fi­cile pour moi men­ta­le­ment, ré­sume-t-elle. Là, je me sens da­van­tage moi-même. Je sens que j’ai évo­lué.

Dans ma tête, je suis jeune, mais quand tu com­pé­ti­tionnes sur le cir­cuit avec des bé­bés qui sont nés en 2000, tu te dis qu’on n’est pas à la même place, on a vrai­ment 10 ans de dif­fé­rence, de pour­suivre l’ath­lète. C’est cor­rect, ça me met au dé­fi et je ne res­te­rais pas dans mon sport si je ne conti­nuais plus à avan­cer. »

QUA­TRIÈMES JEUX OLYM­PIQUES ?

Ayant re­nou­ve­lé ses sauts, dont l’ajout no­table d’un cork en haut de piste, Chloé Du­four-La­pointe pré­fère ne pas trop se pro­je­ter dans l’ave­nir. Et son mot d’ordre pour 2020 : « in­no­va­tion ».

Si le plan fonc­tionne, elle son­ge­ra alors plus concrè­te­ment à une par­ti­ci­pa­tion aux Jeux olym­piques de Pékin.

« Les Jeux de 2022 re­pré­sentent un ob­jec­tif pour moi, avoue-t-elle. Par contre, j’es­saie d’y al­ler une an­née à la fois. J’ai vou­lu faire un cycle dif­fé­rent, me lais­ser l’op­por­tu­ni­té de dé­ci­der. Cette an­née, je la vois comme une an­née d’in­no­va­tion. Avec les nou­veaux sauts, je me vois aux pro­chains Jeux olym­piques ne pas faire les mêmes des­centes qu’à mes trois pre­miers Jeux. Et ça, c’est un gros plus pour moi. »

Après Van­cou­ver (2010), Sot­chi (2014) et Pyeongc­hang (2018), Chloé Du­four-La­pointe pour­rait en ef­fet par­ti­ci­per aux Jeux olym­piques pour la qua­trième fois, à Pékin, ce qui se­rait un bel ex­ploit.

« J’ai de l’ex­pé­rience, j’ai la force phy­sique et j’ai le men­tal, conclut-elle. Si je mets ces trois élé­ments-là en­semble, ça va faire des flam­mèches en Chine. »

EN METTRE PLEIN LA VUE

À court terme, Chloé ten­te­ra tout d’abord de pro­fi­ter du pro­chain week-end à Trem­blant pour ob­te­nir son meilleur ré­sul­tat de la sai­son après une 13e place à Ru­ka, en Fin­lande, et le hui­tième rang à Thai­woo, en Chine.

« Je me sens vrai­ment bien ces temps-ci, je pète le feu, dit-elle. Je sens que 2020 se­ra une bonne an­née pour moi. Je me re­trouve à un bon en­droit, au­tant phy­si­que­ment que men­ta­le­ment. J’ai juste en­vie de m’amu­ser et je veux que ça pa­raisse. Je veux don­ner un mau­dit bon show ! »

PHOTO D’ARCHIVES

Chloé Du­four-La­pointe es­père par­ti­ci­per aux Jeux olym­piques de 2022.

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