Un di­rect qui fait mal

Ca­mille Es­te­phan en­caisse dif­fi­ci­le­ment la dé­ci­sion de Kim Cla­vel de tour­ner le dos à Eye of the Ti­ger Ma­na­ge­ment

Le Journal de Montreal - - SPORTS - Ma­thieu Bou­lay MBou­layJDM ma­thieu.bou­lay @que­be­cor­me­dia.com

Le pro­mo­teur Ca­mille Es­te­phan est un homme oc­cu­pé par les temps qui courent sur­tout par des dos­siers qui se dé­roulent à l’ex­té­rieur du ring.

Le pre­mier concerne le dé­part de Kim Cla­vel qui a mis fin à son as­so­cia­tion avec son or­ga­ni­sa­tion sa­me­di der­nier. Le contrat de la boxeuse se ter­mi­nait à la fin de 2019.

« Ma grande dé­cep­tion dans ce dos­sier, c’est que son nom est ve­nu sur la table pour un com­bat d’en­ver­gure aux États-Unis, a sou­li­gné Es­te­phan. C’était conditionn­el à ce qu’elle l’ac­cepte. An­tho­nin (Dé­ca­rie) a ten­té de la joindre pen­dant 10 jours.

Ce qui me dé­çoit éga­le­ment, c’est que je n’ai pas re­çu un ap­pel ou un mes­sage texte de sa part. En même temps, c’est une grande sur­prise parce qu’on avait eu des dis­cus­sions pré­li­mi­naires pour un nou­veau contrat. Je crois, mal­gré tout, qu’on a fait du très bon tra­vail en­semble. On quitte sur une note po­si­tive et je lui sou­haite bonne chance. »

DÉ­CEP­TION MA­JEURE

Es­te­phan a in­ves­ti plu­sieurs mil­liers de dol­lars sur Cla­vel avec un sa­laire men­suel et les bourses de ses com­bats. De plus, la sym­pa­thique boxeuse a bé­né­fi­cié d’une belle vi­trine sur les ré­seaux de té­lé­vi­sion au cours des deux der­nières an­nées.

« Ce sont des choses qui ar­rivent et ce ne sont pas toutes les car­rières qui vont abou­tir, a ajou­té l’homme d’af­faires au su­jet de son in­ves­tis­se­ment.

On ne s’in­quiète pas trop parce qu’on a 24 boxeurs sous contrat. C’est une dé­cep­tion ma­jeure et ça me laisse un goût amer.

On l’a trai­té comme de la fa­mille. On ne mé­rite pas ce­la. Je crois que ça au­rait mé­ri­té un pe­tit mer­ci en per­sonne. »

Il a éga­le­ment pré­ci­sé que l’iden­ti­té de l’en­traî­neur ou le gym­nase où Cla­vel s’en­traî­nait n’était pas le noeud du pro­blème.

« Après la fin de notre as­so­cia­tion avec Sté­phan La­rouche, je n’ai plus en­ten­du par­ler de lui de la part de Da­nielle Bou­chard ou de Kim. Je pen­sais qu’on était ca­pables de faire la part des choses. »

COMME BER­GE­VIN

C’est bien connu qu’Es­te­phan aime avoir le contrôle sur les opé­ra­tions de son or­ga­ni­sa­tion. Il est au cou­rant de chaque dé­ci­sion de ses boxeurs, dont le choix de leurs en­traî­neurs. Pour illus­trer sa si­tua­tion, il a fait une com­pa­rai­son avec le ho­ckey.

« Je trouve qu’on fait un grand plat avec le fait que les boxeurs doivent choi­sir leurs en­traî­neurs. Si Marc Ber­ge­vin dé­ci­dait de lais­ser al­ler Claude Ju­lien, est-ce les joueurs qui dé­ci­de­raient ? Non, ce n’est pas eux qui dé­cident. On in­ves­tit, on veut bien faire les choses et ce se­ra tou­jours bien fait.

On a eu une fin d’an­née 2019 dif­fi­cile. On se­ra en­core plus mo­ti­vés. En 2020, les tigres fe­ront des ra­vages. »

Par ailleurs, Es­te­phan a an­non­cé que Ste­ven But­ler se­ra main­te­nant di­ri­gé par Mike Mof­fa. Ce n’est pas une sur­prise. La ru­meur cir­cu­lait de­puis sa dé­faite du 23 dé­cembre au Ja­pon. On s’at­tend à ce qu’il re­monte sur le ring en mars.

Pour ce qui est Yves Ulysse Jr, Es­te­phan sou­hai­te­rait aus­si qu’il soit en­traî­né par Mof­fa. Tou­te­fois, rien n’est fi­na­li­sé pour le mo­ment.

« C’est sûr qu’il y au­ra des chan­ge­ments, a confir­mé Es­te­phan. On va ap­puyer Ju­nior dans ses dé­ci­sions, car il a un contrat à long terme avec nous. Je suis ou­vert à ce qu’il ma­ga­sine un en­traî­neur, mais je sais qu’il a be­soin de quel­qu’un dans le gym­nase qui lui dise quoi faire. On de­vra être sur la même lon­gueur d’onde. »

PHO­TO D’AR­CHIVES, MARTIN CHE­VA­LIER

En pleine as­cen­sion de­puis deux ans, Kim Cla­vel a mis un terme à son as­so­cia­tion avec Eye of the Ti­ger Ma­na­ge­ment.

CA­MILLE ES­TE­PHAN Pro­mo­teur

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